La communauté internationale doit s’unir face au «terrorisme économique» pratiqué par Washington, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem.
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L’inquiétude gagne les syndicats de magistrats Voilà une agression qui n’est pas de nature à rassurer des magistrats qui se plaignent déjà que la loi de programmation de la justice 2018-2022 ait rendu obligatoire la publication de leurs noms. Grièvement blessée au visage par « une arme de poing à ce jour non identifiée », Magali Tabareau, l’une des présidentes de la cour d’assises de Versailles, se trouvait en effet à son domicile à Nézel, petite commune du nord des Yvelines, lorsque deux hommes l’ont violemment attaquée lundi matin. Déjà menacée et suivie « Masqués et circulant à moto », les deux individus se sont en effet présentés chez elle vers 9 h 30 et ont profité qu’elle avait sa fenêtre ouverte pour lui tirer dessus, avant de prendre rapidement la fuite. Transportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, la magistrate, âgée de 54 ans, souffrant de plusieurs fractures, a été opérée d’une fracture de l’os zygomatique, mais son pronostic vital n’est heureusement pas engagé. Alors que les deux agresseurs étaient toujours activement recherchés mardi matin, le parquet a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat », confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Versailles. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si cette agression est « liée aux fonctions » de Magali Tabareau, sachant que celle-ci avait déjà fait l’objet de menaces, il y a quatre ans, dans le cadre de son activité professionnelle et avait été suivie à son domicile. A l’époque, elle avait même bénéficié d’une protection policière. La loi de programmation de la justice mise en cause Une affaire qui a immédiatement fait réagir les syndicats de magistrats, qui ont souligné « l’extrême gravité » de cette agression. Et notamment Viviane Brethenoux, déléguée régionale de l’Union syndicale des magistrats, qui s’est dite « profondément bouleversée, émue et indignée » car, a-t-elle précisé, « cela rappelle, pour les Yvelines, un traumatisme qui avait déjà été terriblement profond quand des policiers avaient été assassinés, également à leur domicile, à Magnanville ». Posant alors la question de l’extension de la protection des magistrats, qui existe déjà aujourd’hui, mais est réservée à ceux qui exercent dans des fonctions très spécifiques telles que l’antiterrorisme, Viviane Brethenoux a alors fait part de son inquiétude quant au fait que les employés de la justice puissent être identifiés et attaqués directement chez eux. Une menace qui, a-t-elle rappelé, pèse d’autant plus depuis la loi de programmation de la justice 2018-2022, qui « vise […] notamment à ce que soient publiés les noms des magistrats ». Car, « à partir du moment où les juges sont identifiés, dans un monde où tout est numérisé et où les données personnelles sont faiblement protégées, il est facile d’avoir accès aux coordonnées des juges ».
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Le pays ne fournira pas de nouvelles aides financières aux pays d’Amérique centrale tant qu’ils ne mettront pas en oeuvre des actes pour réduire le nombre de migrants clandestins. Les États-Unis vont commencer la semaine prochaine le processus d’expulsion «des millions» de sans-papiers arrivés illégalement, a affirmé lundi 17 juin Donald Trump sur Twitter. «La […] Source
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Le coup d’œil de Philippe Randa.  Etonnant Laurent Ruquier ! Interrogé par Le Journal du Dimanchesur la dernière polémique (en date) de son émission « On n’est pas couché », les propos qu’il tient ne seraient nullement reniés par les journalistes et animateurs de la presse de réinformation (c’est nous !). Christine Angot ayant déclaré que « [ce n’est] pas vrai que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes […]. Le but avec les Juifs pendant la guerre, cela a bien été de les exterminer, c’est-à-dire de les tuer, et ça introduit une différence fondamentale […] avec l’esclavage des Noirs […]où c’était exactement le contraire. L’idée, c’était […] qu’ils soient en bonne santé pour pouvoir les vendre. »Evidemment, considérer la traite négrière sous l’angle du simple bon sens, aussi cynique soit-il, lui a aussitôt attiré les foudres de nombre de ses confrères bien-pensants. Ce qui déchaîne Ruquier :« Nous vivons sous la dictature de Twitter »… « et de Marlène Schiappa », à qui il reproche d’utiliser les