NDA – alias Nicolas Dupont-Aignan – n’est pas (pas encore) candidat à la présidentielle de 2022, à la différence de Marine Le Pen. Mais il est fort possible que la « grande primaire pour la France » le désigne, lui, et pas un autre, comme candidat de tous les patriotes réunifiés. Cet appel à des primaires des droites, est-ce néanmoins une bonne idée ? Lors des présidentielles de 2017, les grands perdants furent précisément les partisans du système de primaires, à l’américaine : primaires de droite contre primaires de gauche. De cet exercice, sortirent Hamon pour la gauche et Fillon pour la droite. Or l’un et l’autre s’effondrèrent comme des baudruches, qu’ils n’étaient d’ailleurs pas forcément, quand on passa au vote du peuple français. Quant aux finalistes du second tour, ils n’avaient pas jugé utile de passer préalablement par des primaires. Mais Dupont-Aignan n’a pas été découragé pour autant par ce test grandeur nature. Le voici donc qui imagine des primaires l’opposant lui, le gaulliste, le patron de Debout la France, à Marine Le Pen, Natacha Polony, Asselineau, Zemmour, Philippot, les LR Retailleau, Larrivé et Aubert. Un casting de rêve ! Pour l’heure, son initiative démarre assez mal. La proposition a été déclinée par tous. En revanche Vincent Vauclin, qui n’était pas sollicité par NDA, est le seul à avoir répondu positivement. Vauclin menait une liste nationaliste aux européennes de 2017, et il avait recueilli 4 569 voix, soit 0,02 %. Mais il faut convenir que voter pour la liste de son parti, Dissidence française, n’était pas simple, car il fallait imprimer soi-même son bulletin de vote à glisser dans l’urne. Et dans un tel contexte, ce chiffre de 4 569 électeurs, rassemblés sur son nom, tient déjà un peu du miracle. Des électeurs Dissidence française existent donc, et j’en ai d’ailleurs rencontré un, par ailleurs efficace éditeur d’une revue politique et culturelle fort bien faite. Si NDA persiste dans son idée, la primaire des patriotes, à ce stade, risque donc de l’opposer à Vauclin uniquement, et il n’est d’ailleurs pas certain que NDA gagne, si le trentenaire nationaliste sait mobiliser les jeunes militants des réseaux identitaires et nationalistes. Gaullisme, ratage aux européennes, incapacité à faire l’union D’autant que Debout la France part pour ces primaires avec un certain nombre de handicaps : son gaullisme, son ratage aux européennes, marqué par une incapacité à faire l’union au sein de sa propre liste. C’est d’autant plus regrettable que Debout la France compte quelques cadres de qualité, comme Benjamin Cauchy, qui est tête de liste aux municipales à Vigneux (Essonnes), ou Valérie Laupiès, qui se présente à Tarascon. Marine Le Pen a décliné dés mardi la sympathique proposition en forme de traquenard de NDA, rappelant d’ailleurs que celui-ci avait naguère comparé des primaires à « un dîner de cons », et s’étonnant que Debout la France prenne à son compte un mécanisme aussi peu gaullien dans son esprit comme dans ses effets. Mais la candidate RN en a néanmoins profité pour indiquer qu’elle souhaitait travailler avec NDA en vue des présidentielles. Ce qui semble mettre un terme à la période de froid entre les deux responsables politiques, qui durait depuis 2017. •
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Lundi 20 janvier, sept hommes ont été arrêtés à Brest et alentours (Finistère) lors d’un coup de filet antiterroriste mené par la DGSI. Ils sont soupçonnés d’avoir préparé un attentat sur le sol national. Au centre du groupe, un fiché S nommé Wahid B, la trentaine, boucher halal. Le musulman terroriste présumé n’est pas un inconnu des services ni de la justice à Brest. Surveillé depuis septembre 2014, il avait été repéré avec sa femme et leurs deux enfants mineurs à la frontière entre la Serbie et la Bulgarie. Une des routes conduisant les terroristes vers la Syrie. Renvoyé en France par la Turquie, interrogé, Wahid B avait nié. Le lendemain des attentats de 2015, il avait cependant été arrêté par la police brestoise car il laissait éclater sa joie dans la rue en mimant des tirs d’arme automatique. Mis en examen pour apologie du terrorisme, des images de propagande et 15 000 euros en liquide avaient alors été trouvés chez lui. Wahid B a été condamné à trois ans de prison avec sursis et 1500 euros d’amende. Parmi les sept interpellés, on trouve aussi un lycéen âgé de seize ans, fils d’un boucher hallal – encore. Une