Encore un livre sur Céline ! Oui, encore un livre sur Céline. Céline se vend toujours bien. Et au moment des fêtes, offrir du Céline, c’est comme offrir une cravate ou une bouteille de bon vin : c’est un cadeau classique de bon goût, un cadeau d’homme, qui fait toujours plaisir. Les temps ont changé depuis ces années 1930 où les livres de Céline choquaient les bourgeois et ravissaient les intellectuels. L’ouvrage D’un lecteur l’autre, dirigé par Emeric Cian-Grangé, se présente comme un épais album de 336 pages. Le dessin de couverture est l’œuvre d’un dessinateur de BD désormais très connu : Jacques Terpant, lui-même plutôt bon spécialiste de Céline, auteur d’une BD consacrée à l’auteur du Voyage. La couverture du livre de Cian-Grangé est remarquable et il ne fait aucun doute que les collectionneurs les plus maniaques vont se disputer le dessin original… Les autres se contenteront de l’album, mais ils n’auront pas à le regretter car l’ouvrage est assez étonnant : il nous offre en effet une approche inédite de cet écrivain. Cian-Grangé a posé seize questions à une centaine de personnes, beaucoup de céliniens inconnus, mais aussi quelques sommités, comme David Alliot, Philippe Alméras, Emile Brami, François Gibault, Marc Laudelout, Eric Mazet… Parmi les questions, il leur est demandé de citer les livres de Céline qu’ils préfèrent. Sans surprise, Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit arrivent en tête. Ensuite la dispersion est grande. A la question sur ceux qu’ils aiment le moins, ce sont les pamphlets qui sont cités le plus souvent. Mais tout dépend en fait si l’on parle de la forme ou du fond. Une question porte sur les autres auteurs que lisent les céliniens. Le célinien est éclectique, en fait. Il lit beaucoup, et est exigeant dans ses choix. Traquer les erreurs, aussi, commises par ses coreligionnaires Que cherche en fait le lecteur, en se plongeant dans D’un lecteur l’autre ? Sans doute des connivences, d’abord. Comme pour la tintinophilie, comme chez les balzaciens et les proustiens, le célinien cherche à glaner l’information qu’il n’avait pas, le point de vue qui lui avait échappé, à traquer les erreurs, aussi, éventuellement commises par ses coreligionnaires, et ceci avec une certaine jubilation. En lisant les opinions de ces cent lecteurs, le célinien se sent comme devant un miroir et s’interroge : est-ce que je leur ressemble ? En quoi suis-je différent ? Ai-je ressenti les mêmes émotions aux mêmes mots, aux mêmes passages ? En se posant ces questions, le lecteur cherche sans doute tout simplement à prolonger ou retrouver les impressions de sa première rencontre avec Céline. Car ces cent lecteurs ont bien un point commun : pour eux, il y a eu un « avant Céline » et un « après Céline ». • D’un lecteur l’autre – Louis-Ferdinand Céline à travers ses lecteurs, ouvrage dirigé par Emeric Cian-Grangé, préface de Philippe Alméras, Krisis, 2019. •
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Professeur de français à l’Université des études internationales à Xi’an (Chine), docteur de l’université de Wuhan (Chine), Jie Jia a passé naguère une année (2013-2014) à l’université de Clermont-Ferrand. Et, contre toute attente – car elle est, à ma connaissance, le premier chercheur chinois à s’intéresser aux pieds-noirs –, elle a consacré ses recherches (une véritable enquête de terrain) à l’accueil des Français d’Algérie en métropole et à leur reconstruction identitaire. La rigueur scientifique de cette étude et sa probité intellectuelle ont retenu l’intérêt de l’université de Xi’an, qui soutient cette publication, d’un éditeur, l’Atelier Fol’fer, et de Pierre Dimech, une des grandes références de la communauté pied-noir. Il est d’ailleurs, ès qualités, le préfacier de cet ouvrage déjà référentiel, Pieds-Noirs, sous-titré : « Français à part entière ou entièrement à part ? ». Il y a eu, certes, d’autres études sur le sujet. Mais quasiment toutes dues à des chercheurs français et, de ce fait, souvent entachées de lourds contentieux franco-français. Jie Jia nous vient du bout du monde. De l’empire du Milieu. Elle a donc un regard « neuf » pour appréhender l’accueil – pas toujours bienveillant (et c’est une litote) – et l’intégration – bien souvent malmenée – des Français d’Algérie. Une approche anthropologique et