Source : Youtube, Thinkerview, 06-12-2017 Interview de Frédéric Taddeï sur les limites du débat. Source : Youtube, Thinkerview, 06-12-2017 Lire la suite
les-crises.fr
Source : Truthdig, Chris Hedges, 31-12-2017 Mr. Fish / Truthdig Imaginez que vous êtes au début de 2019. Les Démocrates, bien qu’ils n’aient jamais élaboré d’autre programme politique que ne pas être Donald Trump et refuser de revenir sur les lois des Républicains comme la loi fiscale de 2017, ont repris la Chambre des représentants par une faible majorité. Ils votent des chefs d’accusation devant mener à une destitution. Les Républicains du Sénat, fortement incités par de nombreux membres de leur parti même, à abandonner Trump, à cause de son inaptitude, de sa conduite de plus en plus imprévisible et de sa corruption, demandent au Président de démissionner. Trump refuse. Il utilise le mégaphone que constitue sa fonction pour pousser à la violence sa petite base de fanatiques. On ordonne à l’armée, qui y est autorisée par l’article 1021 de la loi de National Defense Authorization, de se déployer comme une force de police dans les rues du pays pour mettre fin à l’agitation. Les États-Unis, une fois la violence étouffée, sont devenus de facto une dictature militaire. Que des personnalités en vue comme Ralph Nader considèrent ce scénario comme plausible montre bien à quel point de déliquescence en sont arrivées les institutions démocratiques. Les deux grands partis politiques sont dépourvus d’une conception cohérente de leur rôle. Ils sont soumis au pouvoir du monde des affaires. Ils ont abandonné l’idée de l’intérêt général. Ils ont fait de la politique une farce. Ils ont dépouillé les citoyens de leur pouvoir. La presse, notamment la presse en ligne, a transformé l’actualité en une émission de télé-réalité grotesque qui regorge de futilités, de commérages et de conjectures. Les élites des deux partis profitent, avec les nantis et le monde des affaires, de leur cleptocratie sans fard. Tout est à vendre, depuis les terres domaniales jusqu’à l’instruction publique. Et la force du pouvoir destructeur des sociétés appauvrit le peuple tout en détruisant délibérément la façade d’un État démocratique bien creux. « Il n’y a pas de démocratie », me déclare Nader au téléphone depuis le Connecticut. « Tout ce qui reste de la démocratie dans ce pays, c’est qu’on ne vous jette pas en prison quand vous dites ce que vous pensez. Ce qui reste de la démocratie, ce sont les droits de la défense, l’habeas corpus, la liberté de parole et la cause raisonnable. Et tout ça est bafoué quand il y a une attaque terroriste et qu’on fait des rafles chez les musulmans américains, par exemple. »Lire la suite
les-crises.fr
Source : Politis, Dostena Anguelova et Roland Gori, 04-02-2018 Roland Gori et Dostena Anguelova analysent comment des réseaux d’experts s’efforcent de neutraliser toute résistance au dogme néolibéral. « La technique est désormais notre destin, au sens où Napoléon le disait, il y a cent cinquante ans, de la politique, et Marx, il y a un siècle, de l’économie [1]. »Lire la suite
les-crises.fr
Source : Nicolas J.S. Davies, Consortium News, 03-01-2018 À l’aube de la nouvelle année, il est important que les États-Unis reconnaissent leur histoire inquiétante de guerres à l’échelon mondial, surtout au cours des deux dernières décennies, comme l’a montré Nicolas J. S. Davies. J’ai rencontré John Lennon et Yoko Ono la veille de Noël 1969. Je me suis joint à eux et à un petit groupe d’activistes locaux pour la paix lors d’un jeûne de Noël pour la paix dans le monde devant la cathédrale de Rochester, en Angleterre, à quelques pas de l’endroit où j’habitais avec ma famille à Chatham Dockyard. J’avais 15 ans, et mon père était le médecin du chantier naval, responsable de la santé et de la sécurité des travailleurs qui assuraient l’entretien de la nouvelle flotte britannique de sous-marins nucléaires. Navires de guerre de la marine américaine. (Crédit photo : U.S. Navy) John et Yoko sont arrivés avant la messe de minuit. Nous avons tous été présentés et nous sommes allés au service. Au moment où nous sommes sortis, des milliers de personnes avaient entendu dire que John était là. Il faisait encore partie des Beatles et il a été assailli par une foule énorme, alors lui et Yoko ont