enclave musulmane à Brest Wahid B a grandi dans le quartier de Pontanézen où il se serait radicalisé. Ce quartier composé à 97 % de logements collectifs abrite un peu plus de 2 500 habitants, dont 2 100 couverts par au moins une prestation Caf et 730 percevant l’aide personnalisée au logement de la métropole, âgés en moyenne de 34 ans, ayant des revenus modestes, la plupart locataires et célibataires (source : Système d’information géographique sur la politique de la ville du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales). Selon la même source, la part des étrangers dans la population, dont l’origine est aisée à deviner, le quartier possédant mosquée et imam, s’élevait à 22,2 % en 2015. A ce pourcentage s’ajoutent les 22 % d’immigrés. Un ensemble exogène qui avoisine les 45 % d’habitants. Un de ces quartiers « prioritaires » où la France investit des milliards d’euros depuis 50 ans, sans résultats sinon ce fait extraordinaire : 40 % des djihadistes membres de l’Etat islamique étaient des jeunes « Français » issus de l’immigration. Un tel pourcentage fait de la France l’un des premiers pays en quelque sorte arabes ayant alimenté les filières … Il y a peu, le samedi 11 janvier, le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, l’affirmait au sujet des djihadistes de nationalité française actuellement en Syrie et en Irak : il n’y aurait pas d’autre solution que d’organiser leur retour sur notre territoire. Puis le 14 janvier, le premier djihadiste de retour de Syrie, âgé de 33 ans, a été libéré après seulement cinq ans d’incarcération sur les sept de sa condamnation. La manière dont l’islam est géré par nos gouvernements a de quoi inquiéter. Il n’est pas interdit de penser que cette gestion désastreuse explique pourquoi la France est à ce point touchée par la violence islamiste, bien plus que n’importe quel autre pays européen. •
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Ascholius, originaire de Cappadoce, mena la vie de reclus en Achaïe et sa jeunesse fut marquée par la pratique d’une austère pénitence. Les peuples de Macédoine voulurent en faire un évêque de Thessalonique à la place de Hérennius, déserteur de la cause d’Athanase au concile de Milan, en 355. Son épiscopat fut particulièrement bien rempli. Ambroise de Milan a dit d’Ascholius qu’il fut le mur de la foi, de la grâce et de la sainteté. En 373, Ascholius envoya à saint Basile le corps de saint Sabas qui venait d’endurer le martyre en Gothie, et Basile témoigna en sa faveur. Il administra le baptême à l’empereur Théodose en 380 ; en 381, il fut mandé au concile de Constantinople avec les autres évêques de Macédoine pour établir l’union et la paix après la mort de Mélèce. Vers la fin de 382, il était avec saint Ambroise, saint Jérôme et saint Epiphane, à Rome. Le pape Damase fit de lui son vicaire en Illyrie. Il mourut en 384. Saint Ambroise fit son éloge. •
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En raison d’un mouvement de grève du Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite (SGLCE-CGT), le Présent du samedi 25 janvier (n°9539) ne sera pas imprimé. Nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs pour cette nouvelle perturbation. Cependant ce numéro sera disponible en version numérique, sur notre site internet present.fr, en accès libre, dès le vendredi 24 janvier en début d’après-midi. • La Rédaction
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De René et Yvonne S. Nous lisons avec de plus en plus de plaisir ce fameux Présent que nous n’aimions pas beaucoup mais auquel vous avez donné une nouvelle force. Nous admirons par-dessus tout le fait que vous ne vous soyez pas couché devant le Système. Extra, par exemple, le tout dernier article de Christian Bless, « Irak la révolte du vassal », en page 8 du 15 janvier ! De François S. Comme tous vos lecteurs, je me réjouis des sommes collectées pour la sauvegarde de Présent (je suis content d’y avoir modestement participé). Comme d’autres lecteurs, je m’étonne dès lors que les 16 pages du samedi ne puissent pas être systématiquement rétablies. Je voulais même, compte-tenu du succès enregistré et du nouveau prix de vente (dont je comprends bien les raisons) vous suggérer de réaliser systématiquement, une fois par semaine (le mercredi par exemple) un numéro de 12 pages. Non seulement, cela permettrait de dire plus de choses (et ce ne sont pas les sujets qui manquent), mais