réseaux sociaux pour faire pression sur les chaînes ; rien que ça ! Et l’animateur d’en rajouter une louche : « Nous sommes en permanence la proie des lobbies, des associations, de corporatismes catégoriels, du communautarisme… Or, ce qui est grave, c’est que des journalistes eux-mêmes s’y mettent ! […] Twitter a rendu folle une profession à la dérive, qui se tire une balle dans le pied. Viendra un jour où les journalistes, s’ils ne se ressaisissent pas, ne pourront plus rien dire à force de taper sur des confrères qui sortent du lot et vont à contre-courant de la bien-pensance ou de la pensée unique. » Fustiger ainsi la bien-pensance et la pensée unique, bravo, monsieur Ruquier, mais, tout de même, quelques esprits chagrins pourraient vous reprocher de n’attaquer celles-ci qu’un peu tardivement, soit quand vous êtes à votre tour leur victime. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
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Deodatus, « donné à Dieu » en latin, surnommé Dié, était de famille noble et devint évêque de Nevers. Il aurait pris part au concile de Sens en 657. Après quelques années de ministère, il se retira dans les Vosges. Il fonda, dans le val de Galilée, une chapelle à saint Martin. Des fidèles vinrent à lui et un monastère se développa. On l’appela Jointures, parce qu’il se trouvait à un confluent. L’observance était celle de saint Colomban. Près de Jointures avait poussé Moyenmoutier, autre monastère qui avait pour abbé un autre évêque en retraite, saint Hidulphe de Trèves. Les deux voisins se lièrent d’amitié. Dié s’était aménagé une cellule près de Saint-Martin. De là le vieillard gouvernait sa communauté. Quand il se sentit mourir, il reçut les derniers sacrements de son vieux collègue. Il lui recommanda Jointures qui devait prendre plus tard le nom de Saint-Dié.
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Ce n’est un secret pour personne, les Emirats arabes unis veulent mettre la main sur l’islam en Europe en général et sur l’islam en France en particulier. Avec des arguments plus sonnants et trébuchants que théologiques pour emporter le morceau, mais avec de redoutables conséquences religieuses si cette OPA réussissait. C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les remous autour de la grande mosquée d’Evry (Essonne) gérée par des Marocains. Le 13 mai dernier, un ancien ministre émirati aurait rendu une visite – de courtoisie… – au recteur de la mosquée, Khalil Merroun. Une rencontre ainsi expliquée (d’après des proches de la mosquée) : « L’ancien ministre est arrivé en fin de matinée alors, hospitalité marocaine oblige, il a été convié à rester rompre le jeûne. » Mais une rumeur s’est vite répandue quant aux raisons vraies de cette visite… inopinée : « L’émissaire émirati a proposé d’acheter la mosquée. » Ce qui a contraint les responsables à faire une mise au point rassurante : « Il n’est pas venu acheter la mosquée car elle n’est tout simplement pas à vendre. » Pour faire bonne mesure, certains ont assuré que, le 13 mai, le recteur Khalil Merroun était au Maroc pour assister à des causeries religieuses. Avec cette précision supplémentaire : « Toutes les mosquées marocaines sous la bannière de l’Union des mosquées de France (UMF) ont un attachement indéfectible avec leur pays d’origine. Un attachement qui ne saurait être défait, même à coups de millions d’euros, fussent-ils émiratis. » Toujours bien informé, le site marocainLe360 commente : « Ces précisions pourront-elles toutefois estomper les inquiétudes exprimées ici ou là, à tort ou à raison, quant aux ambitions démesurées des Emirats arabes unis de mettre le grappin sur l’islam en Europe ? Les visées khalijes [relatives au Golfe persique] en général, émiraties et saoudiennes en particulier, sont d’ailleurs vues d’un œil inquiet et réprobateur, y compris par les responsables politiques français qui craignent pour l’islam de France qui n’est pas resté à l’abri des tendances religieuses radicales en provenance du Moyen-Orient. » Pas à l’abri, c’est le moins qu’on puisse dire… La mosquée d’Evry est l’une des plus imposantes d’Europe (5 000 m2). Comme celles de Paris et de Lyon, elle fait partie des organismes scandaleusement agréés pour habiliter des « sacrificateurs » autorisés à pratiquer des égorgements halal. On comprend que cela fasse envie aux Emirats… L’Algérie pas en reste On apprend par ailleurs que l’Algérie a entamé des procédures d’appropriation de la grande mosquée de Paris. Ce qui, là encore, mobilise les Marocains qui n’ont pas oublié que cette mosquée fut inaugurée