Ukraine : des enregistrements audio révèlent la corruption de Porochenko par Biden

E&R
21/05/2020
01:10:45

Ukraine : des enregistrements audio révèlent la corruption de Porochenko par Biden

Le député ukrainien Andreï Derkatch vient de publier des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre Petro Porochenko, président de l’Ukraine au moment des enregistrements, et l’ancien vice-président américain Joe Biden, ainsi que l’ancien secrétaire d’État John Kerry.

S’il n’a pas confirmé leur authenticité, Porochenko a déclaré qu’il s’agissait là d’une « opération spéciale à grande échelle » lancée par un pro-russe « cinquième colonne » cherchant à détruire les relations de Kiev avec ses alliés à Washington.

Une enquête vient d’être ouverte en Ukraine contre Porochenko pour haute trahison et abus de pouvoir.

L’enseignant-chercheur Bruno Drewski revient sur l’implication de Joe Biden dans les affaires politiques ukrainiennes :

Les écoutes en version originale :

Retransciptions

Conversation entre John Kerry et Petro Porochenko du 3 décembre 2015

- Kerry : Mais avant que le Vice-président Biden vienne, je voudrais vous encourager à envisager s’il est possible de régler ce problème du remplacement du procureur général Chokine. Car, à mon avis, il a bloqué le processus de nettoyage du bureau du procureur général. Je sais que le Vice-président est très préoccupé par cette question. Je pense qu’il serait bien d’avoir une solution avant l’arrivée du Vice-président, si c’est possible. Et avoir une vue claire des mesures que nous allons prendre pour aller de l’avant.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko du 18 février 2016

- Biden : Allô, vous m’entendez, Petro ?

- Poroshenko : Oui, c’est mieux maintenant.

- Biden : Et moi aussi. Je suis désolé, vous avez dit quelque chose, mais j’ai tout raté.

- Porochenko : Oui. Tout d’abord, je suis très heureux de vous entendre. Deuxièmement, j‘apprécie vraiment que vous preniez du temps pour moi, même maintenant, au Minnesota. Mon rêve est d’être un jour au Minnesota avec vous.

- Biden (rit) : Je préférerais être avec vous maintenant plutôt qu’au Minnesota. Mais continuez.

- Porochenko : Troisièmement, j’ai des bonnes et des mauvaises nouvelles. Je commencerai par les bonnes nouvelles.

- Biden : Bien.

- Porochenko : Joe, j’ai une deuxième bonne nouvelle pour vous. Hier, j’ai rencontré le procureur général ukrainien Viktor Chokine. Et malgré l’absence d’accusations de corruption et d’informations concernant une quelconque inconduite, je lui ai expressément demandé – non c’était avant-hier – je lui ai expressément demandé de démissionner. De sa position d’officiel. Et malgré le fait qu’il a du soutien dans les organes gouvernementaux. À la fin de notre réunion, il m’a promis de démissionner. Et il y a une heure, il a apporté sa lettre de démission écrite.

- Biden : Super.

- Porochenko : C’est la deuxième étape dans le respect des engagements que j’ai pris.

- Biden : Je suis d‘accord.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko du 22 mars 2016

- Biden : Salutations, Monsieur le Président ! C’est Joe Biden. Comment allez-vous ?

- Porochenko : Très bien, vraiment. C’est un plaisir pour moi d’entendre votre voix à chaque fois.

- Biden : D’accord. Je suis sur Air Force Two, et je pense que nous resterons connectés. Nous venons juste de décoller et j’espère que cette connexion tiendra (l’enregistrement s’interrompt…) Dites-moi que vous avez un nouveau gouvernement et un nouveau procureur général. Je suis prêt à signer publiquement un milliard de dollars. Je ne suggère pas que c’est ce que vous voulez, ou non. Je dis juste que c’est ce que nous sommes prêts à faire. Et encore une fois, cela ne sera pas finalisé tant, que, vous le savez, les exigences du FMI ne sont pas satisfaites.