aussi de donner une crédibilité renforcée au journal (vous avez sans doute eu les mêmes remarques que moi). Quelques félicitations : les chroniques régulières de Julien Langella et de Bruno Gollnisch sont toujours très intéressantes et contribuent à donner une image « plurielle » (comme dirait la langue d’aujourd’hui) très positive ; le numéro hors-série sur les municipales est un des meilleurs, vivant et instructif ; la qualité des analyses littéraires (ouvrages récents et œuvres plus anciennes) est d’une belle tenue ; c’est devenu un de mes principaux guides d’achat. Puisqu’in cauda venenum, vous dirais-je que par contre les comptes rendus des manifestations politiques auxquelles participe Présent (ex. Orange ou Nancy) ou qui ont une grande importance pour notre famille de pensée manquent encore un peu de chair. Mais bravo pour l’effort fait pour annoncer de plus en plus de manifestations et réunions diverses. •
present.fr
  Le journal britannique The Guardian assure, dans son édition du 22 janvier, que l’appareil du milliardaire américain, patron d’Amazon, a été piraté pendant un échange privé avec le prince héritier du royaume, en 2018. Ces révélations confirment les soupçons sur l’implication du régime dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Une vidéo envoyée via […]
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Le coup de gueule d’Alain Sanders. Entre une exfiltration du Théâtre des Bouffes du Nord et le palais de l’Elysée transformé en champ de foire, Macron a mis – protégé, lui, par une nuée d’argousins, à la différence des autres ministres qui courent encore… – tous ses vœux dans le même panier. Ce qui fait que ceux adressés à la presse mainstream sont à peu près passés inaperçus. C’est dommage. Ils méritent d’être examinés de plus près. Nous passerons rapidement sur ses attaques de roquet contre les médias dits alternatifs et les réseaux sociaux. Comme il ne peut pas les contrôler, il fera tout pour les entraver. La majeure partie de son exercice aura consisté à faire des clins d’œil appuyés et des appels du pied aux journalistes du Système. Genre : « Dans le fond, vous savez bien qu’on est dans le même camp. » Il a donc décerné des brevets de reconnaissance – allant jusqu’à faire l’éloge de la douteuse AFP ! – aux médias qui disent ce qui doit être tenu pour « vrai » et ce qui doit être tenu pour « faux ». Il s’est ainsi félicité de la mise en place, par des médias militants comme France Info, Le Monde, Libération, par exemple, d’officines à décrypter, à trier, à classer, à dénoncer. C’est exactement comme si on confiait les casernes de pompiers à des incendiaires régulièrement pris la main dans la boîte d’allumettes… Mais on s’arrêtera plus, parce qu’elle est révélatrice de ce qui est sous-jacent à l’ontologie macronienne, sur une de ses références significatives. Au cours de son laïus, il va dire : « René Andrieu disait à ses journalistes de lire Stendhal ». Au passage, il glissera qu’il est un fervent de Stendhal, lui aussi (alors que Brigitte et lui semblent plutôt avoir lu Radiguet…). Un mot pour situer, pour ceux qui l’auraient oublié, ce René Andrieu ressorti des poubelles de l’histoire. Auteur d’une piètre biographie de Stendhal, soit dit en passant, membre du comité central du Parti communiste, Andrieu sera notamment le rédacteur en chef de la Pravda en langue française, L’Humanité, de 1958 à 1984 (Claude Cabanes lui succédera). Stalinien de l’espèce fanatique, René Andrieu restera systématiquement aligné sur le régime soviétique en toutes circonstances. Au point d’attaquer férocement un de ses camarades de parti, Pierre Daix, en 1974, à propos de Soljenitsyne qui venait d’être expulsé d’URSS. Dans un éditorial venimeux, « Les Grandes Orgues », il s’appliquera servilement à justifier la décision de Moscou. Il était tellement dans la ligne, Andrieu, qu’il fut pressenti pour être le candidat du PC aux présidentielles de 1969, avant que ce rôle soit dévolu à un autre stalinien de la pire espèce, Jacques Duclos. Ainsi, quand Macron cite, devant un parterre de scribes accroupis, Andrieu et ses « journalistes », c’est un apparatchik communiste et ce sont des « journalistes » bolchos qu’il met à l’honneur. Et sciemment. Car on ne me fera pas croire que ce référencement à de tels ennemis de la France, de la liberté de penser et d’écrire, est fortuit. Dis-moi qui tu cites en exemple, je te dirai qui tu es. • Photo : Quand Macron parle « presse », sa référence, c’est L’Humanité
