Comme le faisait très justement observer notre confrère Etienne Defay dans notre édition d’hier (voir Présent datée du 26 novembre), aussi aberrante, ridicule et stupide soit-elle, l’annonce, mardi soir, par le président Macron, d’un retour des messes conditionnées à trente personnes maximum, c’est-à-dire sans tenir compte un seul instant de la taille du lieu de culte, aura au moins eu le mérite de pousser les évêques, d’habitude si frileux, à sortir enfin de leur réserve pour manifester leur mécontentement. Le coup de sang de Mgr Aupetit Il faut dire que, pour un gouvernement qui s’assoit régulièrement sur la liberté de culte des fidèles sans rencontrer d’habitude de réelles oppositions de la part de la hiérarchie catholique, cette soudaine colère épiscopale a de quoi surprendre. D’autant que, parmi les évêques qui ont réagi, certains n’ont pas mâché leurs mots. Comme Mgr Touvet, évêque de Châlons, qui a écrit sur Twitter : « 30 personnes dans ma cathédrale, c’est ridicule et absurde. Elle fait 96 m de long et 25 m de large (transept 40 m) sur 30 m de hauteur. Total = 2 500 m2 : avec 4 m2 par personne, on peut mettre 600 personnes ! Il faut apprendre à compter ! » Ou encore Mgr Ginoux, évêque de Montauban, qui a déclaré : « Trente personnes ! On se moque de nous ! » Et surtout, chose surprenante, Mgr Aupetit, qui a piqué une vraie colère mercredi matin sur Radio Notre-Dame : « Ça suffit […]. Encore une fois, on se moque de nous ! Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes comme saint Pierre et saint Paul nous le demandent, mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. » Et Mgr Aupetit d’ajouter alors, en laissant entendre qu’il ne respectera pas la fameuse jauge des trente personnes : « De toute façon, on entre dans nos églises pour nous assassiner, c’est le terrorisme islamique, on nous égorge, on égorge des gens pacifiques qui viennent prier. Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. » Une mesure « tout à fait irrespectueuse » Bref, devant une telle levée de boucliers, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a décidé de publier dès mardi soir un communiqué avertissant les autorités politiques que la CEF était « à la fois déçue et surprise par l’annonce faite […] par le président de la République » et exigeait « que soit révisée cette mesure irréaliste et inapplicable » de « trente personnes » qui est « tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques ». Mais si Macron, à la suite d’un entretien téléphonique mardi soir avec Mgr de Moulins-Beaufort, s’était engagé à annoncer une jauge plus « réaliste », jeudi matin Jean Castex a annoncé le maintien de la jauge à trente fidèles jusqu’au 15 décembre au moins… •
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Un temps pour changer, la nouvelle dissertation lycéenne du pape François Dans quelques mois, le pape François aura eu un pontificat au moins aussi long que celui de son prédécesseur, le pape émérite Benoît XVI. Ce n’est pas faire injure à François que de dire que son niveau intellectuel n’est pas celui de Benoît XVI, lequel était surnommé dans ses années universitaires « le Mozart de la théologie ». Mais, après tout, il y a bien des Franciscains et des Dominicains, et c’est fort sain : nous n’avons pas été créés avec les mêmes charismes, et l’intelligence du cœur vaut bien celle de la tête. Mais à une condition : que chacun reste dans son couloir. Après quelques années de pontificat, les catholiques européens se dirent que François ne cessera jamais de nous surprendre. Force est de constater que ce n’est plus le cas. Texte après texte, François ne surprend plus personne et lasse tout le monde. Excepté Jean-Luc Mélenchon qui tire un verbatim de son contexte de temps en temps pour essayer de récupérer les votes ce qu’il reste de chrétiens en France. Mais étant donné qu’il a également brandi le corps encore chaud de Maradona pour se l’approprier comme « camarade de lutte », ce n’est guère probant comme relais dans le débat public. Depuis plusieurs années qui commencent à être longues, chaque sortie d’un texte de François ne suscite plus qu’un gonflement de joues, un soupir las ou au mieux un coup d’œil