- Porochenko : Une très forte motivation. L’un des candidats possibles à ce poste était le chef de ma faction, Loutsenko, qui est une personnalité publique. Mais si vous pensez qu’une personne politiquement motivée n’est pas tout à fait appropriée, je retirerai ma proposition. Personne ne sait ce que je vais offrir ce poste à Loutsenko. Dans ce cas, j’exclurai tous les candidats à motivation politique de ce processus.

- Biden : Très bien écoutez, laissez-moi, après avoir terminé cette conversation, réunir mon équipe et discuter de ce dont vous et moi venons de parler. Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il y a urgence dans cette affaire.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 13 mai 2016

- Biden : Monsieur le Président, c’est Joe Biden. Comment allez-vous ?

- Porochenko : Très bien. Comme toujours, quand j’entends votre voix. Merci beaucoup.

- Biden : Vous travaillez très bien. Félicitations pour le nouveau procureur général. Je sais qu’il y a beaucoup de choses à faire, mais je pense que c’est bien. Je comprends qu vous travaillez avec la Rada dans les prochains jours pour faire voter les lois supplémentaires que le FMI exige. Mais veuillez accepter mes félicitations pour l’élection du nouveau procureur général. Il sera essentiel qu’il travaille rapidement pour réparer les dommages causés par Chokine.

Je suis un homme de parole, et maintenant qu’un nouveau procureur général a été nommé, nous pouvons aller de l’avant avec la signature d’un accord de prêt d’un milliard de dollars. Mais je ne sais pas comment vous voulez faire cela.

Je ne peux pas venir à Kiev de sitôt, je veux dire d’ici un mois ou plus. Et je ne sais pas si vous pourriez le signer avec notre ambassadeur. Ou vous pourriez venir ici et nous pourrions signer l’accord. Ou si vous voulez, nous pouvons inviter Groïsman ici, je lui parlerai plus tard dans la matinée. Nous ne l’invitons pas à Washington dans ce but. Donc je vous laisse décider quand et comment vous voulez le faire.

- Porochenko : Tout d’abord, je vous remercie pour vos paroles de soutien. Croyez-moi, c’était un défi difficile et un travail acharné. Les factions de Mme Timochenko et de M. Liachko ont essayé de l’empêcher. Nous avons donc non seulement voté pour le nouveau procureur général, ce que nous avons fait en peu de temps, en un jour nous avons changé la loi. Au fait, dans cette loi, nous avons présenté la nouvelle structure du bureau du procureur général, y compris l’Inspection générale, comme nous l’avions convenu avec vous.

Deuxièmement, j‘ai alors invité d’urgence Loutsenko et lui ai dit qu’il devait contacter votre ambassade. Je serai heureux si vous avez une personne précise, qui pourrait venir de Washington, ou autre.

Nous avons ici, je ne me souviens pas de son nom, un procureur américain d’origine ukrainienne, il est un peu vieux. J’ai envoyé son nom à Jeffrey. Il est prêt à venir et à être un assistant et un conseiller. Il a une bonne expérience du système américain, et il peut être une personne de confiance dans le nouveau système de poursuites. Je pense que c’est le meilleur moment pour le faire. Et s’il est toujours prêt à venir et à coopérer, dès la première étape, la toute première minute du travail du nouveau procureur général, c’est exactement ce que je veux.

- Biden : Laissez-moi contacter le ministère de la Justice, et continuer cela. Je vais obtenir son nom et découvrir qui il est. Car il est évidemment dans notre intérêt de fournir une assistance professionnelle le plus tôt possible afin de fixer le bon cap. Je vérifie tout de suite après notre entretien et je vous fais savoir ce que je peux faire.

