« Il n’y a rien de concret pour l’instant » : au lendemain de leur réunion, mardi soir, avec le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, les trois syndicats de policiers – SGP Police-FO, Alliance police nationale et Unsa Police – qui réclament des mesures budgétaires, le paiement de millions d’heures supplémentaires et de meilleures conditions de travail et de vie, estiment d’un commun accord que « le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le président n’ont pas encore compris ce qu’on leur demandait ». Face aux réclamations, justifiées, des fonctionnaires de police qui ne peuvent plus se contenter d’une poignée de main et de belles paroles, le ministre de l’Intérieur aimerait bien sortir du piège de la fronde qui enfle au sein de la « grande maison ». Mais comment trouver les 275 millions d’euros nécessaires pour régler, entre autres, la question des 23 millions d’heures supplémentaires impayées ? Problème : on ne trouve pas 275 millions d’euros sous les sabots d’un cheval. « Ça nous prendra un peu de temps, on ne trouve pas comme ça en quelques semaines un tel montant », a déclaré Christophe Castaner qui propose aux fonctionnaires de police une prime – du moins pour ceux (environ 111 000 policiers et gendarmes) qui depuis plusieurs semaines sont sur le front des Gilets jaunes – de 300 euros. Problème : on n’achète pas le ras le bol et la colère des policiers avec une poignée d’euros. Pour Patrice Ribeiro (Synergie-officiers), « les policiers se sont sentis exclus des gestes en faveur du pouvoir d’achat ces derniers jours », ce qui n’a fait que renforcer leur frustration. Pour David Le Bars (SCPN), « la grogne policière est une crise de sens et de reconnaissance. La police est une institution paupérisée qui subit des missions indues, une politique du chiffre dévastatrice, jusqu’à la vague terroriste qui a figé les choses sans rien régler ». Ça n’est donc pas avec une obole de 300 euros que le gouvernement Macron réglera le solde des heures supplémentaires. D’autant qu’à ce manque de reconnaissance, les familles de policiers, gendarmes et CRS mobilisés depuis plusieurs semaines déplorent la violence subie par leurs proches et dénoncent les « effets d’annonce » du gouvernement. Résultat, le climat reste tendu. Ce mercredi, à l’appel des syndicats de police, c’est « journée morte » – excepté pour les appels d’urgence – dans les commissariats de France. Ça, c’est « l’acte I » de la colère des forces de l’ordre, ont précisé les syndicats Alliance et Unité-SGP-FO qui, au sortir de la réunion avec le ministre de l’Intérieur, ont appelé les policiers « à maintenir la pression ». Pour Frédéric Lagache, numéro deux du syndicat Alliance, « la balle est dans le camp de ceux qui nous méprisent ». Pour mettre fin à la colère des policiers, il faudrait envoyer un message clair. Christophe Castaner a beau affirmer que « c’est dans un esprit de dialogue et de confiance mutuelle que nous apporterons des réponses concrètes à nos forces de sécurité », il n’est pas certain que cela suffise à calmer la grogne des policiers. Tellement incertain que Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO a prévenu que des « actes II, III, IV et V », avec « appel à manifester », sont en suspens. Christophe Castaner, Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe sont désormais au pied du mur. Les négociations devaient reprendre ce mercredi.
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« O Clef de David, et sceptre de la maison d’Israël ; qui ouvrez, et nul ne peut fermer ; qui fermez, et nul ne peut ouvrir : venez, et tirez de la prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. » C’est au seul Fils de Dieu qu’il appartient d’ouvrir la porte du royaume ou de la fermer. Appelons-le, supplions-le, et comprenons qu’il nous donne tout dans son église, sa vie, la grâce et les sacrements. Qu’il vienne nous délivrer car les ténèbres et l’ombre de la mort nous environneront jusqu’au moment où le règne de Satan sera détruit à jamais.