distrait sur le texte en question. Il n’y a guère que Laudato si’, son encyclique évoquant l’écologie, qui a eu droit à une étude sérieuse et un réel débat. Peut-être parce que son niveau était un peu meilleur que celui de ses précédents textes ? Mais encore (très) loin des textes de Jean-Paul II sur la théologie du corps (ses 129 catéchèses publiques de 1979 à 1984) et la dignité des femmes (Mulieris dignitatem, 1988), ou le discours de Benoît XVI aux Bernardins (discours au monde de la culture, 2008). La comparaison pique. Son dernier texte, donc, est titré en édition originale Ritorniamo a sognare, c’est-à-dire, dans la langue de Molière, Un temps pour changer. C’est une réponse à la crise du Covid-19. Le pape y disserte sur « les trois Covid » : la maladie, le pouvoir et le déracinement. C’est une longue conversation avec Austen Ivereigh, qui a toutes les caractéristiques d’une production lycéenne : hyperémotivité, autoréférence permanente, absence de hauteur de vue historique, pluralité exagérée des sujets, tentatives d’aphorismes, et raisonnements dénués d’empirisme. Soyons toutefois justes avec le poème extrêmement médiocre, reçu d’un inconnu, qui clôt la lettre : il est tout à fait possible et même probable qu’il ait été très mal traduit dans l’urgence. Ce qui est tout à fait dommageable, c’est la structure « fouillis » de cette exhortation. Certes, les textes des pontifes précédents avaient un côté très professoral, quasiment scientifique : lire Mit brennender Sorge (Avec une inquiétude brûlante, 1937), ce n’est pas lire du Proust. Mais c’était clair, limpide comme de l’eau de roche. A rebours, Un temps pour changer effleure une infinité de sujets sans jamais les développer, ce qui produit également une frustration, et finit par faire tomber le livre des mains. Il y a bien longtemps que la parole pontificale n’est plus que la parole papale, voire la parole de François : c’est-à-dire que la plupart des observateurs ont intégré le fait que ce n’est pas trop la peine de travailler ses textes, dans la mesure où leur niveau intellectuel les condamne à être oubliés à très brève échéance. Qu’il soit politique n’est pas une mauvaise chose : lorsque Pie XII et Léon XIII évoquent la question ouvrière, ils le sont aussi. Mais la défense timide et non argumentée du revenu universel, ou les parallèles idiots (« Tu ne verras jamais [les manifestants anti-masque] protester contre la mort de George Floyd, ou contre le fait qu’il y ait des bidonvilles », p. 47), les… trois points… de boomer… qu’il met à toutes les phrases… ou encore son énième exhortation à l’accueil des réfugiés dans un continent où ce sont des migrants de Lampedusa qui décapitent dans nos églises : tout ceci est non point politique mais idéologique. Merci, non merci, Très Saint Père : dites-nous comment devenir des saints dans cette modernité qui nous empoisonne, pas quel coup de vent communico-médiatique il faut suivre pour être admis dans le camp des gentils. Et pas de malentendu : si nous sommes durs avec vous, c’est que nous attendons beaucoup. Nous vous portons dans nos prières. • Benoît Busonier
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En matière de politique internationale, de quoi Joe Biden est-il le nom ? Le prochain président des Etats-Unis a commencé à désigner les membres de son futur gouvernement et à mettre en place une équipe de transition, dont l’actrice Sharon Stone. Une nomination hors-sol qui laisse pantois. Il y a cependant pire : la politique internationale à venir. Mardi 24 novembre 2020, Biden a évoqué sa vision du monde, avec des affirmations du type : « Le multilatéralisme est de retour », « L’Amérique est de retour, prête à guider le monde », « L’Amérique au centre du monde ». Pour l’heure, son seul axe clair reste de revenir dans l’accord de Paris pour « lutter contre la crise climatique ». Le passé de Biden sur les questions géopolitiques n’est guère rassurant. Qui se souvient combien le sénateur Biden fut un fervent partisan de l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis en 2003, après que l’administration Bush eut présenté au monde de fausses images d’armes de destruction massive, peut craindre une