- Porochenko : Absolument. Deuxièmement… Merci beaucoup, c’est exactement ce que je voulais. Ensuite, je tiens à vous remercier de m’avoir donné votre parole que dès que nous aurons modifié la loi et que j’aurai nommé un nouveau procureur général, ce sera Iouri Loutsenko, comme nous l’avons convenu lors de notre réunion de la semaine dernière à Washington, et lorsque ce sera le cas, nous pourrons obtenir cette garantie de prêt. Merci beaucoup.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 13 mai 2016

- Biden : Monsieur le Président, c’est Joe Biden. Comment allez-vous ?

- Porochenko : Très bien. Comme toujours, lorsque j’entends votre voix (l’enregistrement est interrompu…). Que faisons-nous maintenant ? Je pense qu’au cours des trois dernières semaines, nous avons fait des progrès vraiment significatifs dans le domaine des réformes. Nous avons voté pour l’augmentation des tarifs de 100 %, alors que le FMI n’en attendait que 75 %. Nous avons lancé une réforme des entreprises d’État. Nous lançons une réforme sur le coût des médicaments, en supprimant tous les obstacles.

- Biden : Vous avez fait beaucoup. Je suis d‘accord.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 18 février 2016

- Porochenko : Comme je m’y attendais, les factions « Patrie » et « Samopomitch » ont quitté la coalition. Et il reste moins de 226 vois dans la coalition. Donc nous n’avons pas de majorité. J’ai personnellement, avec le Premier ministre, invité le parti radical de Liachko à rejoindre la majorité, afin que nous puissions officiellement maintenir la légitimité. Mais nous n’avons pas de légitimité ni au Parlement ni dans la société.

- Biden : Donc, si j’ai bien compris, il y a une motion de censure contre le gouvernement. Vous avez bloquée cette motion de censure. Arseni est toujours là. Mais il y a un vote en faveur du paquet de réformes proposé par le gouvernement, et 247 voix se sont prononcées contre. Donc, pour ce qui est d’aller de l’avant et de mettre en œuvre des réformes supplémentaires et ce que vous avez à faire, vous n’avez pas de majorité au Parlement, il n’y a pas de coalition pour cela, n’est-ce pas ? C’est ce que vous me dites ?

- Porochenko : Non, pas vraiment. D’abord il y a eu un vote d’évaluation au Parlement. Et le Parlement a rendu une évaluation négative sur le travail du Cabinet des ministres. C’était le premier événement. Ce n’est pas immédiatement suivi de, ou signifie une démission urgente du gouvernement, mais simplement d’une évaluation politique de ses actions.

Puis, lorsque la motion de censure a été soumise au vote, je me suis organisé de manière à ce que ma faction et les autres factions n’aient pas assez de voix. Le Premier ministre a également joué un rôle dans cette affaire, bien sûr, mais j’ai bloqué la démission du gouvernement parce que je vous l’avais promis. Mais maintenant que deux des quatre factions ont quitté la coalition, nous n’avons plus la majorité au Parlement.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 19 février 2016

- Biden : Salut, Monsieur le Président !

- Porochenko : C’est bon de vous entendre, Monsieur le Vice-président !

- Biden : C’est bon de vous entendre. Au fait, vous savez, vous et moi en avons parlé beaucoup par le passé je pense, lundi c’est le deuxième anniversaire [du Maïdan]. N’oubliez pas que je compte sur vous pour être le père fondateur de l’Ukraine moderne.

- Porochenko : Merci, Joe. Je pense que ce message est très important. Je voudrais être plus précis. Nous ne doutons pas qu’il soit nécessaire de mettre en œuvre des réformes de manière intensive. Mais nous devons mettre en œuvre des réformes pour que les gens aient confiance en elles. Car si les gens ne font pas confiance aux réformes, elles ne peuvent pas être mises en œuvre. C’est le premier point. Deuxièmement, Joe, nous n’avons pas de majorité au Parlement. C’est l’élément clé.

- Biden : Vous avez une majorité avec le Parti radical ?