décidé qu’ils ne pouvaient pas rester avec nous comme prévu. Tandis que la plupart de notre petit groupe aidait John à retourner à leur légendaire Rolls Royce blanche, moi et un autre garçon pas beaucoup plus âgé que moi, avons dû escorter une Yoko paniquée pour la ramener à travers la foule dans la voiture. Ils y sont tous les deux arrivés, et on ne les a jamais revus. Le lendemain matin, un fleuriste est venu avec une énorme boîte d’œillets blancs, et nous avons passé le reste de notre journée de Noël et du lendemain de Noël à remettre des fleurs aux passants et à faire connaissance – la naissance de ce qui est devenu le Medway and Maidstone Peace Action Group.Lire la suite
les-crises.fr
Source : France Culture, Frédéric Lordon, 19-01-2018 On s’interroge sur les fake news avec Frédéric Lordon : concept pertinent, ou symptôme d’un monde post-politique ? « Rien de plus idéologique que d’annoncer la fin des idéologies. » Frédéric Lordon Un an après son investiture, Donald Trump, toujours en guerre contre les médias, a lancé mercredi ses premières Fake News Awards, qui consacrent les médias les plus mensongers selon lui. En fin de soirée, il avait fait connaître son palmarès : le lauréat est le Nobel d’économie Paul Krugman, tandis que CNN est couronné quatre fois.Lire la suite
les-crises.fr
Source : RT France, Youtube, 05-02-2018 Dans le cadre de l’année linguistique et littéraire franco–russe, Vera Gaufman reçoit depuis Moscou l’actrice et réalisatrice Fanny Ardant. La comédienne y livre son amour pour la littérature russe et son attachement à la liberté d’expression. En ce début d’année 2018, la comédienne Fanny Ardant était à Moscou pour le lancement de l’année de la francophonie dans le monde. Une ambassadrice passionnée qui n’hésite pas à clamer son amour pour la littérature russe : «Je suis tombée amoureuse d’écrivains comme Dostoïevski, Babel ou encore Pouchkine. Ce sont eux qui m’ont fait aimer la Russie». La réalisatrice du film «le Divan de Staline», en 2016, explique encore que la littérature russe a une vision « humaniste de la société. C’est une vision large, voir transcendantale. Il y a une forme de rédemption » dans cette écriture poursuit-elle. Femme engagée, Fanny Ardant se montre contrastée à l’heure d’évoquer le phénomène «balance ton porc». Si le fond ne porte à aucune discussion c’est plus la forme qui dérange l’actrice. Pour elle, «tout phénomène fondé sur la délation est abject. Je pense que toutes lois, sociétés qui partent de la délation est un crime». De la même manière qu’elle défend son amie et actrice Catherine Deneuve, après sa tribune dans le quotidien Le Monde. «J’aime beaucoup Catherine, c’est une femme courageuse. Les médias n’ont pas compris. Et lorsqu’ils disent qu’elle a dû faire une lettre d’excuse, ce n’était pas une lettre d’excuse mais d’explications» avant de poursuivre que «tout ce qui est lynchage médiatique me déplaît». Amoureuse des belles lettres, Fanny Ardant est étonnée qu’en France la chaîne d’information RT puisse être critiquée. Pour elle, «quand on a peur d’une influence, c’est que l’on est fragile mais si on n’a pas peur, alors bienvenue».Lire la suite
les-crises.fr
23 janvier 2018 Theresa May crée une nouvelle unité nationale de sécurité pour contrer les « fake news » et la désinformation par la Russie et d’autres puissances étrangères, annonce Downing Street. Le porte-parole officiel de la Première ministre a affirmé que la nouvelle unité de sécurité nationale des communications allait s’appuyer sur les capacités existantes et serait chargée de « combattre la désinformation provenant d’acteurs étatiques et autres ». Ceci survient après que la Première ministre a accusé la Russie d’ingérence dans les élections et de diffusion de fake news dans une tentative « d’utiliser l’information comme une arme » et semer de la discorde à l’Ouest. Son porte-parole a dit : « Nous vivons une période de fake news et de récits alternatifs. Le gouvernement répondra avec une meilleure et plus importante utilisation des communications de la sécurité nationale pour traquer ces défis interconnectés complexes.Lire la suite
les-crises.fr