une méthode universitaire classiques, certes, mais dégagées des présupposés idéologiques. Pierre Dimech souligne dans sa préface la délicatesse de cette jeune universitaire à l’égard d’hommes et de femmes qui ont connu un « destin singulier » (c’est le moins qu’on puisse dire…). Il raconte d’ailleurs une anecdote qui éclaire son propos. Un jour à Perpignan, Maurice Calmein, autre figure respectée de notre communauté, et Jie Jia étaient en grande conversation. Lorsqu’ils se rendirent compte qu’il était 14 heures, il n’y avait plus rien pour déjeuner. Alors Maurice, qui avait un sandwich dans son sac (« au cas où »), va partager sa pitance avec la jeune femme, qui accepta avec grâce. Ce qui va rappeler à Pierre cette chanson de Jean-Pax Méfret où il est dit qu’« on a mangé ensemble le pain de la misère ». Une image en entraîne une autre : « L’idée me traverse que ce pain de la misère mangé ensemble, Jean-Pax le doit peut-être à l’Ancien Testament, dans le psaume 126, dont le troisième verset dit : “Vous qui mangez le pain de la douleur” (panem doloris). » Jie Jia, venue de si loin, redisons-le, par son travail et ce livre qui en est l’aboutissement, a mangé avec les pieds-noirs le pain de la misère et de la douleur : « Et cela scelle à jamais nos liens avec elle », conclut Pierre Dimech. Dans une introduction très soignée, Jie Jia rappelle que si la question pied-noir est quasiment inconnue en Chine, les questions relatives à l’identité culturelle sont assez souvent traitées dans la littérature sur le plan théorique dans le contexte de la mondialisation ou de l’identité. Et de citer, en référence à cette précision, Le Livre des mutations (en chinois : Yi Jing). Mais là, on ne peut que lui faire confiance ! A noter : tout lecteur de Présent qui commandera cet ouvrage recevra gracieusement l’étude de Georges Dillinger, Le Meurtre des départements d’Algérie. Atelier Fol’fer, 147, rue Bel-Air, 28260 La Chaussée-d’Ivry. Tél. : 06 74 68 24 40. Fax : 09 58 28 28 66. Site : atelier-folfer.com. Prix (franco de port) : 30 euros. •
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Avec Courage ! Manuel de guérilla culturelle, François Bousquet nous invite à faire notre coming out. Rassurons d’emblée nos lecteurs, il est question ici de politique, pas de sexualité ! L’auteur a fait le sien il y a bien longtemps. Du Choc du mois à Eléments, celui qui fut aussi biographe d’Edern Hallier n’a pas la réputation de quelqu’un qui se cache. Cela s’est confirmé il y a plus d’un an maintenant avec l’ouverture de La Nouvelle Librairie. Cinquante ans après Mai 68, une librairie de droite s’installait dans le Quartier latin à l’endroit où Georges Valois exerça un siècle auparavant. Une belle gageure qui, sous l’impulsion de l’infatigable Bousquet, vient d’enfanter une maison d’édition. Le présent ouvrage en est le premier fruit. Rompre avec « l’hémiplégie » qui frappe notre continent et plus particulièrement à droite, voilà l’objectif et il faut reconnaître que Bousquet vise juste. A l’heure où certains déclinistes pensent que tout est perdu, le courage reste une valeur cardinale qui permet de croire en de nouvelles victoires. Aussi, François Bousquet décrypte les ficelles utilisées avec succès par d’autres groupes pourtant minoritaires pour s’imposer dans la sphère publique. Certains de ces groupes (LGBT, vegans…), qui nous pourrissent actuellement la vie, ont gagné une aura médiatique majeure en devenant des « minorités intransigeantes ». Charge à nous de devenir les intransigeants de demain ! Pour asseoir son propos, François Bousquet s’appuie sur des mastodontes de la pensée quand bien même ils ne nous seraient pas tous familiers. Mais tous sont des exemples de cette volonté de « sortir du bois », de rompre avec l’anonymisation, d’une manière ou d’une autre. On pourra citer en exemple Soljenitsyne. L’auteur russe, en son temps, avait su trouver les ressources en lui afin de devenir celui qu’il restera aux yeux du monde un homme fier, digne et droit, symbole presque universel de liberté. On a envie de croire François Bousquet et de le suivre. A la manière de Maurras qui affirmait que « les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent », on a envie de penser que le courage se décide, qu’il n’est pas inné, mais qu’il se travaille, se