- Porochenko : J’ai 136 députés dans mon parti (ma faction), dont 16 sont prêts à rédiger des lettres pour quitter la coalition. Il a 81 députés, ce qui fait qu’ensemble, nous avons 201 voix et il nous manque plus de 20 voix. Que Liachko revienne ou non, nous n’aurons pas la majorité. C’est ça la situation.

- Biden : Dans ce cas, comment avez-vous fait passer les réformes cette semaine ?

- Porochenko : Répétez.

- Biden : Comment avez-vous fait passer les réformes concernant le FMI cette semaine ?

- Porochenko : J’ai personnellement demandé aux factions qui se retirent de la coalition, je veux dire « Samopomitch » et Timochenko, lors de réunions avec eux. Ils m’ont transmis le message suivant : « Grâce à la confiance en vous, Monsieur le Président, nous avons voté pour l’adoption d’un certain nombre de lois concernant le FMI, le régime sans visa et la lutte contre la corruption, mais nous ne voterons pas à cause de la personnalité du Premier ministre ». C’est leur message. C’est pourquoi je suis heureux que nous soyons assez forts, courageux et chanceux pour effectuer de tels changements maintenant.

Mais nous devons mener des négociations intensives pour trouver un moyen de ramener les factions au sein de la coalition. Mais on ne peut pas prétendre que tout va bien, tout le monde est heureux et nous avons une majorité au Parlement. Nous pouvons inviter d’autres forces politiques, mais elles ne communiquent qu’avec le langage de la corruption politique. Et je déteste l’idée, après le Maïdan, d’acheter des votes.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 22 mars 2016

- Biden : Je sais que vous travaillez dur pour cela, mais j’aimerais savoir quels sont vos derniers plans pour le nouveau gouvernement. J’ai entendu dans mon équipe que le gouvernement pourrait être dirigé par Groïsman, le président du Parlement, et aussi qu’il y a quelques jours, je ne suis pas sûr d’une date précise, mais tout récemment, sur une page Facebook, Jaresko a parlé d’envisager être Premier ministre avec le gouvernement technocrate. Et je sais que dans tous les cas, il faut 226 voix. Dites-moi, si vous le voulez, que se passe-t-il ?

- Porochenko : Ma priorité était d’éviter des élections anticipées. La nouvelle coalition ou la coalition restaurée devrait être pro-européenne et axée sur les réformes. « Samopomitch » a reçu ma proposition d’un gouvernement technocratique dirigé par Jaresko et de rejoindre la coalition. Parce que la raison de la crise politique est que trois factions (« Samopomitch », « Patrie » de Timochenko, et Liachko) ont quitté la coalition et qu’il ne reste que le Premier ministre et moi-même dans une minorité. J’ai invité « Samopomitch » et leur ai proposé soit de soutenir Jaresko, soit d’offrir leur chef comme nouveau Premier ministre.

Ils ont dit qu’ils sont prêts à… Ils ont pris le temps de réfléchir et ont constaté en quelques jours qu’ils n’étaient prêts qu’à entamer des négociations sur une éventuelle coalition. Mais il n’est pas prêt à faire partie d’une coalition. Seulement de voter pour ça. Je leur ai dit que c’était impossible selon notre Constitution. Ils doivent signer personnellement leur adhésion à la coalition. Mais même pour cela, ils posent trois conditions préalables.