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De notre correspondant au Québec. – Il faut être bien naïf pour croire qu’en campagne électorale, les politiciens des grands partis se creusent la tête pour trouver des solutions aux problèmes qui accablent leur pays et qu’on assiste à de profonds débats d’idées. Les politiciens se contentent de faire une liste de promesses qui sauront leur faire gagner des blocs d’électeurs, la population étant scindée aux yeux des politicologues en divers groupes d’intérêts ethniques, sexuels, religieux, socio-économiques ou corporatifs. Ce processus démagogique a été accentué par l’apparition de firmes composées d’analystes spécialisés qui testent divers slogans et idées, avant de les faire adopter par les partis pour maximiser le nombre de votes. En termes de cynisme, on atteint des paroxysmes. Une de ces sociétés, qui œuvrent la plupart du temps dans l’ombre, est la firme montréalaise Data Sciences, créée par Thomas Pitfield, un proche de Justin Trudeau. En fait, les liens remontent plus loin : les pères des deux amis étaient eux-mêmes des intimes. Cette entreprise de « faiseurs d’opinion » donna une stratégie claire aux Libéraux en 2015, leur permettant de prendre le pouvoir en axant leur message sur le changement. Sans Data Sciences, « nous ne serions peut-être même plus au pouvoir », confia à la revue L’actualité un dirigeant du Parti libéral du Canada, préférant conserver l’anonymat. Selon la même revue, Data Sciences est devenu plus qu’un simple partenaire du Parti libéral : « elle gère sa base de données, suit à la trace son financement, surveille si ses candidats préparent bien leur circonscription pour le rendez-vous électoral, cible les électeurs potentiels sur les réseaux sociaux et raffine sa publicité numérique. » L’expertise de la société montréalaise n’est pas qu’appréciée au Canada. Les libéraux-démocrates britanniques et les travaillistes norvégiens ont fait appel à ses services, tout comme Emmanuel Macron lors des dernières élections présidentielles… •
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Plusieurs centaines de personnes se trouvaient réunies en ce jour anniversaire de la mort du roi Louis XVI, à 10 heures Place de la Concorde avant, pour certaines d’entre elles, de se rendre à la messe à Saint-Germain l’Auxerrois ou à Saint-Denis. Quelle émotion d’entendre la lecture du testament du souverain sur le lieu et à l’heure de son supplice, en présence du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme et de son neveu, Charles-Emmanuel de Bourbon Parme. L’abbé de Tanoüarn assurait, comme chaque année, la direction spirituelle de cette assemblée, faisant réciter, après quelques mots, des prières pour le roi martyr, bien sûr, mais aussi pour nous, « afin que nous comprenions le terrible mécanisme victimaire qui l’a guillotiné », et pour notre pays. Les princes, prenant chacun la parole, ont tenu à remercier les participants, tout en remarquant que, chaque 21 janvier, le soleil présidait à cette rencontre-souvenir. Des membres du Chœur Montjoie purent chanter Monsieur de Charrette et, bien sûr, Vive le Roi, suivis par une assistance recueillie. • Les amis de Présent sont fort bien représentés : A gauche, Louis de Condé – qui regrette d’avoir oublié son béret vert – et Madame, en compagnie d’Eric Vieux de Morzadec. Photo en tête : L’abbé de Tanoüarn lance les prières et le Christus Vincit. Une question au prince Sixte-Henri de Bourbon Parme Sous le signe de l’espérance Le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, qui défend toujours si courageusement la cause royale et nationale. — Monseigneur, voulez-vous dire quelques mots aux lecteurs de Présent à l’occasion de cet anniversaire ? Quelle émotion ressentez-vous ? — L’émotion et surtout l’espérance : l’espérance d’un retour à la cause nationale qui est la cause royale. Je crois que la France est en train de se perdre dans un mondialisme désastreux avec certain chef d’Etat que je ne citerai pas, mais je pense qu’il faut revenir à l’essence même de la France qui était la tête et le cœur de l’Occident et du monde chrétien. Sans doute le sacrifice du roi Louis XVI, même après plus de deux cents ans, sera-t-il utile à la France et utile à la cause que nous défendons. • Le prince Charles-Emmanuel de Bourbon Parme écoute la lecture du testament de Louis XVI.