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De notre correspondant permanent aux États-Unis. Samedi prochain, à minuit et une minute très exactement, l’immense administration fédérale aura besoin d’une substantielle rallonge financière pour continuer à fonctionner, c’est-à-dire maintenir ses services en activité et payer ses fonctionnaires. Cet ajustement budgétaire s’intègre à un scénario qui revient souvent comme un rite. La plupart du temps, en effet, les divers rouages de l’Etat reçoivent du Congrès, qui tient les cordons de la bourse, ce qu’ils réclament et tout rentre dans l’ordre sans éclat et même sans à-coups. Mais il peut advenir que ce pressant manque de fonds devienne pour le président en exercice un moyen de pression – en clair, un objet de chantage. C’est le cas cette semaine avec Donald Trump. Celui-ci claironne à l’adresse du pays tout entier, mais surtout des parlementaires et en particulier des élus démocrates : « Donnez-moi ce que je veux ou les institutions fédérales seront gelées samedi pour une durée indéterminée. » Un gel ? Autrement dit, pas un seul guichet ne serait ouvert, pas un seul agent de l’Etat ne recevrait son traitement, pas un seul militaire ne recevrait sa solde. Pour échapper à ce cauchemar aux retombées psychologiques et politiques potentiellement désastreuses, que réclame-t-il, notre incorrigible iconoclaste ? Toujours la même chose : un mur. « Son » mur. Les 1 600 kilomètres de béton et d’acier le long de la frontière méridionale face au Mexique. Cette « muraille d’Amérique » qui est la plus ancienne et la plus emblématique de ses promesses électorales. Un glacis contre l’invasion du tiers-monde et, à plus long terme, un frein au Grand Remplacement de l’homme blanc par les fantassins du globalisme. Voilà ce que veut Trump. Pour cela, il lui faut cinq milliards de dollars. Il les a demandés au Congrès. Les démocrates ont refusé catégoriquement. Ils consentiraient, à l’extrême rigueur, à fournir le cinquième de cette somme afin de doubler le réseau de barbelés et embaucher 500 gardes-frontières supplémentaires, mais pas plus. « Dérisoire ! Scandaleux ! » tempête Trump qui assure : « Je gèlerai l’Etat. » Derrière ce mur planté comme un mythe lancinant, comme une barricade symbolique au beau milieu du Congrès, se réfugient les républicains du Sénat et surtout les républicains de la Chambre des représentants. Ceux-ci sont toujours 23 de plus que leurs adversaires démocrates car jusqu’au 3 janvier demeure l’ancien Congrès, celui d’avant les élections du 6 novembre, en attendant le nouveau Congrès, celui d’après les élections, qui ouvrira ses portes dans quinze jours et comptera à la Chambre une majorité de démocrates. Il y a donc là une période transitoire théoriquement favorable à la droite, au trumpisme, au courant défenseur du mur. Trump peut-il en profiter ? Pas sûr. Les députés républicains battus le 6 novembre mais dont on a encore besoin renâclent devant un vote qui ne les concerne plus puisque leur carrière est brisée. D’autre part, l’idée d’un mur a fini par lasser certains éléments républicains du Sénat, où Trump ne dispose que d’une voix de majorité (bientôt trois). Enfin, il faut reconnaître que la manière forte utilisée par la Maison Blanche sur les conseils du « dur » sur l’immigration, Stephen Miller, a produit certains effets pervers parmi les membres de la droite « molle » au Congrès. Pourtant, Trump a besoin de ce mur afin d’étayer sa campagne de 2020. Et de leur côté, les démocrates ont besoin de le détruire pour électriser leurs bases. Un bras de fer. Mercredi matin, on parlait à Washington, au pire, d’un gel partiel de l’Etat. Mais surtout, des rumeurs de compromis et de concessions flottaient sur la marmite législative. Un recul tactique de la Maison Blanche ? Pas à exclure. Renvoyer le mur aux débats de 2019 ? Possible, après tout.
