La souffrance des Gilets jaunes est une victoire contre l’oligarchie et sa violence

E&R
11/02/2019
05:25:46

La souffrance des Gilets jaunes est une victoire contre l’oligarchie et sa violence

C’est à 1’56’20 qu’on entend les cris de l’homme qui a eu une main arrachée par une grenade de désencerclement lors de l’Acte XIII. Ceux qui ne veulent pas voir ces images n’ont qu’à pas cliquer sur la vidéo. Mais qu’ils sachent les effets de la terreur des employés zélés de la Banque qu’on appelle l’exécutif sur le peuple de France.

Il y a 22 mois, en avril 2017, les médias, dans un ensemble parfait, nous serinaient que c’était Macron ou le chaos. Aujourd’hui, en février 2019, c’est Macron et le chaos, Macron et les mains arrachées, Macron et les yeux crevés.

La répression de l’exécutif français a atteint un point de non retour. Nulle part en Europe les forces de l’ordre utilisent un arsenal qui provoque des blessures de guerre. Quand un Gilet jaune est blessé, on entend des « médic médic ! » comme si on était au Viêt Nam.

Certes, on n’est pas au Viêt Nam de 1968, mais la France de 2019 ressemble furieusement à un hôpital en plein air : en haut, des fous qui font tirer sur la foule, et en bas, un peuple décillé qui découvre la violence de l’oligarchie.

Si 64% des Français soutiennent « encore » – malgré toute la propagande – les GJ, c’est par respect pour ceux qui souffrent et qui souffrent pour toute la communauté. Même pour ceux qui ne se sentent pas Gilets jaunes, et qui ignorent ou feignent d’ignorer que les luttes sociales d’hier autorisent une vie moins dure aujourd’hui. Mais il y aura toujours des égoïstes et des profiteurs.

C’est par les blessures et les souffrances endurées qu’un peuple en résistance gagne. Ces blessures et souffrances sont la preuve d’un pouvoir inique, violent, décomplexé. Ce sont des blessures de victoire, d’une victoire morale, car si 20 GJ ont perdu une partie de leur vue, une majorité de Français ont retrouvé la leur : ils voient qui exercent leur violence contre des gens sans défense.

Dieudonné et Soral, à leur corps défendant, ont vécu et vivent encore la même violence du Système. Leur crédibilité a été renforcée par les souffrances endurées et la résistance qu’ils ont développée. S’il résiste, s’il résiste sous la grêle de coups, le peuple de France gagnera, car la victoire morale précède toujours la victoire politique. Ce n’est qu’une question de temps.

Les GJ ont déjà fait un grand bout de chemin en démontrant la dangerosité de la clique qui a fait main basse sur l’État. Malgré les apparences, c’est le plus violent et le plus injuste qui perd et celui qui souffre le plus qui gagne.
Il n’y a pas de victoire sans sacrifices.

Qu’on ne s’y trompe pas : ce sont bien Macron, Castaner et compagnie
en tenues de policiers qui frappent les Français à terre !