conception de la politique internationale en retard d’au moins vingt ans sur les réalités contemporaines. Biden faisait partie des démocrates qui firent pencher la balance en faveur de la politique de guerre au Moyen-Orient. Les résultats sont connus. Il ne saurait être considéré comme une police d’assurance tous risques sur le plan géopolitique, si bien que sa volonté de remettre les Etats-Unis au « centre » du jeu mondial ne peut guère rassurer. Avec Biden, c’est le monde d’hier qui est de retour Une des plus récentes fois où les Etats-Unis et leur président annoncèrent vouloir « diriger » le monde, dans le « bon sens », évidemment, pour le « bonheur de tous », bien entendu, ce fut à l’occasion de la chute du bloc de l’Est et de l’URSS. Ce devait être la « fin de l’histoire », selon l’idéologue Fukuyama et les élites américaines alors au pouvoir. Il en résulta non pas un libéralisme économique de bon aloi, au sens d’une simple économie de marché, mais un fanatisme libéral, l’ultralibéralisme, cette mondialisation qui est un libéralisme intolérant et dogmatique. Un libéralisme ultra, associé à une idéologie du progrès tout aussi ultra, ce que l’on appelle parfois le libéralisme libertaire et qui, par son fanatisme, sa prétention à détenir une vérité fondée sur le matérialisme, a conduit à ce monde dans lequel nous vivons : un monde où les libertés humaines disparaissent peu à peu sous prétexte de sécurité sanitaire ou liée à l’islamisme. Joe Biden et ses amis iront-ils à l’encontre de cela ? Of course, not, comme diraient les Américains. Bien au contraire, l’élection de Joe Biden et le retour des idées démocrates au pouvoir à Washington sont le signe de temps sombres, des temps où les libéraux-libertaires obsessionnels se préparent à amplifier leur projet de société : une mondialisation autoritaire, légitimée par une apparence voire une avalanche permanente de bons sentiments, une mondialisation autoritaire et sans doute « verte » qui va reprendre sa marche en avant vers un immense camp de consommation mondial. •
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Bien sûr qu’il faut que les migrants soient hébergés, mais chez eux.

En quelques jours, Gérald Darmanin a mis un genou à terre en lâchant collectivement les forces de l'ordre et en rendant hommage à ceux qui ont combattu la France en Algérie ! pic.twitter.com/J2xRDtImEx— Jordan Bardella (@J_Bardella) November 26, 2020 L’idéologie sans frontière d’accueil illimité et sans restriction remet en cause l’équilibre démographique, économique et social de nos pays.

Le Pacte sur les migrations défendu par l’UE constitue une nouvelle étape de cette « ruée vers l’Europe » dont parle Stephen Smith. pic.twitter.com/clgqaugjno— Jordan Bardella (@J_Bardella) November 26, 2020 L’article Jordan Bardella : “Bien sûr qu’il faut que les migrants soient hébergés, mais chez eux (…) L’accueil illimité de migrants remet en cause l’équilibre démographique de nos pays” est apparu en premier sur Fdesouche.
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Présent vient de créer l’APFL, ou Association pour la presse française libre, qui permettra de recueillir vos dons et de vous assurer la défiscalisation légale du don à hauteur de 66 %, dans la limite de 20 % de vos impôts. Voici pourquoi la presse écrite, et singulièrement Présent, a besoin de ce soutien. Avec une belle honnêteté, Le Canard enchaîné a publié ses comptes 2019. Belle honnêteté en effet car, pour la première fois de son existence (plus de cent ans, tout de même !), il affiche des pertes. Certes ces pertes sont extraordinairement modestes (34 000 euros) au regard de son chiffre d’affaires et de son trésor de guerre, mais elles indiquent le sens de la pente ; et ses explications sont intéressantes car elles rejoignent ce que nous écrivons régulièrement ici même. Pour une fois, Présent et le volatile anarcho-gauchisant sont donc d’accord sur quelque chose ! Le bestiau hebdomadaire nous dit d’abord que la faillite de Presstalis lui coûte gros : 1,4 million au titre de 2019. Il évoque aussi la grève des transports de 2019 et les autres problèmes sociaux de l’an dernier (Gilets jaunes, etc.) qui ont généré une baisse