Point numéro un, le changement ou la démission du procureur général, dont j’ai déjà dit qu’elle avait eu lieu – j’ai envoyé la lettre de sa démission au Parlement. Elle est au Parlement maintenant et il faut que cela se fasse immédiatement. Deuxièmement, il y a le changement de la Commission Électorale Centrale (CEC). J’ai dit que je ne comprends pas pourquoi la CEC est un problème de coalition s’il n’y a pas d’élections prévues. Mais bon, je suis prêt à changer la [composition de la] CEC. Mais la troisième est qu’ils ont dit « vouloir changer la loi électorale ». J’ai répondu non, car je suis catégoriquement opposé aux élections législatives anticipées, en faisant remarquer : « Les modifications de la loi électorale vous encourageront, vous et Timochenko, à organiser des élections législatives anticipées, ce qui est totalement inacceptable pour moi ». Ils ont déclaré que sans modifier la loi électorale, ils ne lanceraient même pas une discussion sur l’adhésion à la coalition. Sans « Samopomitch », avec le refus de Timochenko et Liachko, nous n’avons pas 226 voix pour soutenir Jaresko. Je crois comprendre que nos partenaires et nos amis américains ont une influence significative sur les dirigeants de Samopomitch, et j’ai demandé à Pavlo d’appeler Torry et de contacter l’ambassadeur pour une éventuelle augmentation de la pression et du soutien à la candidature de Jaresko par Samopomitch.

Deux heures plus tard, juste après le message de Jaresko sur Facebook, j’ai rappelé Sadovy. Malheureusement, il s’est rendu en Europe pour les vacances et a déclaré qu’il n’était pas prêt à soutenir Jaresko ou à donner une autre réponse positive. Et dans cette situation, lorsque nos partenaires américains ont accordé des subventions à Samopomitch, ils ont apporté un soutien financier important… Dans cette situation, je déteste l’idée de maintenir cette incertitude plus longtemps. Iatseniouk est maintenant dans mon bâtiment, et nous commençons les négociations sur d’autres candidats. C’est-à-dire que si « Samopomitch » revient, nous sommes prêts à soutenir Jaresko. Mais en l’absence de « Samopomitch », nous discutons de la candidature de Groïsman. Vous devez vous souvenir de Groïsman, lors de votre célèbre et excellent discours au Parlement, vous avez eu une discussion avec lui.

- Biden : Oui, je me souviens.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 13 mai 2016

- Porochenko : Maintenant, j’ai, et je crois que nous pouvons nous faire confiance, le parti d’Arseni avec moi. Ils ont voté avec nous pour le nouveau procureur général, le nouveau gouvernement, le paquet du FMI, et j’espère que nous avons un niveau de soutien significatif. Malheureusement, ce n’est pas suffisant. C’est presque la majorité au Parlement. Ceux qui vont aux États-Unis, Samopomitch, Timochenko et Liachko, qui ne s’y rendent pas pour diverses raisons s’y opposent, pour des raisons purement politiques. Cela n’a rien à voir avec le fond de l’accord. Ce ne sont que de sales combines politiques.

Et c’est pourquoi je demande à Jeffrey : « S’il vous plaît ne donnez pas de subventions à Samopomitch, ne leur donnez pas d’argent, parce que ce n’est pas le financement d’un parti d’opposition. C’est le financement d’un dirigeant politique totalement irresponsable, qui fait de très mauvaises choses pour le futur de mon pays, et pour l’Ukraine, pour la sécurité et la stabilité ».

C’est ce que je pense. Tout d’abord je suis complètement satisfait des messages qu’ils ont reçus à Washington. Ils ont été forts et décisifs.

- Biden : Oui.

- Porochenko : Je pense que ce serait une bonne idée que vous continuiez à mettre la pression sur Samopomitch, parce que Liachko et Timochenko c’est perdu. Sur Samopomitch car vous les soutenez, dans cette situation ils répondront positivement, parce que sans Samopomitch, nous ne pouvons rien attendre de positif concernant les changements de la constitution.

- Biden : D’accord. Parfait…

- Porochenko : Ce ne sera pas possible. Si je peux compter sur moi-même pour trouver les votes en faveur de la loi, de la loi électorale, je peux trouver ces votes. Sans Samopomitch, je ne peux pas trouver de votes pour les changements à la Constitution. C’est très simple.

- Biden : D’accord, nous ferons tout pour vous aider à obtenir les votes.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 11 février 2016

- Biden : Monsieur le Président, mon ami. Je ne vais pas vous demander comment vous allez, mais j’espère que vous allez bien.