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La chronique du centurion Macron n’en finit pas d’annuler ses déplacements officiels depuis l’apparition des Gilets jaunes. Ainsi a-t-il fait savoir à la dernière minute qu’il renonçait à se rendre à Biarritz, le 18 décembre, pour inaugurer la présidence française du G7 confiant ce soin à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il préfère recevoir ce jour-là dans les salons de l’Elysée ministres et acteurs économiques pour l’organisation du grand débat. Au moins ne risque-t-il pas de trouver sous sa table un gilet jaune. Ce qui est paradoxal chez cet homme, c’est que si actuellement il ne plaisante pas avec sa sécurité (souvenons-nous du palais présidentiel transformé en bunker le 8 décembre), il n’en fut pas toujours ainsi, notamment durant sa campagne. Trois personnages hauts en couleur en apportent la preuve. D’abord à tout seigneur tout honneur : Alexandre Benalla le bienheureux. Entendu par les juges durant sa nouvelle mise en examen fin novembre, l’ancien vrai faux garde du corps de Macron est revenu sur la photographie où il brandit un pistolet de type Glock, alors qu’il n’était pas encore autorisé à porter une telle arme en dehors du QG d’En marche. Il a expliqué selon une source proche du dossier qu’il s’agissait probablement d’un pistolet à eau, dans le cadre « festif » d’une soirée de l’entre-deux tours : « Le ton était à la rigolade ». Avouez que des gardes du corps avec un pistolet à eau dans leur holster, c’est peu courant. Il a aussi précisé n’avoir aucun souvenir « de ce selfie-là », ni d’avoir eu l’objet en mains, ajoutant également qu’il ne voyait pas ce qu’il y avait de mal « à prendre une telle photographie ». Moustapha Bouzbiba, lui, est un ancien « bénévole » de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Il avait été notamment chargé de l’accueil lors de plusieurs événements liés à la campagne du candidat d’En Marche. Comme le révélait Médiapart le 11 décembre, sa société de sécurité APS Sud vient de décrocher un fructueux contrat de plus de 260 000 euros avec l’université Paul-Valéry de Montpellier sans appel d’offres ni mise en concurrence. Son devis aurait été transmis à l’université par l’intermédiaire de Charlyne Péculier, représentante locale de LREM, référente pour la région Occitanie des Jeunes avec Macron et collaboratrice de la députée Coralie Dubost (récemment épinglée pour avoir relayé une fausse information « complotiste » sur les Gilets jaunes). Kader Rahmouni, enfin, est le « chef de site » d’APS Sud. C’est lui qui coordonne, en lien avec la présidence de l’université, les équipes de sécurité, dont un maître-chien. Cet homme, ancien garde du corps de Macron aux méthodes controversées, fut aussi collaborateur de cette même Coralie Dubost. Il a notamment effectué des missions en compagnie d’Alexandre Benalla pendant la campagne présidentielle. A l’université de Montpellier, les techniques de l’homme n’ont pas tardé à inquiéter. Au bout d’une première journée de présence de l’équipe de Kader Rahmouni, un responsable de la sécurité de la fac alerte directement le président de l’université au sujet de ladite entreprise. Ce responsable dénonce notamment « un manque de professionnalisme » et « une attitude pouvant être assimilée par des grévistes à de la provocation ». Inquiétudes partagées par un étudiant, une enseignante et une syndicaliste : « Ils sont avec des chiens et déjà plusieurs altercations ont eu lieu avec des étudiants et des personnels. » Avouez que tous ces faits surprenants manquent de rectitude et de professionnalisme. D’ailleurs on peut se demander si avec Alexandre Benalla, Moustapha Bouzbiba et Kader Rahmouni, la sécurité de LREM n’était pas à l’époque la sécurité de LREMM (En Marche vers le Maghreb). Photo : Il n’y a pas que Benalla. Il y a aussi Moustapha, Kader…