de ses ventes de 5 % environ. Pour 2020, il s’attend à des chiffres plus mauvais encore car ses créances sur Presstalis, aujourd’hui en faillite, monteront à 1,8 million. Qui plus est, Covid et grèves CGT, à la suite de la reprise par France Messagerie de la distribution des journaux, ont fait à nouveau chuter ses ventes au numéro. Le palmipède annonce la création d’un site Internet propre, tout en expliquant à ses lecteurs que le numérique n’est pas la panacée car c’est surtout la publicité qui assure la viabilité de ces sites. Or ce sont les GAFAM qui raflent tout. Il évoque les chiffres mirifiques d’abonnés numériques du Figaro et du Monde, qui, néanmoins, ne s’y retrouvent pas financièrement. Bien évidemment ni Le Figaro ni Le Monde, ni Le Canard ne nous feront pleurer sur leur sort – encore que Le Canard, s’il a un trésor de guerre, n’a pas de milliardaires parmi ses actionnaires. Mais tout cela a pour but de vous rappeler que la presse est spécialement fragile en ce moment, que même Le Canard le constate, et qu’en cette fin d’année vos dons (défiscalisables) sont plus que jamais essentiels à la poursuite de notre aventure commune. •
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Eusice, solitaire de Selles-sur-Cher, jadis Selles-Saint-Eusice dans le diocèse de Blois, nous est connu par Grégoire de Tours. Homme à miracles, il s’était retiré parmi des fourrés d’épines, loin des hommes. Il tenait l’or et les richesses pour du fumier. On lui amenait des enfants malades. D’une caresse, d’une prière et d’un signe de croix, il guérissait les fièvres. Le roi Childebert, partant pour une campagne contre les Visigoths en Espagne, visita notre vieillard et lui offrit 50 sous d’or. « Pourquoi m’apporter cela ? Donne-le à des gens qui le distribueront aux pauvres, car pour moi c’est superflu. Il me suffit de pouvoir prier Dieu pour mes péchés. » Et Eusice ajouta : « Va ! tu obtiendras la victoire et, ce que tu auras résolu, tu l’accompliras. » Le roi donna l’or aux pauvres, et promit que, si le Seigneur lui accordait un bon retour, il bâtirait là une basilique en l’honneur de Dieu, où le corps du vieillard pourrait reposer. Ce qu’il exécuta par la suite. •
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Notre numéro du 21 novembre, avec Mgr Aupetit à la une, continue de faire réagir. Nous accusons réception de tous (Jean-Marie T., Jean-Pierre S.) sans avoir la place de les citer. Du Dr Yves P. J’ai 91 ans. Je pourrais être le père de Mgr Aupetit, le grand-père de Julien Langella. Catholique pratiquant depuis toujours, traditionaliste, catholique et Français comme on chantait en d’autres temps. Dans sa chronique du 21 novembre, Julien Langella commet un jugement téméraire, et ma mère disait que c’est un péché mortel. Abonné à Présent depuis plus de trente ans (Julien Langella n’était pas né !), c’est la première fois que j’écris à la rédaction de mon journal préféré pour protester. Toujours fidèlement. De Benoît L. J’approuve tout à fait la réaction de votre lectrice Jacqueline P. (n° de mardi 23 novembre) devant les pages de Présent du samedi 21 contre Mgr Aupetit. On ne condamne pas, pour une minute d’égarement au micro, l’évêque français qui a été le plus actif et le plus éloquent contre la loi bioéthique (sic) de Macron. Est-ce que Présent veut enlever un jour à Rivarol et à Minute la palme de la une la plus dégueulasse ? Qui n’a pas sauvé Minute, d’ailleurs, comme l’espéraient cyniquement ses journalistes, selon leur déclaration à l’époque dans le quotidien Le Monde. De X.V. sur le site www.present.fr. Eh bien moi, je trouve cela excellent : chacun ses goûts. Je comprends votre position, mais, à l’heure actuelle, on est trop souvent obligé de quelque peu choquer pour être lu ou entendu. De plus, quand on s’appelle Aupetit et que l’on parle de « petit business », il faut s’attendre à une certaine moquerie, de plus « bien méritée ». En effet, sur le fond, qu’un prélat, archevêque de Paris qui plus est, traite de « petit business » le fait, pour des catholiques, de recevoir la communion sur la bouche est plus que choquant. Quel mépris pour certaines de ses ouailles ! Si l’on doit, effectivement, respecter l’homme d’Eglise et l’archevêque qu’est Mgr Aupetit, on peut, et on a le droit, d’avoir une opinion moins respectueuse de l’homme. Idem pour le pape, qu’il faut respecter et suivre quand il parle sous le sceau de l’infaillibilité, mais que l’on a le droit de critiquer vertement quand il dépasse ses capacités purement pontificales. Pour en revenir à Mgr Aupetit, il ferait bien de faire un peu plus attention à la manière, parfois vexante, dont il dit les choses : dans son cas, l’adage de tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler me semblerait une bonne chose en ce qui le concerne. •