en 1926 par le sultan chérifien Moulay Youssef. Et que ce bijou architectural de style hispano-mauresque a été construit, Lyautey aidant, en hommage aux soldats marocains morts pour la France pendant la Grande Guerre. Reste qu’elle est gérée par le très sinueux Franco-Algérien Dalil Boubakeur, souvent franc comme un âne qui recule. Récemment, le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, déclarait (car tous ces gens-là se comportent chez nous comme en terre conquise, ce qui est, hélas, le cas) : « Les procédures visant à faire de la mosquée de Paris une propriété de l’Etat algérien ont été officiellement entamées par le biais de l’ambassade d’Algérie à Paris. » On finit par se demander qui sont ces Arabes qui viennent manger le pain de nos Arabes… Photo :Alger, Khartoum, Tripoli ? Non : Evry, Essonne, France…
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Correspondant permanent aux Etats-Unis. – Le président Donald Trump a un vrai problème. Il n’est ni politique, ni psychologique, ni métaphysique. C’est une affaire de papilles gustatives. Il ne boit pas de vin. Pas plus qu’il ne boit de liqueurs. Il s’est fâché avec l’alcool. Et cela depuis des décennies. Depuis que son frère en est mort à l’âge de quarante ans. Il lui avait fait promettre de ne jamais boire. Donald a tenu parole. La conséquence fut inévitable : pour lui, le vin est une marchandise comme une autre, soumise aux mêmes lois du commerce que les autres. Pour lui, deux vins réputés « bons » ou même « excellents » se valent quelle que soit leur origine, quels que soient la terre ou les hommes à qui on les doit. Dans ce domaine ses papilles gustatives sont mortes. Sa sensibilité au vin a disparu. Il n’imagine même pas à quoi pourrait ressembler un « bon » vin. Il ne boit que de l’eau pétillante et des sodas. Chacun ses goûts. Mais lorsqu’on est président et que l’on fait irruption dans la concurrence mondiale des vins, les choses se compliquent. Ainsi, lorsqu’une délégation de vignerons de Californie a forcé la porte du Bureau ovale de la Maison-Blanche pour clamer son amertume de savoir les vins américains plus lourdement frappés de droits de douane que les vins européens, le sang bouillonnant de l’impulsif Trump n’a fait qu’un tour et son cerveau n’a produit qu’un mot : tarif. Le national-populiste ne vit dans cette ignoble injustice qu’une sournoiserie de plus de la machine globaliste. Il y répondit comme à son habitude en plongeant dans l’arsenal classique du protectionnisme afin d’en exhiber une arme qui répand la terreur : la majoration de prix que doivent obligatoirement supporter les produits qui viennent d’ailleurs avant de pouvoir s’étaler sur les étagères des détaillants du pays hôte. Trump menace de tarifer lourdement les vins français sans apparemment savoir que c’est Bruxelles qui est responsable depuis vingt ans du déséquilibre incriminé. Et sans savoir aussi que l’on ne force pas le véritable amateur de vin à boire de la piquette en pénalisant l’excellence. Les Français resteront fidèles à leurs terroirs. Et c’est en vain que vous inciterez un Américain à abandonner « son » bordeaux pour un californien vendu à un prix pourtant imbattable. Mais quel est le responsable de cette effervescence qui a coïncidé – aucun rapport – avec les célébrations du 75e anniversaire du débarquement en Normandie ? Une réponse circule dans certains cercles de Washington : la Chine. Un canular ? Pas forcément. Les exportations de vins américains vers la Chine ont plus que doublé au cours des dix dernières années. On en est arrivé à plus de vingt millions de bouteilles par an. Un vrai marché ! Lorsque Trump serra un peu plus la vis des « célestes » en leur tarifant 125 milliards de dollars de produits, le président Xi s’est dit qu’il lui fallait riposter là où le coup ferait le plus mal : le vin. Ces intraitables Américains viennent de découvrir un filon en or : nous allons le leur couper. Désormais, la bouteille de pinard yankeecoûtera 93 % de plus en Chine. Les viticulteurs californiens, virginiens et d’ailleurs aux Etats-Unis n’ont pas osé envoyer des ambassadeurs auprès de Trump : trop explosif. Personne ne s’immisce dans ses chinoiseries. Mais Trump eut une double idée. Il nous faut, se dit-il, compenser l’effritement du marché chinois en ouvrant, ou mieux en fouettant, un autre marché. Lequel ? Le nôtre. On va assécher par la dissuasion les vins européens – et notamment français – dans les grandes surfaces américaines. Il avait confondu un bourgogne et du Coca-Cola. On lui concède quelques circonstances atténuantes.