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Cette semaine a vu une polémique enfler en Espagne autour de la question du droit des parents à choisir quelle éducation leurs enfants doivent recevoir. Dans la région de Murcie, gouvernée par le Parti populaire (PP) de centre-droit et les libéraux progressistes de Ciudadanos avec le soutien du parti national-conservateur Vox au parlement régional, les parents d’élèves pourront désormais s’opposer à ce que leurs enfants participent à des activités, ateliers ou autres cours conduits par des intervenants extérieurs. Cela faisait partie de l’accord conclu en juillet entre les trois partis du centre et de droite, en vertu duquel le parti de Santiago Abascal renonçait à exiger l’abrogation des paragraphes litigieux de la « loi LGBT », jugée totalitaire par les conservateurs, en échange de l’engagement à faire respecter la liberté des parents quant au choix des contenus éducatifs. Ainsi, pour chaque activité supplémentaire avec des intervenants extérieurs abordant des questions morales sujettes à controverse ou bien la sexualité, les élèves de Murcie devront avoir obtenu l’autorisation expresse par écrit de leurs parents afin d’y participer. Ceci alors que le gouvernement d’extrême gauche PSOE-Unidas Podemos prévoit justement de développer l’éducation sexuelle en mettant l’accent sur les questions « des droits, de l’égalité et de la liberté » et qu’il veut parallèlement marginaliser les cours optionnels de catéchisme. Si la polémique a éclaté cette semaine seulement, c’est parce que pour faire approuver le budget 2020 en Murcie, le gouvernement régional a convenu avec Vox qu’il allait publier un décret et un modèle standard concernant les autorisations parentales. Vox a par ailleurs annoncé avoir la même exigence pour voter le projet de budget dans les autres régions où les voix de ses conseillers régionaux sont indispensables, à savoir l’Andalousie et la région de Madrid. Les réactions au sein du gouvernement de Pedro Sánchez ont été à l’image de la grave dérive totalitaire des gauches contemporaines. Le ministre de l’Education, Isabel Celaá, du parti socialiste (PSOE), a estimé que « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents », ce qui a poussé le leader du PP à demander si « les enfants appartiennent à la révolution, comme à Cuba ». José Luis Abalos, qui est à la fois ministre des Transports et numéro trois du PSOE, a déclaré que ce « veto parental » fait de la Murcie un « laboratoire de l’extrême droite » et du « fascisme ». Pour sa collègue à l’Education, il y aurait d’ailleurs matière à suspendre l’autonomie de la région comme cela a été fait en Catalogne après le référendum illégal sur l’indépendance. Menaçant de se tourner dans un premier temps vers les tribunaux, Isabel Celaá considère en effet que la décision prise en Murcie viole la constitution espagnole qui reconnaît pourtant, comme le font remarquer Vox et le PP, le droit des parents à élever et éduquer leurs enfants en conformité avec leurs propres convictions. La difficulté pour Vox et le PP pourrait venir de Ciudadanos, un parti ressemblant au LREM français et qui partage les mêmes convictions progressistes totalitaires en matière sociétale que le PSOE et son allié d’extrême gauche Unidas Podemos. •
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