forge. L’appel de l’auteur est en cela audacieux. Dominique Venner soulignait souvent l’importance de l’imprévu dans l’histoire. Mais l’attente de cet imprévu n’est pas une justification de l’inaction, au contraire même. Le choix de la mort volontaire du « Cœur Rebelle » se voulait un signal pour chaque Européen. Cet acte est censé ne prendre pleinement sens que si chacun de nous fait son introspection. Alors, soutient Bousquet « le jour de sa mort sera célébré comme l’éphéméride d’une renaissance. » Le courage ou la mort en somme, quoi qu’il en soit, ce manuel de guérilla culturelle regorge d’exemples concrets et de conseils. Le livre stimulera les jeunes générations et (re)donnera de l’énergie à ceux qui luttent et militent depuis plus longtemps ! Jean Ernice • François Bousquet, Courage ! Manuel de guérilla culturelle, éditions La Nouvelle Librairie, 2019, 247 pages, 12 euros. •
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Commémorations “Présent” Le cardinal Grente, coordinateur d’un très réputé Dictionnaire des lettres françaises, préfacé par Abel Bonnard, considère tout simplement Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), « l’Aigle de Meaux », comme « le plus grand orateur peut-être que le monde ait connu ». Le sermon « De l’éminente dignité des pauvres », rédigé en 1659, fait partie des deux cents sermons sur six cents, qui nous sont parvenus. Il fut prêché aux Filles de la Providence devant Vincent de Paul et les fondatrices de l’ordre, la princesse de Condé, les duchesses d’Orléans, de Vendôme et d’Aiguillon, et parmi les plus grandes dames du royaume, afin de recueillir des dons pour cette même maison. La maison des Filles de la Providence avait été fondée en 1630 par Mme Marie Pollalion, veuve d’un conseiller de Louis XIII, elle avait pour but de recueillir les jeunes filles tombées dans la débauche afin d’échapper à la misère. Vincent de Paul dirigea ce couvent situé rue de l’Arbalète, à Paris dans le Ve arrondissement, que les révolutionnaires de 89 s’approprièrent pour le transformer en une raffinerie de sucre et une fonderie. Ce sermon n’est pas parmi ceux où Bossuet prédicateur déploie les talents littéraires qui le firent considérer par certains comme un poète lyrique, il est avant tout d’ordre pratique. Bossuet y rappelle avec force, en s’appuyant sur l’Evangile et les Pères de l’Eglise, certains principes chrétiens : si, dans l’Ancien Testament, Dieu promettait l’abondance matérielle, Jésus dans l’Evangile lui a substitué les afflictions et les croix, de sorte que les derniers sont devenus les premiers. Si dans le monde les riches sont les premiers, dans le royaume de Jésus-Christ et dans l’Eglise la prééminence appartient aux pauvres. Si le fardeau des pauvres est leur besoin, celui des riches est leur opulence, et ainsi, quand le riche diminue le fardeau du pauvre, il diminue le sien. « Parce qu’on méprise leur condition, il relève leur dignité ; parce qu’on croit ne leur rien devoir, il impose la nécessité de les soulager ; et, afin de nous y engager par notre intérêt, il ordonne que les aumônes nous soient une source infinie de grâces » (exorde du sermon sur la charité envers les pauvres). Peut-être également, au moment de la rédaction de ce sermon, Bossuet avait-il été pénétré d’une prémonition sur le devenir de la société monarchique de son temps, une société qui cheminait sur le long processus que Chateaubriand énoncera 190 ans plus tard, dans ses Mémoires d’outre-tombe : « L’aristocratie a trois âges successifs : l’âge des supériorités, l’âge des privilèges, l’âge des vanités ; sortie du premier, elle dégénère dans le second et s’éteint dans le dernier. » La société de Bossuet en était-elle au « temps de la vanité », avait-elle commencé dans le « temps des privilèges » ? En Angleterre, le roi Charles Ier avait été décapité dix ans plus tôt, la leçon méritait d’être prise en compte, et il était bon de rappeler aux riches et puissants, à ceux qui peuvent et ceux qui devraient savoir, leurs responsabilités sociales et devoirs envers leurs frères démunis. •
