Spartan race : un exemple de dépassement pour notre élite moralement corrompue

E&R
11/07/2018
09:07

Spartan race : un exemple de dépassement pour notre élite moralement corrompue

Courir, sauter, porter, grimper, mais surtout souffrir, physiquement, mentalement. Les adeptes du Spartan race (la course des Spartiates) sont des durs à cuire. Entre le sport et la guerre, ils crapahutent sur les sentiers de montagne. Comme les adeptes du trail (course en montagne) vous allez nous dire, oui, sauf qu’ils portent des parpaings, des sacs de sable ou des rondins de bois. Vous voyez le genre.

Spartes était la ville-État qui mettait en avant les valeurs guerrières, une cité agressive qui a connu de nombreuses victoires sur les autres cités grecques. Malheureusement, si elle savait faire la guerre, elle n’a jamais pu faire la paix, et toutes ses possessions ont dépéri avec elle, et l’ont achevée. La Spartan race 2017 a un petit air de 300...

Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas parmi ces participants les donneurs de leçons professionnels qui nous imposent leur présence du type Abel Mestre, Pierre Ménès, Claude Askolovitch, Frédéric Haziza, Bruno Roger-Petit ou Serge Kalifat. Les valeurs de courage, d’abnégation, de résistance sont l’apanage des hommes qui cherchent à se dépasser eux-mêmes, pas à écraser les autres. Certes, les Spartiates ne sont pas des tendres, mais leurs qualités mentales sont un exemple.

Il faut se rendre à l’évidence : les représentants de notre élite politique ou médiatique ne possèdent plus les qualités requises pour être des chefs, et des chefs respectés. Ils ont du pouvoir, mais pas d’autorité. C’est toute la différence entre l’autorité institutionnelle et l’autorité personnelle. Voilà pourquoi plus personne ou presque ne les respecte. Et cela tient aussi à leurs qualités morales, infiniment douteuses, et à l’origine de toutes les corruptions possibles. Inversement, allez essayer de corrompre un Spartiate...