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Moldavie : une condamnation par la CEDH Le 14 juin, à Chisinau, les officiels pestaient contre la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci en effet vient de condamner le pays pour avoir expulsé sept gülenistes vers la Turquie. La Cour a jugé, en date du 10 juin, que ce petit Etat balkanique avait violé les droits de ces citoyens turcs, en les expulsant vers leur pays d’origine, en septembre 2018. Ce verdict devrait faire jurisprudence. Les intéressés enseignaient, de la manière la plus pacifique, dans les universités privées du groupe Horizont. Or celui-ci est notoirement proche du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen que le président turc Recep Tayyip Erdoğan accuse depuis trois ans, sans aucune preuve, d’avoir commandité le putsch raté du 15 juillet 2016. Présentés comme des terroristes par Ankara, ces universitaires ont été abusivement détenus puis remis aux mains des autorités turques alors qu’ils ne s’étaient rendus coupables d’aucun crime ou délit sur le territoire moldave. Ce sont des officiers des services secrets moldaves qui avaient opéré un coup de filet dans plusieurs établissements du groupe Horizont le matin du 6 septembre 2018. Outre ces sept enseignants, un adolescent avait aussi été arrêté, avant d’être relâché peu après. Ces interpellations avaient provoqué des manifestations en Moldavie, mais aussi aux Etats-Unis et au Canada devant les consulats moldaves de New York, Chicago et Toronto. Les Nations unies ont pris une mesure similaire à la fin du mois de mai pour condamner de telles expulsions de la Malaisie à la Turquie. Afrique : 56 % de la misère du monde Le 4 juin, à Washington, la Banque mondiale publiait un rapport sur la pauvreté dans le monde. Cet organisme onusien regroupe 189 Etats. Il évalue à 34 le nombre des pays pauvres que compte actuellement la planète, contre 66 pays en 2003, à 15 ans de distance. Sont classés dans les pays pauvres ceux qui affichent un revenu annuel par habitant égal ou inférieur à 995 dollars. Sur ces 34 pays catalogués « à bas revenus », 26 se trouvent en Afrique subsaharienne, dont le Mali, le Niger, l’Erythrée, Madagascar ou encore la République dite « démocratique » du Congo. 32 pays ont rejoint le groupe des économies dites « à revenu intermédiaire » depuis 2003, portées notamment par une croissance économique rapide. Les pays exportateurs de pétrole, de gaz naturel ou de métaux ont ainsi tiré profit du supercycle des matières premières. Les cours de l’énergie et des métaux ont plus que triplé entre 2001 et 2011, tandis que le prix des produits agricoles augmentait d’environ 150 %. D’autres pays ont tiré profit de la fin des conflits pour relancer leurs économies tandis qu’une troisième catégorie de pays a récolté les dividendes des intégrations commerciales régionales : ainsi la Moldavie ou le Nicaragua, le Kenya, le Rwanda ou la Tanzanie. Mais la dynamique de la réduction du nombre des pays pauvres se heurte désormais à un obstacle : plus de la moitié des 34 pays misérables résiduels souffrent de situations de conflit, de violences ou d’instabilité. La quasi-totalité d’entre eux sont aussi très dépendants de la vulnérabilité de leurs agricultures. A tout cela s’ajoutent des niveaux d’endettement en hausse constante, et la faiblesse de leurs gouvernements. L’Afrique subsaharienne concentre 56 % des personnes extrêmement pauvres dans le monde. Elle constitue, pour cette raison, le principal réservoir des migrations. Sri Lanka : Interpol dans la chasse aux terroristes Le 14 juin, à Colombo, on apprenait que l’organisation internationale de coopération policière Interpol avait procédé à l’arrestation et l’extradition des responsables présumés des sanglants attentats du 21 avril au Sri Lanka. Perpétrées sur huit sites différents, les attaques avaient fait 258 morts et près de 500 blessés. Des kamikazes s’étaient fait exploser dans des églises chrétiennes, en pleine célébration de la messe de Pâques ainsi que dans des hôtels pour étrangers. L’organisation jihadiste Etat islamique les avait revendiquées. Et on a vite su qu’elles avaient été réalisées par des islamistes sri-lankais. Aussitôt