Rap : « Blanka », dernier morceau de PNL, « J’attire des putes blanches aux sentiments noirs »

FDS
03/08/2019
05:05

Rap : « Blanka », dernier morceau de PNL, « J’attire des putes blanches aux sentiments noirs »

PNL (sigle de Peace N’ Lovés) est un groupe de rap français indépendant, composé de deux frères, Ademo et N.O.S (de leurs vrais noms Tarik et Nabil Andrieu), originaires de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes3.

PNL se distingue par un style musical décrit comme « cru, hypnotique et émouvant qui souffle un vent frais sur le rap français »: c’est le cloud rap, genre dont ils sont pionniers. Les deux rappeurs ont pour principaux thèmes l’argent, le trafic de stupéfiants, la famille et le sentiment de se différencier de la plupart des autres personnes. Cependant, les deux rappeurs ne font pas l’apologie du crime ou du trafic mais décrivent simplement le quotidien des quartiers avec fatalisme et une certaine mélancolie.

Paroles de la chanson « Blanka »

Igo, ils m’demandent tous de l’aide
Mais moi j’suis rien sans cette oseille
Je roule, que la peuf me balaie
Tordu, tordu par Corbeil
J’ai peur un peu pour moi, beaucoup pour toi
J’essaie de m’adoucir mais l’humain me rend noir
Il reste quelques gens biens, je garde espoir
J’serais pas le même sans les miens ou sans le noir
J’fais le tour de la pièce
La nuit j’fais le tour de la ville
Une gourde, j’fais le shlag quand cette putain de vie m’ennuie
Et si cette vie n’est pas bonne, j’la baiserai pas
J’veux pas être comme le roi
Je vaux mieux que ça
Nerveux comme équipe sans liquide
Recherche du bonheur, j’m’enfonce dans le vide
Le temps passe sur ton visage
Le chrono’ me fait mal au bide
J’vois le monde un peu à l’envers
J’attire des putes blanches aux sentiments noirs
J’ai les douilles, j’fais pas la catine
Bats les couilles si tu parles trop
C’est la rue qui t’abîme
Tu connais, faudra pas déconner
C’est AD qui taquine
Coco joue pas le kéké, arrive comme Kaká
Un peu survolté, un dos louche comme Blanka
Sous Jamaïca, j’sors un flow comme Sanka
J’mets ma casquette, elle me rappellera toujours
Ce temps où j’tenais les murs
J’adoucis le flow, le regard si dur
J’me suis détruit en construisant l’avenir des miens
J’me remets en question avec des larmes dans mon vin
J’disais « mon ombre, tu sais, tu devrais fuir »
À croire qu’elle savait ce que j’deviendrai à l’avenir
J’ai que des tics
À l’odeur de l’argent (j’comptais)
J’me cache, j’compte cash
Le cash dans la chambre
Comme avant, comme demain ou comme avant-hier
Rien ne change à part que j’suis encore plus vieux (putain d’sa mère)
J’suis toujours gang
À la trentaine, j’dis toujours bang
Elle se rappelle de mon coup de rein
Sur du triple chain gang (gang, gang, gang)
J’fume et puis je tractionne en pronation (en pronation)
J’sors ma bite dans les prolongations (prolongations)
J’suis serein dans ce corps en location
J’suis à cent pour cent de mes dix pour cent
Époque œil pour œil et bouche sur gland
Et j’passe aux verts en billets de cent
Cœur pas si blanc et j’prie pourtant
J’souris, j’ai le parfum du doré
Y’a très peu d’anges pour m’épauler
J’ai les douilles, j’fais pas la catine
Bats les couilles si tu parles trop
C’est la rue qui t’abîme
Tu connais, faudra pas déconner
C’est AD qui taquine
Coco joue pas le kéké, arrive comme Kaká
Un peu survolté, un dos louche comme Blanka
Sous Jamaïca, j’sors un flow comme Sanka

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