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Plusieurs blindés légers, un hélicoptère, quelque 70 gendarmes (dont ceux du GIGN), et près d’une douzaine d’heures de guérilla urbaine : alors que l’île de Mayotte, française mais abandonnée par la métropole, s’enfonce depuis des années dans le chaos et la violence par suite d’un véritable tsunami migratoire, elle a une fois encore été secouée toute la journée de mercredi par de très violents affrontements impliquant deux bandes de « jeunes » d’ethnies différentes et les forces de l’ordre dépêchées en nombre sur place pour tenter de mettre fin à ce que certains témoins, pourtant habitués, ont qualifié de « scènes d’une violence encore jamais vue ». « Des tensions liées à l’immigration » Soucieux en permanence de cacher à nos compatriotes la gravité de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et notamment les DOM, les grands médias métropolitains n’en auront bien sûr pas – ou quasiment pas – parlé. Or ces nouveaux affrontements sont largement de nature à susciter notre inquiétude. En effet, mercredi matin, vers 6 h 30, une violente bagarre éclatait devant le lycée de Dzoumogné, dans le nord de l’île, entre un groupe de lycéens et un autre, constitué de « jeunes » non scolarisés. Un affrontement qui, selon plusieurs sources, aurait une fois de plus pour origine « des tensions liées à l’immigration entre clans » d’origines ethniques différentes. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que ce département fait l’objet, depuis des années, d’une véritable invasion migratoire, au point que, de l’aveu même de l’INSEE, plus de la moitié de la population de l’île est aujourd’hui de nationalité étrangère, dont une écrasante majorité clandestine (voir Présent daté du 29 août 2020) ! Une journée entière d’affrontements Bref, dépêchés sur les lieux, les gendarmes vont rétablir l’ordre une première fois, en faisant notamment rentrer les lycéens dans l’enceinte de l’établissement scolaire. Mais ils ont très vite été caillassés – tout comme les automobilistes passant à proximité – par l’autre bande ethnique, qui avait entre-temps érigé plusieurs barrages pour bloquer la circulation et assiéger le lycée, contraignant alors les forces de l’ordre à demander l’intervention immédiate de plusieurs véhicules blindés légers, ainsi que le renfort des hommes du GIGN. Face à la violence des affrontements se déroulant à l’extérieur, et alors que plusieurs des voyous ethniques non scolarisés tentaient de s’introduire dans l’enceinte du lycée, la direction a même été contrainte de confiner pendant toute la journée ses quelque mille élèves et le personnel enseignant afin de les protéger ! Plus fort encore : les affrontements s’étant poursuivis de façon sporadique durant tout l’après-midi, la direction du lycée, après consultation du préfet et des sociétés chargées du ramassage scolaire, n’a pas eu d’autre choix que d’organiser l’évacuation en car, sous escorte de la gendarmerie, des élèves vers leur domicile à la fin de la journée. Ce qui n’a pas empêché d’ailleurs l’un des chauffeurs et plusieurs enfants d’être légèrement blessés, victimes d’un incessant caillassage… •
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Heureuse nouvelle, l’exposition d’Henri Landier « 55 jours – Le journal du confinement de Henri Landier » rouvre ce samedi 28 novembre. Nous avons parlé de cette exposition dans Présent du 7 novembre, et du bel album qui l’accompagne (98 pages, 24 euros port compris, à commander à l’Atelier d’art Lepic). Tous à Montmartre ! au 1, rue Tourlaque, Paris XVIIIe, du mardi au vendredi de 14 heures à 19 heures, le dimanche de 11 heures à 19 heures. •