après les attentats, l’organisation policière dont le siège est à Lyon avait déployé une équipe dédiée, restée en place jusqu’au 22 mai, pour aider les autorités locales. Cette équipe, baptisée Incident Response Team, comprenait des spécialistes du contre-terrorisme, ainsi que des experts en matière d’explosifs et d’identification des victimes. Elle a également permis de comparer en temps réel les données collectées sur place avec les informations contenues dans les bases de données d’Interpol. Le secrétaire général allemand de l’organisation policière, Jürgen Stock, s’est réjoui de cette « arrestation et l’extradition de l’un des suspects clefs des attaques à la bombe au Sri Lanka [qui] représentent une étape importante de l’enquête ». C’est un Srilankais de 29 ans, Ahamed Milhan Hayathu Mohamed, qui a été interpellé, à Djeddah en Arabie Saoudite, en compagnie de quatre autres suspects à la suite de la diffusion par Interpol d’une « notice rouge ». Ahamed Milhan Hayathu Mohamed est considéré comme un haut responsable du National Thowheeth Jama’ath. Algérie : les copains et coquins de Bouteflika Le 17 juin, à Alger, l’ancien président du patronat Ali Haddad, 54 ans, lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, était condamné à la prison ferme. Le motif semble dérisoire : la détention de deux passeports, ce qui est illégal dans ce charmant pays. Fin mars, c’est à la frontière tunisienne que ce magnat du BTP en Algérie, attributaire de très importants contrats publics, avait été arrêté. Désigné en 2014 président du Forum des chefs d’entreprise, il l’était encore au moment de son arrestation le 28 mars 2019. Outre les deux passeports, il se trouvait en possession de devises non déclarées. Quelques jours plus tard allait intervenir la démission, après 20 ans au pouvoir, du vieux fellouze Bouteflika. Un autre membre du sérail de l’inamovible Abdelaziz, l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal avait été écroué pour corruption Les têtes tombent donc dans l’entourage de l’ancien président. La justice a ouvert une série d’enquêtes pour des faits de corruption et placé en détention préventive plusieurs influents hommes d’affaires et anciens responsables politiques. Autre coaccusé, Hassan Boualem, directeur des titres et documents sécurisés au ministère de l’Intérieur quand il a délivré en 2016 son second passeport à Haddad, a été condamné à une peine légère. Ce n’est bien sûr pas dans la France macronienne que pourraient se produire de tels bouleversements. Estonie : loin de chez nous en Afrique Le 8 juin, à Bruxelles, on communiquait sur la participation de l’Estonie à l’opération Barkhane, aux côtés des soldats français engagés au Mali. Les Estoniens assurent en effet la garde et la sécurité de la base française de Gao. Avec les soldats estoniens, un camarade d’un genre nouveau : le THeMIS. Le sigle correspond à Tracked Hybrid Modular Infantry System. Il s’agit d’un véhicule terrestre sans pilote. Ce système d’infanterie modulaire hybride à chenilles est un drone terrestre armé, conçu principalement pour des applications militaires. Il est construit par Milrem Robotics en Estonie. Cet engin peut être équipé en plusieurs versions : logistique pouvant transporter jusqu’à 750 kg de matériel, détecteur d’engin explosif ou combat avec mitrailleuses. Il est en mesure de tirer avec des munitions de mitrailleuses conventionnelles ou des missiles. En complément du THeMIS, un drone hélicoptère léger, le KX-4-LE Titan de Threod Systems, assure l’appréciation de la situation. Il peut atteindre une hauteur de 80 mètres, il transporte un capteur électro-optique, relayant des images. Une longe reliée au THeMIS lui permet d’augmenter l’autonomie. Le directeur du département des programmes de défense de Milrem Robotics, Jüri Pajuste, confirme qu’il intervient dans le cadre d’une opération située « dans l’un des climats les plus difficiles du monde. C’est une expérience inestimable pour nous et les connaissances acquises au cours de la mission seront utilisées pour poursuivre la recherche et développement de son industrie. » Argentine et Brésil : une entente politique d’abord Le 6 juin, à Buenos Aires, le