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Le coup d’œil de Philippe Randa Quand toute communication téléphonique ne dépendait pas d’un « forfait illimité » comme aujourd’hui, la moindre communication personnelle depuis son lieu de travail était, de la part d’un monsieur Dupont, simple employé, un vol de sa société… et pour le dirigeant de celle-ci, un abus de bien social. Hé oui ! Qui peut alors dire qu’il n’a jamais « profité » d’une telle facilité, sans parler, pour certaines professions, des « notes de frais » parfois un peu – et même un peu beaucoup –… « arrangées » ? Qui vole un œuf, vole un bœuf, selon l’adage populaire. Certes, mais peut-on vraiment comparer un monsieur Dupont, contribuable lambda aux fins de mois difficiles qui gruge le fisc de quelques centaines ou milliers d’euros avec un Carlos Ghosn (rémunérations en tant que PDG en 2017 : 13 millions d’euros), soupçonné d’avoir dissimulé environ 38 millions d’euros de revenus sur cinq années de 2010 à 2015 ? Ou encore avec une Shakira (chanteuse la mieux payée au monde en 2018 avec des revenus estimés à près de 46 millions d’euros) – soupçonnée par la justice espagnole de s’être fictivement domiciliée aux Bahamas et ainsi d’avoir fraudé le fisc espagnol à hauteur de 14,5 millions d’euros ? S’il est certain qu’enfreindre la loi, quelle que soit la modicité ou non des sommes, reste bien évidemment condamnable moralement – sauf pour les anarchistes qui condamnent tout ordre établi par principe –, un bon sens tout aussi populaire parce qu’humain, trop humain, reconnaissons-le tout de même, permet à tout un chacun de fermer les yeux sur certains, comment dire… « accommodements » ! A condition de ne pas se faire prendre… sinon, c’est bien la seule égalité qui puisse alors exister entre un monsieur Dupont, un monsieur Ghosn et une madame Shakira. Photo : Shakira place aussi bien sa voix que ses économies.
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Les cinéphiles doivent s’y faire, la plateforme de streaming Netflix est désormais incontournable pour découvrir un certain nombre de nouveaux films, à l’image de La Ballade de Buster Scruggs et Outlaw King : le roi hors-la-loi mis en ligne au mois de novembre. Netflix est un service de vidéo à la demande diffusant de nombreux films et séries. Depuis deux ans, le géant américain multiplie la production de ses propres fictions en appliquant bien souvent la même recette, à savoir un scénario léger ou rocambolesque porté par une ou deux têtes d’affiche. C’est ainsi que l’actrice Natalie Portman est apparue dans Annihilation en début d’année ou que Will Smith tenait le rôle principal dans le très bien-pensant Bright en 2017, et les exemples équivalents sont nombreux. Toutefois, deux œuvres changent quelque peu la donne récemment, à commencer par La Ballade de Buster Scruggs. Les frères Coen dans l’Ouest américain Réalisé par Joel et Ethan Coen, à qui l’on doit The Big Lebowski (1998) ou No Country For Old Men (2007), le film nous raconte en fait six histoires bien distinctes dont le seul lien est l’environnement, celui du Far West. Avec le ton décalé qu’on leur connaît et qui rebutera certains spectateurs, l’on passe d’un braquage de banque à un règlement de comptes en passant par une ballade dans une diligence ou un dangereux convoi attaqué par les indiens. C’est parfois drôle ou touchant, parfois un peu pénible ou insensé, on aimerait souvent en savoir plus sur le sort des personnages, c’est en tous cas une petite anthologie du western. Les frères Coen avaient d’ailleurs déjà touché à ce genre en 2010 avec True Grit, dont le ton était beaucoup plus sombre. L’humour est important dans certains sketchs de cette ballade et les couleurs sont choisies en conséquence par les cinéastes. L’autre grande exclusivité du moment Outlaw King est disponible sur Netflix. Sans doute dans le but d’éviter les comparaisons avec le mythique Braveheart (1995), le personnage de William Wallace est tué hors champ très rapidement. Nous ne suivrons pas les exploits du rebelle écossais mais ceux du futur roi du pays, Robert Bruce. On s’autorisera tout de même quelques comparaisons. Tout d’abord, l’acteur principal, Chris Pine, manque cruellement de charisme et ne fait pas le poids face à Mel Gibson, et la bande originale est inexistante ou du moins imperceptible, bien loin des morceaux épiques ou traditionnels de James Horner. Pas de cornemuse pour accompagner ce film, mais une adaptation historique certainement plus exacte, du moins en ce qui concerne les lieux et les tenues. Les discussions politiques, les complots et les rivalités entre nobles écossais sont passionnants, l’intransigeance du Roi Edouard et de son fils est effrayante. Le film est un peu court, les raccourcis un peu trop nombreux, il n’en reste pas moins l’une des meilleures productions originales de Netflix de ces dernières années. L’aspect « série télé » de certains autres longs métrages de la plateforme ne se retrouvent pas ici, comme le prouve l’excellente bataille finale qui ne manque pas de panache ni d’hémoglobine et qu’on aurait aimé voir sur grand écran ! Photo : Le nouveau western des frères Coen.