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En peu de clics sur Internet, il est facile de découvrir ce que sont les écoles hors contrat. 75 000 élèves sur les 14 millions d’élèves scolarisés, 1 500 écoles et environ une centaine de demandes d’ouverture en 2020. Ces écoles attirent les déçus du public ou sous contrat, soucieux d’instruction, les incompris, les différents, les dissidents. Ils ne devraient pas avoir à se justifier. Le droit de choisir son école est un droit fondamental reconnu par la République. Deux fondations se sont engagées à soutenir et promouvoir ce droit : la Fondation pour l’école et la Fondation Kairos. Sur Internet, le site de l’Institut libre de formation des maîtres permet de découvrir la richesse des formations proposées. Formation pour ceux qui souhaitent devenir les maîtres du primaire, les professeurs du secondaire, les éducateurs, les directeurs et créateurs d’écoles indépendantes. Leur formation ne sera pas reconnue par l’Etat mais ils y apprendront à enseigner les fondamentaux ainsi que l’art, la musique. Comment utiliser des pédagogies innovantes, apprendre à apprendre, savoir suivre leurs futurs élèves avec des méthodes de progression, aussi. Le site est une véritable ouverture sur ces écoles : il donne à voir leur quotidien. La plupart des écoles référencées ont un site où le projet de l’école est clairement annoncé. Elles sont mises en valeur : photos de cahiers soignés, photos d’enfants heureux, photos de dictées et de rédactions qui font rêver, et même des lettres de remerciement à tous les donateurs qui aident financièrement ces projets ne percevant aucune aide de l’Etat. Les locaux ne sont certes pas modernes mais conformes à la législation. Création et ouverture exigent des dossiers sérieux : ERP (établissements recevant du public), règles techniques à respecter, accord du maire, demande au rectorat… Tout cela est encadré juridiquement. Nul ne peut y échapper pour obtenir l’autorisation d’enseigner autrement. Au fond, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Pourtant, ces écoles ont été pointées du doigt par Emmanuel Macron, le président les englobant avec les lieux d’endoctrinement islamique. En effet, le 2 octobre 2020, le président prononçait son discours contre le « séparatisme », dans lequel il interdisait « l’école à la maison » ou « dans des structures non déclarées ». Il y a confusion : les écoles hors contrat non musulmanes sont autorisées, attentives à leurs élèves, attachées à leur faire aimer la France, sa langue, son histoire, son patrimoine, ses valeurs, ses cloches scandant le travail et la récréation, tout ce qu’un président de la République devrait défendre. Ce que visait le président ? Les écoles islamistes non déclarées. Amalgamer toutes les écoles, ainsi que l’enseignement à la maison, avec des lieux qui sont parfois le terreau du terrorisme islamiste, cela laisse pantois. En réaction à l’intervention du président, le 15 octobre 2020, à Marseille, l’imam Ismail s’est offusqué lors de son prêche à la mosquée des Bleuets : « Nos associations vont être une à une épiées et au moindre problème, pas forcément lié à l’idéologique mais sanitaire, norme de sécurité, défaut de comptabilité, ce point-là permet de fermer les associations. Toutes les associations et les mosquées sont des lois de 1901 et 1901, tu n’as pas le droit de faire du culte, c’est-à-dire ce que l’on est en train de faire. Si tu veux faire du culte, tu passes en 1905 et là tu n’as pas le droit de faire du politique et là, c’est bon, on t’a muselé. » L’imam conclut : « Jusqu’à quand allez-vous supporter cette humiliation ? » L’enjeu véritable est là, pas dans la plupart des écoles qui sont des associations de loi 1901, déjà toutes surveillées, contrôlées, répertoriées, déclarées. Quand elles ne sont pas islamistes, elles ne sont pas des lieux où se prépare une menace pour la France. L’amalgame fait par le président de la République révèle l’état de désarroi dans lequel se trouve un exécutif qui mélange tout. • Hélène Patmet Etudiante à l’ISSEP
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