Pic de noyades : les parents surveillent plus leur portable que leur enfant

E&R
15/08/2019
07:06

Pic de noyades : les parents surveillent plus leur portable que leur enfant

Devant l’augmentation des interventions pour noyades cet été, notamment pendant les fortes chaleur, les pompiers avertissent les parents et appellent à la vigilance. De plus en plus absorbés par leur téléphone, de nombreux parents ne surveillent pas assez leurs enfants, avertissent les pompiers.

C’est un chiffre choc : en trois ans, entre 2015 et 2018, le nombre d’interventions pour des noyades a augmenté de 96%. Entre le 1er juin et le 30 septembre 2018, les secouristes sont intervenus 1 649 fois sur des cas de noyades dites accidentelles, un chiffre qui ne prend pas en compte les suicides. Un quart de ces interventions se sont soldées par un décès. Fin juillet, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner indiquait, en peine canicule, que les noyades étaient en augmentation de 30% par rapport à l’an dernier.

Si avec les fortes chaleurs, la tentation de se baigner, dans des lieux surveillés ou non, est grande, la surveillance des parents ou des proches ne suit pas toujours. « La vigilance est en baisse », constate le capitaine Éric Brocardi, porte-parole de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, qui donne ce chiffre alarmant à France Bleu ce mardi.

Le smartphone trop souvent en cause

En cause notamment, le manque de surveillance de certains parents, trop souvent absorbés par leur téléphone portable.

« Cet été, les parents sont souvent à la recherche de leurs enfants sur la plage », explique le capitaine Éric Brocardi, « ce qui peut avoir des conséquences dramatiques comme les noyades. On peut l’expliquer par le fait qu’il y a énormément de choses qui distraient les gens, notamment le téléphone portable. Aujourd’hui, le temps qu’on passe devant un écran, c’est parfois un temps qui suffit pour avoir un enfant qui s’échappe de notre surveillance », déplore le pompier. « Ce n’est pas parce qu’on a des sapeurs pompiers à proximité du littoral pour surveiller les plages que notre vigilance doit baisser », avertit-il.

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