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En avançant sous les hautes voûtes de la Conciergerie, une certaine émotion étreint le visiteur averti qu’il se trouve dans le lieu où Marie-Antoinette a passé les dix dernières semaines de sa captivité. Première surprise : le nombre d’étrangers venus découvrir l’exposition. Et pour cause : la femme de Louis XVI est l’une des personnalités de l’histoire de France les plus connues et représentées dans le monde. Princesse hautaine, espionne, mère modèle, sainte ou « reine scélérate » : les figures données à Marie-Antoinette abondent. Cette nouvelle exposition entend aborder les multiples représentations de la reine selon les époques et les lieux, à travers plusieurs thématiques qui relèvent de l’histoire mais – surtout – de la légende. Parmi les archives qui ouvrent le parcours, la dernière lettre écrite par la reine à sa belle-sœur Madame Elisabeth (qui ne lui parviendra jamais), des portraits ou croquis de la reine, mais aussi des objets qui lui auraient appartenu, notamment l’un des deux souliers qu’elle aurait portés sur le chemin de la guillotine. Le curieux ou le passionné pourra consulter des documents numérisés telle que la condamnation à mort par le tribunal révolutionnaire. Le reste de l’exposition explore les inspirations diverses et parfois antithétiques auxquelles la vie de cette figure royale a donné naissance : écrits et portraits, récits hagiographiques ou incendiaires, sans oublier le cinéma, qui s’est emparé de Marie-Antoinette dès le début du XXe siècle ! On se serait sûrement passé de certaines « réappropriations » artistiques morbides. Mais la démarche générale de l’exposition reste intéressante et originale. Raphaëlle RenoirMarie-Antoinette, métamorphoses d’une image. La Conciergerie, jusqu’au 26 janvier 2020. •
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Goupillières, le 30 novembre Ma Tantine, As-tu sur TF1 regardé « Mask Singer » ? Il s’agit de deviner quelle star se cache sous un déguisement (le concept est sud-coréen). On nous avait promis des stars de premier plan. Jusqu’à maintenant, ont été révélés : Sheila, célèbre dans les années… 1970 ; Smaïn, humoriste qui eut son heure de célébrité dans les années « Touche pas à mon pote » ; et Lio, même heure, mêmes années 1980. Des étoiles ? Avec un télescope complaisant. Smaïn, c’est tellement bas de gamme qu’on l’a présenté comme un ancien des Inconnus. Fake ! Arnaque ! Infox ! En un mot comme en trois : Farnox ! Il rencontra les futurs Inconnus au « Petit Théâtre de Bouvard », et eux, lui et Seymour Brussel créèrent une petite troupe d’humoristes, les Cinq, qui n’eut à peu près aucun succès. Puis il y eut les Inconnus, sans Smaïn et très vite sans Brussel. Les Inconnus, s’ils étaient devant leur télé à ce moment-là, ont dû s’étrangler de rire. Autant regarder DogTV, la télé conçue pour les chiens (la chaîne 221 chez moi). On y voit des chiens jouer, se promener, des poissons ou des oiseaux qui passent en animation. Zéro bavardage, juste un fond musical ou des bruitages discrets, aucune publicité : la chaîne idéale, et pour mon labrador qui adore s’endormir devant, et pour moi qui me surprend à la regarder aussi ! Tellement reposante en comparaison des émissions où l’on cause, chante, commente, crie, rit et bavasse… Tous devant DogTV ! Ta Sardine •
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Une terrible tragédie Descendante d’une victime, la comtesse Haward de La Blotterie, Nelly du Cray est présidente de l’association du Mémorial du Bazar de la Charité.  — Etes-vous surprise de voir reprise dans une série télévisée à grand spectacle l’histoire de l’incendie du Bazar de la Charité ? — L’événement a particulièrement frappé les esprits en 1897, du fait de l’ampleur des dégâts, du rôle que l’événement a joué dans l’élaboration de normes de sécurité, de la notoriété de certaines victimes et de la pureté d’intention de la plupart d’entre elles. Un réalisateur ne peut qu’être épris par un tel sujet, comme le fut sans doute celui du Titanic. Il a devant lui un drame historique qui peut se marier à merveille avec une dimension presque romanesque, celle de destins brisés de façon presque incompréhensible. — L’événement a effectivement énormément marqué les esprits, mais il continue donc à le faire ? — Précisément pour cette raison. Ces vies happées dans la fleur de l’âge, dans l’exercice de l’activité la plus charitable, questionnent notre nature humaine qui reste un peu interloquée face au basculement soudain de toutes ces