président argentin Mauricio Macri recevait en visite officielle son homologue brésilien Jair Bolsonaro. Celui-ci a défendu l’idée de la création d’une monnaie commune aux deux pays, projet approuvé par Macri, lequel fait campagne pour obtenir d’être réélu en octobre. Le projet de mise en place d’une monnaie commune a été attribué au ministre argentin de l’Economie Nicolas Dujovne. Du côté brésilien, beaucoup de voix se sont élevées pour protester, considérant quel’Argentine voisine se trouve en pleine crise monétaire. Cette idée d’un « peso-real »risque fort de n’être menée à « très long terme », selon les déclarations « off »de la délégation brésilienne. L’annonce en a été faite cependant après une réunion avec des représentants du milieu économique argentin, à laquelle assistaient également le ministre brésilien de l’Economie Paulo Guedes et plusieurs ministres argentins. L’Argentine et le Brésil ont été à l’origine du bloc commercial Mercosur. Ce sigle désigne un « Marché commun du Sud », qui regroupe également le Paraguay et l’Uruguay. Il assure le libre-échange des marchandises et constitue le troisième marché commun au monde, après l’Union européenne et l’Accord de libre-échange nord-américain. Le Brésil est le premier partenaire économique de l’Argentine, Buenos Aires étant le troisième partenaire économique de Brasilia, derrière les Etats-Unis et la Chine. En 2018, les deux pays ont échangé 25,9 milliards de dollars de marchandises.
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Un homme de 49 ans est décédé samedi soir sur le parking de la clinique de l’Anjou à Angers, où il avait été conduit pour être soigné. Auparavant, se plaignant de douleurs au cœur, le patient s’était présenté aux urgences du CHU mais il n’avait pas pu être pris en charge. (…) Le Progrès Source
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Entretien avec Jean-Paul Gourévitch.  Nos lecteurs connaissent Jean-Paul Gourévitch (voir par exemple son entretien dans Présentdu 18 octobre 2016). Enseignant à l’université Paris XII Créteil, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont L’Islamo-business, vivier du terrorisme. Son dernier livre pose une question essentielle : Le Grand Remplacement, réalité ou intox ? A quoi correspond exactement pour vous le terme « immigré » ? — Je me cale sur le sens donné à ce terme par le défunt Haut Conseil à l’intégration. Un immigré est une personne née à l’étranger de parents étrangers. A différencier des personnes d’origine étrangère nées en France et qui sont les descendantes directes d’immigrés,qu’elles soient issues de deux parents étrangers ou d’un couple mixte. C’est en ce sens que le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration,qui a corroboré mes chiffres de 2017,a pu écrire en octobre 2018 qu’il y avait en France 11 % d’immigrés et entre 12 et 14 % de personnes d’origine étrangère,ce qui signifie qu’ensemble ils représentent près d’un quart de la population française,soit environ 16 millions de personnes. Les illégaux sont-ils pris en compte dans vos statistiques ou estimez-vous qu’il est par définition impossible d’en connaître le nombre ? — Il est très difficile par définition de connaître le nombre de migrants irréguliers résidant sur le territoire français. Les estimations vont de 300 000 à plus d’un million. Néanmoins,l’étude du solde des demandeurs d’asile non déboutés, des utilisateurs de l’aide médicale d’Etat et de la procédure d’étranger malade, les statistiques des reconduites et des régularisations et les mini-enquêtes faites dans certains quartiers sensibles et dans les territoires d’outre-mer permettent de resserrer la fourchette entre 400 000 et 700 000,avec un point moyen autour de 550 000. Depuis quand étudiez-vous le phénomène de l’immigration dans notre pays ? Quelles évolutions les plus notables constatez-vous depuis le début de votre étude ? — J’ai commencé à travailler sur les migrations dès le début de mes missions en Afrique, en 1987. Mon premier livresur le sujet date de 1997. Depuis, j’ai publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, de monographies et de rapports internationaux. La situation a en effet considérablement changé en 