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Au cours de ces dernières semaines de mobilisation des Gilets jaunes, des péages et autres installations autoroutières ont été dégradés, majoritairement dans le sud de la France, de Perpignan à Orange. Ce mercredi, des Gilets jaunes ont revendiqué avoir mis le feu à un local appartenant au concessionnaire autoroutier Vinci, à Bessan.
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La grotesque affaire de réécriture de l’histoire, destinée à effacer le maréchal Pétain de la mémoire des Français, a fait monter au créneau les loges maçonniques, bien décidées à régler définitivement son compte au vieux maréchal, et à l’expulser de l’histoire de France. Le Grand Orient et la Grande Loge Mixte ont immédiatement mobilisé leurs troupes, et fustigé Macron pour avoir, dans un premier temps, jugé « légitime » d’inclure ce « grand soldat » de la Première Guerre mondiale, avant de tenter de se faire pardonner par quelques contorsions sémantiques. D’une certaine façon, la franc-maçonnerie a orchestré sa repentance. Soutenir que la franc-maçonnerie n’aurait plus l’influence qui était la sienne sous la troisième République est une affirmation qui mérite donc pour le moins d’être nuancée. Jacques Molénat a mené des enquêtes sur le rôle de la franc-maçonnerie dans le Midi de la France, ceci pour le compte de L’Evènement du jeudi et autres. Il publie aujourd’hui un passionnant Voyage indiscret chez les Francs-Maçons du Midi. Molénat estime que l’influence des loges est en régression, car « le recrutement se fait hétéroclite. Les obédiences se déchirent, s’éparpillent. La réflexion s’enlise trop souvent dans la médiocrité (…). Comme force de proposition, la franc-maçonnerie décline ». Mais son « voyage indiscret » lui fait dire aussi « qu’en coulisse, pourtant, via de très discrètes fraternelles, plus que jamais les réseaux s’épanouissent ». Toulouse, Perpignan, Narbonne, Béziers, Sète, Montpellier, Nîmes, Marseille, Toulon, Nice… chaque grande ville du sud est passée au crible par Molénat. Et le moins qu’on puisse dire est que la franc-maçonnerie quadrille étroitement toute la région. Prenons l’exemple de Narbonne. Qui n’est pas franc-maçon ? s’interroge Molénat. « Ils représentent un bon tiers du conseil municipal, dans la majorité comme dans l’opposition. A la communauté d’agglomération, le président, Jacques Bascou, s’appuie sur quinze vice-présidents, dont treize sont passés sous le bandeau. » Molénat révèle ensuite les noms des principaux maçons de la ville : député, membres de la chambre de commerce, juges du tribunal de commerce, avocats, promoteurs immobiliers, médecins, chirurgien, commissaire de police… tous… tous en sont. Les frères sont épinglés chacun sur son bouchon Molénat ne porte aucun jugement. Son étude, qui se termine par un impressionnant who’s who des maçons du sud, ne comporte pas de condamnations virulentes. C’est une étude quasiment scientifique, de type entomologique. Les frères sont épinglés chacun sur son bouchon, formant un tableau de chasse impressionnant. Le genre d’étude qu’aurait apprécié le si regretté Emmanuel Ratier, par ce souci de l’exactitude, et de la qualité de l’information. Mais pour Molénat, en toute hypothèse, « la franc-maçonnerie n’a plus d’ennemi organisé (…). Ses adversaires baissent la garde ». Les Gilets jaunes réunionnais contredisent cette affirmation, eux qui réclament activement, ces jours-ci, « l’abolition de la franc-maçonnerie et de ses réseaux d’influence » ! Voyage indiscret chez les Francs-Maçons du Midi, par Jacques Molénat, 238 p., Ed. Cairn, 2018