ÉCLAIRAGE Le président français a reconnu la « responsabilité » de la France dans la situation aujourd’hui en Libye suite à l’intervention de l’OTAN. Le dossier libyen a de nouveau été mis sur le tapis par Emmanuel Macron. En déplacement à Tunis pour deux jours, le président français a reconnu la responsabilité de la France dans la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Libye. « La France, tout comme des États de l’Europe et les États-Unis, a une responsabilité dans ce qui se passe dans la région », a-t-il déclaré jeudi dans un discours prononcé face au président tunisien Béji Caïd Essebsi et à l’Assemblée des représentants du peuple. « Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen sans qu’il y ait pour autant de projet pour la suite », a-t-il enchaîné, faisant référence à l’intervention militaire de l’OTAN en 2011 encouragée par la France sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État français rompt ouvertement avec les politiques menées par ses prédécesseurs dans le monde arabe. L’exemple de la Syrie est le plus symbolique à cet égard. M. Macron a mis en avant son « aggiornamento » sur ce dossier, en précisant, en juin dernier, « ne pas avoir énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout ». « Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! » a-t-il précisé dans un entretien accordé à différents médias européens. Il faut dire que la realpolitik Macron est fortement imprégnée du souvenir de l’intervention américaine en Irak en 2003, influençant dès lors la définition de sa politique étrangère au Moyen-Orient et cherchant à éviter à tout prix la répétition d’un scénario similaire. Dans ce contexte, ses propos sur la responsabilité de la France en Libye sont une première, mais ils s’inscrivent bien dans la continuité de la ligne voulue par le dirigeant français qui s’emploie à redorer le blason diplomatique de la France dans la région tout en flattant les populations de la région, en désignant l’interventionnisme occidental comme un bouc émissaire. Pour le chef de l’État français, « quoi qu’on pense d’un dirigeant », cela a contribué à « imaginer qu’on pouvait se substituer à la souveraineté d’un peuple pour décider de son futur ». « Nous avons collectivement plongé la Libye depuis ces années dans l’anomie sans pouvoir régler la situation », a-t-il souligné.Lire la suite
les-crises.fr
Il y a beaucoup à dire dans cette triste affaire, mais je vous propose de commenter surtout l’aspect “Big Brother” où de très vieux propos plus ou (comme ici) moins heureux, peuvent violemment resurgir du passé – le droit à l’oubli n’étant pas garanti… Source : Libération, Saïd Benmouffok, 09-02-2018 Victime d’une polémique sur les réseaux sociaux lui prêtant des sympathies islamistes, la chanteuse a quitté l’émission «The Voice». Quand l’instrumentalisation d’une erreur de jeunesse aboutit à l’écrasement public d’une jeune femme. Lire la suite
les-crises.fr
« Il y a lieu de maintenir une majorité juive, même au prix de la violation des droits » en Israël, a déclaré le ministre de la Justice israélien, Ayelet Shaked, lundi dernier. Cette déclaration survient dans un contexte politique tendu à cause du projet de loi visant à faire légalement d’Israël « l’État-nation du peuple juif». « Il y a des endroits où il faut maintenir une majorité juive même au prix de la violation des droits »,  a-t-elle précisé. « Israël est un État juif. Ce n’est pas un État composé de différentes nations. Ce qui signifie, des droits égaux pour tous les citoyens mais pas des droits nationaux égaux. » « Il y a des endroits où le caractère de l’État d’Israël comme État juif doit être maintenu et parfois cela se fait au détriment de l’égalité. » Ayelet Shaked a également expliqué que pour elle il est normal qu’une « communauté juive » soit, par définition, « seulement juive ». En clair, l’État d’Israël, « l’État-nation du peuple juif » si la loi en projet est votée, doit rester, selon son ministre de la Justice, racialement pur… Alors pourquoi les officines juives en France et en Europe, telles le CRIF, prônent-elles pour le Vieux Continent le melting-pot, le mélange, le brassage de peuples, et la disparition des veilles nations souveraines  ? Allez comprendre… Il est un peuple et une ‘future’ nation, semble-t-il, qui ont le droit d’exister et d’autres peuples et nations qui ont le devoir de disparaître… Francesca de Villasmundo
medias-presse.info

Pages

Nos médias