Finkielkraut casse le consensus : "Je n’aime pas le football féminin"

E&R
07/06/2019
16:47

Finkielkraut casse le consensus : "Je n’aime pas le football féminin"

Ce vendredi 7 juin 2019 est une date historique pour les femmes : c’est le premier match de la première Coupe du monde de football féminin, France/Corée du Sud. Le foot féminin, il y en a qui sont pour, d’autres qui sont contre. Cela ne change rien, cette discipline est bien partie, de plus en plus de filles y jouent, et l’équipe de France joue bien.

 

Les différences physiques ? Et alors, on ne met pas la Tchèque Marketa Vondrousova, en finale de Roland-Garros 2019 face à l’autrichien Dominic Thiem, qui est en train de faire très mal à Djokovic. Ne comparons que ce qui est comparable.

Si certains hommes dénigrent le foot féminin, certaines femmes – les traîtresses – s’y mettent à leur tour. Noémie Halioua, la bimbo sioniste, en a profité pour faire sa promo sur Twitter :

 

Elle fait écho à la sortie d’Alain Finkielkraut sur CNews face à Sonia Mabrouk, relayée par la très féministe Anne-Élisabeth Lemoine à la 10e seconde de son émission C à vous (France 5) :

Finky  : « J’aime pas le football féminin.

Mabrouk  : Comment ça ? Pourquoi ? Quelle différence ? Vous allez pas me faire une hiérarchie sur ce sujet aussi !

Finky  : C’est pas possible, et alors après on va faire le rugby féminin [ça existe déjà, NDLR] mais arrêtez l’égalité, l’égalité, bien sûr l’égalité, mais un peu de différences, si vous voulez, c’est très bien que les femmes jouent au football...

Mabrouk  : Mais vous le prenez avec condescendance !

Finky  : Je le prends pas avec condescendance mais ça ne me passionne pas, c’est pas comme ça que j’ai envie de voir les femmes !

Mabrouk  : Mais pourquoi, elles sont formidables !

Finky  : Tant mieux, et je souhaite la victoire de l’équipe de France et ce sera très bien qu’elle gagne son premier match contre la Corée du Sud mais je ne serai pas scotché devant ma télévision pour voir un mach de football féminin..

Mabrouk  : Vous avez tort. »

Pascal Praud, l’ex-commentateur sportif devenu animateur de débats truqués avec des chroniqueurs de fonds de tiroirs, l’homme aux 60 traces d’ADN dans le gosier selon Pierre-Emmanuel Barré, profite de l’occasion pour animer son très assoupi plateau quotidien. Il laisse Ivan Rioufol du Figaro (qui n’a pas mis l’ouverture de la Coupe du monde en une) tirer le coup-franc dans le mur féminin :

« Ce qu’on trouvait pittoresque dans les années 60 c’était la femme à barbe, maintenant ce n’est plus la femme à barbe c’est la femme footballeuse ! »

Évidemment, on ne peut pas empêcher les déconneurs machos de sortir ce genre de truc :

 

D’autres font des comparaisons plus politiques :

 

Fidèles à notre engagement national qui transcende toutes nos inclinations anticommunautaires et antiféministes, nous souhaitons la victoire à l’équipe de France.

Bonus : la photo qu’on n’a pas voulu mettre en une
pour ne pas envenimer le débat