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Justice eugéniste En 1999, Mme R. accouche de triplés à la suite d’une Fécondation In Vitro. Les années passent et révèlent que deux des petits garçons sont atteints de dystrophie musculaire de Becker qui se traduit par une atrophie musculaire progressive. Les deux enfants sont lourdement handicapés. Mais pour ce dysfonctionnement de la nature, que l’on acceptait auparavant comme un coup de malchance tombé sur une famille, il faut désormais trouver un coupable. Les enfants sont nés d’une FIV et les parents, selon certains documents médicaux qui se sont trouvés égarés, présentaient, par leurs antécédents familiaux, de gros risques d’avoir des enfants avec cette pathologie. Ne le sachant pas, la grossesse s’est poursuivie sans toute la batterie d’examens qu’on aurait pu leur proposer : amniocentèse et bien sûr l’« interruption médicale de grossesse » conseillée dans ce cas pour éliminer les enfants déficients. Ainsi, les parents ont donc décidé de porter plainte contre l’hôpital en leur nom mais aussi en celui de leur enfant « sain » qui a dû « subir » nombre d’inconvénients liés au handicap de ses deux frères. Le 4 décembre dernier, la Cour d’appel de Bordeaux leur a donné raison en condamnant le centre hospitalier de Villeneuve sur Lot – qui n’avait pas prévenu les parents du risque – à leur verser des indemnités : 30 200 euros à chacun des parents en réparation des préjudices personnels – ils n’ont pas eu « la chance » de pouvoir faire une IMG – mais aussi 10 000 euros au frère non handicapé en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence qu’il a subis. Ce que ne dit pas le jugement, c’est que le troisième garçon aurait pu mourir des suites de cette réduction embryonnaire. Passons. Ce qui ressort de ce jugement, c’est qu’en 2018, la justice du « pays des droits de l’homme » postule sur la dignité ou non, et l’intérêt ou non, de certaines vies humaines en se basant sur des critères pour le moins eugénistes. Propagande pro-PMA La publicité en faveur de la PMA sans père continue dans les journaux. Dernièrement, L’Est Républicain publiait le témoignage d’un duo de femmes dont l’une était allée se faire inséminer en Belgique pour avoir un enfant : « Notre enfant de la PMA est celui de l’amour », proclament les deux femmes. L’article est intéressant à plusieurs titres. D’abord parce qu’il montre la complaisance de nos institutions pour une pratique pourtant illégale : Myriam, la femme n’ayant pas accouché se voit octroyer par l’Education Nationale – elle est enseignante – un congé « paternité » (sic). Elle garde cependant en travers de la gorge le fait que l’officier d’état civil lui ait remis un livret de famille où ne figure que le nom de sa « compagne » comme mère naturelle. Rien de plus logique pourtant. Quant aux souffrances que pourrait ressentir l’enfant privé délibérément de père par les deux femmes, puisqu’elles ont choisi un don de sperme anonyme, voici ce qu’elles en disent : « Il aura sans doute des réactions difficiles. Mais on lui expliquera que c’est notre choix. Pour nous, la cellule familiale, ce sont ses deux parents. Il n’est pas question d’intégrer une tierce personne à son éducation ». Voilà donc balayées, en deux phrases, toutes les angoisses existentielles d’un enfant et d’un futur adulte qui souhaiterait peut-être savoir d’où il vient. Elles l’ont voulu ainsi. Il n’a qu’à accepter. La loterie nationale du Royaume-Uni financera le « changement de sexe » des enfants Scandale au Royaume-Uni : le Big Lottery Fund, un organisme public distribuant les fonds gagnés par la grande