existences. Au-delà des 125 victimes, il y eut des centaines de blessés, défigurés, des dizaines d’orphelins, des familles décimées, des œuvres clairsemées, etc. — Les médias insistent sur le côté féministe de l’évocation, s’inspirant sans doute des écrits de Séverine, journaliste socialiste de l’époque. Qu’en pensez-vous ? — Les œuvres étaient pour la plupart tenues par des dames de la haute société, dépendaient d’institutions catholiques (paroisses et congrégations). Dès les lendemains de la catastrophe, les milieux anarchistes et anticléricaux s’en sont donné à cœur joie pour caricaturer le public du Bazar de la Charité, chose assez indécente compte tenu de la tragédie qu’il avait vécue. Une histoire élaborée à partir de deux ou trois exemples de messieurs inconvenants qui se sont rués vers la sortie à coups de canne a été généralisée et répétée au fil des années. Le journal Le Gaulois avait publié toute une enquête pour rétablir la vérité. Rien n’y a fait. La réalité est que très rares étaient les hommes présents dans le bâtiment à la date de l’incendie. C’était un jour où ils travaillaient, et les œuvres étaient essentiellement animées par leurs épouses. Par ailleurs, des scènes de panique ont touché des hommes comme des femmes que la proie des flammes a rendus hystériques. Bien malin serait celui qui garantirait qu’il s’en tiendrait à la plus noble des courtoisies avec un feu à ses trousses. Il y eut néanmoins de nombreux témoignages de sauveteurs qui ont affronté le brasier pour venir en aide aux malheureux prisonniers, comme le duc d’Alençon, entré pour arracher sa femme aux flammes. — L’endroit du drame est devenu lieu de prière. Qui est propriétaire de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation ? — Dès 1898, les familles se réunirent pour élever une chapelle commémorative sur les lieux à la mémoire des parents qu’elles avaient perdus, et l’association qui succéda à la société formée à l’époque en est propriétaire. Elle maintient le souvenir des victimes, tandis qu’elle a confié le bâtiment à plusieurs congrégations successives au cours du siècle. Une série librement inspirée du drame et porteuse des obsessions féministes. — Quand peut-on visiter le chemin de croix et voir ses 14 cénotaphes ? — La chapelle est ouverte pour le culte. Derrière se trouve en effet un couloir en U qui fait à la fois office de cloître et de chemin de croix, et dans lequel sont réunis les souvenirs des victimes du 4 mai 1897, dont les cénotaphes élevés à la mémoire de 14 victimes. Il est ouvert le premier mardi de chaque mois à 14 heures (hors vacances scolaires) et les après-midi lors des Journées du patrimoine. — Quels souvenirs sont conservés sur place ? — Après l’incendie, les objets retrouvés dans les décombres (poupées, nécessaires de couture, billets de loterie, etc.) ont été conservés et se trouvent toujours rue Jean-Goujon. Ils ont été accompagnés de nombreux souvenirs, tels que coupures de journaux ou portraits de victimes. Six grandes plaques listent leurs noms tandis que la coupole de la chapelle représente la Vierge Marie les conduisant vers le ciel. Propos recueillis par Anne Le Pape • Chapelle Notre-Dame-de-Consolation, 23, rue Jean-Goujon, 75008 Paris. • Photo principale  : La chapelle Notre-Dame-de-Consolation, érigée à l’endroit même de l’incendie du Bazar de la Charité.
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[…] Ce jour-là, vers 18 heures, aux abords du Square, au volant de son bus, Hugues Viarouge, 58 ans, avait été victime d’une agression au poing américain. Blessé au front, à la main et à la jambe, il avait été pris en charge par les secours et transporté aux urgences. L’agresseur, lui, était parvenu à […]
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Les pompiers et les gendarmes sont intervenus jeudi 28 novembre sur l’autoroute A64 en Haute-Garonne pour un accident de camion-citerne. Ce dernier transportait 28.000 litres d’acide sulfurique. Un drame a été évité, la cuve n’ayant pas été percée.
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La prochaine édition de l'Eurovision se déroulera sans la Hongrie. D’après les rumeurs, la décision d’ignorer le concours a été prise parce que ce dernier est jugé «trop gay», relate le Guardian.
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