Acte XIII : de l’art de voler la victimisation aux vraies victimes Le pouvoir répressif qui arrache des mains et des yeux pleurniche pour un tag

E&R
10/02/2019
05:31

Acte XIII : de l’art de voler la victimisation aux vraies victimes Le pouvoir répressif qui arrache des mains et des yeux pleurniche pour un tag

 

L’Acte XIII a montré déjà une chose : que les journalistes et les hommes politiques qui parlent à longueur de samedi d’« essoufflement » allaient s’essouffler avant les centaines de milliers de Gilets jaunes en lutte.

 

De ce côté-ci de la barrière, on est rassurés. Chaque manifestation réprimée dans la violence entretient le foyer de la prochaine manifestation. C’est une bûche de plus dans l’âtre du mécontentement national. Et les choses ne vont pas s’arranger toutes seules : le président élu par la propagande – autrement dit le mensonge – continue à faire sa promo personnelle en faisant croire à un grand débat dont tout le monde se fout.

 

Même sur BFM, la chaîne la plus soumise à la parole dominante, il est question de zapper ces retransmissions qui ne font pas d’audience. Dans le réel, c’est pas mieux : les prix augmentent dans les hypermarchés, et la grande distribution ne va sûrement pas répercuter ces hausses dans ce qu’elle paye aux producteurs qui la fournissent.

Alors, devant l’impasse, la violence ne résolvant rien (mais ça, on le savait déjà), on voit fleurir de petites ingénieries qui facilitent le travail de sape oligarchique contre les Gilets jaunes.
Un acteur connu résume la pensée de toute une élite avec une vulgarité qui va probablement lui coûter cher (en argent).

 

Un président d’Assemblée, personnage qui sent lui-même le souffre, voit sa prétendue maison d’habitation incendiée. Quand on voit les photos de sa baraque, pour un homme qui aime tant l’aisance, avec cette chaise d’enfant innocente posée au milieu du drame, on résiste difficilement aux assauts d’un doute légitime.

Mais c’est sur un plan politique moins personnel que le pouvoir mise actuellement : il s’agit d’opposer les nationalistes aux gauchistes dans le mouvement des GJ afin de le fracturer. L’introduction des casseurs, antifas et autres Black blocs dans les manifestations pacifiques des GJ permet au pouvoir de saloper la contestation sans se salir les mains.

À Lyon, la dernière campagne de presse anti-ultra droite a permis de créer un chaos au milieu de la manifestation. Plus il y a de violence interne, plus ça effraye le Français spectateur et plus ça fortifie Macron et ses maîtres. C’est vieux comme le monde du renseignement mais ça marche toujours.

 

Dans les médias qui leur sont acquis, les people commencent à sortir du bois de leur peur – le coup de Dubosc leur a foutu les pétoches – et commencent à jeter leur venin sur ces Français qui ne se tiennent pas bien et qui menacent la quiétude bourgeoise. La fausse gauche montre alors son vrai visage :