loterie nationale pour les « bonnes causes », a décidé de signer un chèque de 500 000 £ pour une organisation militante spécialisée dans le « changement de sexe » des enfants. Si militante même qu’en 2016, la justice britannique l’avait interdite de contact avec la famille d’un garçon de sept ans que sa mère obligeait à s’habiller et à se considérer comme une fille, ce que le prestigieux journal Times rappelait l’année dernière en s’offusquant du fait que cette association LGBT continuait de percevoir des subventions gouvernementales (voir nos échos éthiques du 11 octobre 2017). L’association Mermaids espère pouvoir, grâce au demi-million promis par le Big Lottery Fund, ouvrir 45 centres supplémentaires qui lui permettront de sévir dans tout le pays. Pourtant, outre la décision de justice déjà mentionnée, cette organisation s’est déjà fait prendre plusieurs fois en train de promouvoir des traitements hormonaux interdit par le NHS britannique et d’inciter les parents à entamer pour leurs enfants des procédures de « changement de sexe » avant l’âge légal de 16 ans. Ceci n’a certes pas empêché l’an dernier le prince Harry de vanter le travail « extraordinaire » de Mermaids. Néanmoins, la décision du Big Lottery Funds a fait réagir plusieurs personnalités, tel le député David Davis, ancien « ministre du Brexit », qui s’est dit « horrifié de voir le Big Lottery Fund remettre une fortune à cette organisation agressive », ainsi qu’un grand nombre de Britanniques de base. A tel point même que le Big Lottery Fund a annoncé lundi qu’il allait réexaminer sa décision concernant Mermaids. Idéologie du genre et totalitarisme aux États-Unis Le 6 décembre, la direction d’un lycée de Virginie a décidé à l’unanimité de se débarrasser d’un enseignant de français qui refusait de désigner une élève en cours de « transition » par des pronoms masculins. Peter Vlaming, l’enseignant en question, a expliqué à ses employeurs que sa foi chrétienne l’empêchait d’employer des pronoms masculins pour une fille même s’il avait accepté de la désigner par le prénom masculin qu’elle s’était choisie. Pour la directrice du lycée West Point High School, le refus de l’enseignant, même si celui-ci prenait soin de ne pas employer de pronoms mais uniquement le prénom en question, « contribue à générer un environnement d’apprentissage hostile » dans lequel la lycéenne et ses parents « ne se sentent pas respectés ». Le lendemain du renvoi de Peter Vlaming, une manifestation de soutien à l’enseignant dissident a été organisée par les élèves du lycée où ce prof de français était apparemment apprécié. Au Chili, les cliniques ont le droit de refuser les avortements La cour constitutionnelle du Chili a reconnu au début du mois le droit à l’objection de conscience en matière d’avortement non seulement pour les personnels médicaux mais aussi pour les cliniques privées. Le parlement chilien devra donc revoir sa copie en ce qui concerne l’objection de conscience telle qu’elle était prévue dans la loi de 2017 qui a dépénalisé l’avortement en cas d’anomalie létale de l’enfant conçu, de danger pour la vie de la femme enceinte et de grossesse consécutive à un viol.   Anne Isabeth et Olivier Bault
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Donald Trump serait prêt à un compromis sur le financement de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique afin d’éviter un «shutdown» (un blocage du fonctionnement de l’administration fédérale américaine). La Maison-Blanche a l’intention de trouver d’«autres moyens» afin de mettre en œuvre ce projet.
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