20 ans. L’immigration est de plus en plus issue du continent africain, c’est une immigration familiale, économique, sociale, médicale, politique et étudiante beaucoup plus qu’une immigration de travail. Elle est aujourd’hui également majoritairement de confession musulmane et une partie de ses descendants récusent les lois de la République. J’ajoute que l’expatriation a connu également une progression très importante, au point que plus de 100 000 autochtones dont nous avons payé l’éducation, la santé et la qualité de vie quittent définitivement la France chaque année. Pensez-vous que nous sommes bien informés sur le phénomène migratoire ? — Ce n’est pas à vous que j’apprendrai que les grands médias pratiquent consciemment ou non une désinformation pour rester en phase avec le politiquement correct. Deux preuves. D’une part les controverses sur le coût de l’immigration,dont tous les chercheurs aujourd’hui admettent qu’en France elle coûte plus qu’elle ne rapporte,même s’il y a un écart considérable entre les estimations qui se situent « à gauche ou à l’extrême gauche » et celles qui se situent « à droite ou à l’extrême droite ». D’autre part le problème ingérable des mineurs non accompagnés entrant en Europe,dont plus de 50 000 se dirigent vers la France qui n’a pas les moyens de les accueillir et encore moins de leur fournir du travail. Une question qui n’est pour ainsi dire jamais abordée,tout comme l’âge réel de ces « mineurs » qui sont loin de l’être tous. De quels pays viennent principalement les immigrés qui arrivent en France ? — A l’évidence,le continent africain, et davantage l’Afrique subsaharienne plutôt que le Maghreb, est le principal vivier de cette immigration. Mais il ne faudrait pas oublier les pays de l’Est, l’Extrême-Orient, les Balkans et la Turquie, l’Amérique latine… Il est caractéristique que les Afghans et les Albanais soient parmi les plus importants demandeurs d’asile en France,alors que précisément l’Allemagne n’en veut plus. Le taux de naissances, manifestement plus important chez les immigrés que chez les Européens, n’est-il pas un élément essentiel à prendre en compte ? — Il l’est largement,comme je l’ai expliqué. 1,88 pour la moyenne de la population résidant en France, moins de 1,80 pour une Française descendante d’autochtones, 2,73 par femme immigrée, 2,02 par femme descendante d’immigrés, 1,77 par femme descendante d’un couple mixte. Dans le détail,la transition démographique (les femmes font moins d’enfants que leurs mères qui en faisaient moins que leurs grands-mères) qui touche les populations d’origine maghrébine n’a qu’un impact très limité sur celles issues de l’Afrique subsaharienne,dont le nombre sera bientôt supérieur aux précédentes. Même si vous vous gardez de toute conclusion et laissez le lecteur répondre à la question que vous posez dans votre titre au vu des éléments que vous lui fournissez, quelle est votre propre conclusion : grand remplacement, réalité ou intox ? — Vous vous doutez que, si j’ai commis 250 pages sur ce sujet difficile, ce n’est pas pour répondre en trois phrases. La question est très complexe. La transformation quantitative et qualitative de la population française que nous observons aujourd’hui continuera-t-elle sur ce rythme ou sera-t-elle modifiée, accélérée ou freinée par les trois variables majeures qui pèsent sur l’évolution des sociétés contemporaines : la variable démographique, la variable réchauffement climatique et celle,beaucoup moins connue,de l’immigration virtuelle qui fait qu’une partie des « gens du Sud » tendent à rester dans leurs pays quand ils sont rémunérés par des entreprises du Nord qui ont délocalisé leur personnel ou leur plate-forme secrétariat et marketing. Je ne répéterai jamais assez que mon travail n’est pas d’assénerdes conclusions mais de permettre à chacun de construire son opinion en connaissance de cause à partir des faits et des chiffres que nous essayons de lui fournir avec le maximum de précision et d’objectivité. Propos recueillis par Anne Le Pape • Jean-Paul Gourévitch, Le Grand Remplacement, réalité ou intox ?,éd. Pierre-Guillaume de Roux, 256 pages, 23 euros.
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