- Porochenko : Je vais toujours bien monsieur le Vice-président lorsque je discute avec vous.

- Biden : Je comprends que le ministre de l’Économie dont je n’arrive pas à prononcer le nom, je m’excuse…

- Porochenko : Oui, Abromavitchious. J’ai appris à le prononcer après trois mois qu’il travaillait au sein du gouvernement.

- Biden : Je comprends que les autres membres du Cabinet [des ministres] l’ont signé ? Ou non ?

- Porochenko : Non, non, non. Je ne sais pas. Peut-être qu’il y a eu quelque chose, mais je ne sais pas si un autre membre du Cabinet [des ministres] a signé, mais… Je doute que cela ait lieu, mais la déclaration d’Abromavitchious était très dangereuse. De mon point de vue, je ne l’ai jamais dit publiquement, mais de mon point de vue c’était totalement irresponsable.

Mais c’est arrivé. Et je l’ai rencontré immédiatement après sa déclaration. Et j’ai dit : « Vous me représentez, moi, le Président. C’est moi qui vous ai invité dans le pays. C’est moi qui vous soutiens tout le temps. C’est moi qui vous ai donné, en violation de la loi, des gardes du corps des services secrets, pour que vous n’ayez peur de rien. C’est moi qui ai insisté et soutenu toutes vos initiatives. Je vous ai donné la citoyenneté ukrainienne. Et vous avez toujours mon plein soutien.

Conversation entre Joe Biden et Petro Porochenko le 16 novembre 2016

- Biden : Laissez-moi vous demander quelque chose avant que j’oublie. Privatbank. Je comprends que le gouverneur de la banque [centrale] hésite à fixer une date précise pour que la transition ait lieu. Et on m’a dit, je sais de façon sûre que c’est sa position, qu’elle n’est pas sûre d’une date tant qu’elle n’a ps un accord de votre part. J’ai dit, voilà ce que je leur ai dit. Je leur ai dit de revenir dans sept jours et que je vous parlerais de la date. Parce que ça se rapproche beaucoup de ce que je ne veux pas qu’il arrive. Je ne veux pas que Trump se retrouve dans une position, où il pense qu’il va s’inscrire dans une politique où le système financier va s’effondrer et qu’on va se tourner vers lui pour qu’il verse plus d’argent sur l’Ukraine. C’est comme ça qu’il va y penser, avant de devenir assez sophistiqué pour connaître les détails.

Donc, tout ce que vous pouvez faire pour pousser la Privatbank à fermer, pour que le crédit du FMI arrive, je le recommande respectueusement comme étant essentiel pour votre économie et votre sécurité physique.

Je sais que c’est difficile. Je sais que Kolomoïski est une plaie et un problème pour tout le monde. Mais il est vraiment essentiel que vous vous en rendiez compte. Et vous avez été bon. Vous en avez parlé publiquement. Vous l’avez fait. Je veux juste que vous donniez à la … Comment elle s’appelle, le commissaire, le gouverneur ? Oui le gouverneur de la Banque [centrale]. Soutenez-la, et faites-lui savoir que vous êtes avec elle lorsqu’elle fixe la date et va de l’avant.

- Porochenko : Ce que j’entends de votre part est très important. Et je pense que le 22 novembre, mardi, j’aurais un rapport final de l’audit d’Ernst & Young. Et nous avons décidé que moi, le Premier ministre, le ministre des Finances, le gouverneur, j’invite Arseni, et des officiers des services secrets, nous devrions nous rencontrer et prendre une décision sur la date. La seule raison que j’ai pour que ce soit après le 22, lorsque nous aurons le rapport d’audit, c’est que nous avons un vote du budget au parlement, où Kolomoïski a un nombre important de députés, et le Premier ministre m’a demandé de voter le budget d’abord puis de lancer le processus. C’est une information confidentielle, mais...

- Biden : Je vais le garder pour moi.

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