Il faut lire cet article pour comprendre ce qu'est le capitalisme libéral ou néolibéral, ce qu'est la mondialisation, la concurrence féroce entre pays qui n'ont pas les mêmes niveaux de protection sociale, la désindustrialisation nationale au mépris de toute logique et surtout, surtout, la trahison des élites. De nos élites. Puissent les Français comprendre ce qui leur arrive aujourd'hui et pourquoi, pour ne plus jamais faire confiance à cette bande de voleurs, de menteurs et de dangereux malfaiteurs - Avril / , , , , , , , ,
egaliteetreconciliation.fr
Atteint du coronavirus, un premier agent de police est mort ce 3 avril en Seine-et-Marne, a annoncé sur Twitter la police nationale. Le policier âgé de 54 ans était un «expert national en techniques d'intervention».
fr.sputniknews.com
Les USA réquisitionnent des masques destinés à des médecins berlinois, selon le Tagesspiegel.
fr.sputniknews.com
Certains n’y voient que des avantages : on se fait de la pub et on apparaît comme plein de bienveillance envers le bon peuple puisque l’on se dévoue pour distraire ou éduquer ses enfants pendant le confinement. Ainsi J. K. Rowling, écrivaine selon certains, ou autrice selon d’autres, comme vous ne préférez pas, a annoncé le 1er avril – mais ce n’est malheureusement pas un poisson – le lancement sur Twitter d’une plateforme en ligne « Harry Potter à la maison pour les sorcier.es confiné.es » : tout y est ! Ils y trouveront « des quiz, des jeux et tout l’univers de Poudlard en accès libre ». Après son produit marketing réussi mettant en scène une école où les cours sont destinés à apprendre à jeter des sorts et où il n’est question que de sortilèges ou autres envoûtements, J. K. Rowling jette quant à elle la poudre aux yeux de l’altruisme. Mais il est un autre genre de sorcier : François Hollande se lance à faire la classe. Il a donné jeudi un premier cours d’éducation civique à des enfants sur Facebook live, sur la page de l’association Bibliothèques sans frontières. L’ancien président, qui vient de publier un nouveau livre à destination de la jeunesse, Leur République (expliquée aux jeunes et aux moins jeunes), n’en finit pas de multiplier les initiatives pour se rappeler au « bon » souvenir des Français. Va-t-il expliquer à leurs enfants que c’est notamment grâce à lui que leur famille est confinée, puisque, selon Lamine Gharbi, présidente de la Fédération de l’hospitalisation privée, aujourd’hui « on paie cinq ans de maltraitance des hôpitaux par le gouvernement Hollande » ?
present.fr
Bercée depuis des années par le mythe de la « mondialisation heureuse », la France, à l’occasion de l’épidémie de coronavirus, vient d’être une nouvelle fois rappelée à cette dure réalité historique : lorsque le monde est en crise, le « chacun pour soi » reprend naturellement le dessus. Témoin, cette « guerre » des masques, sans pitié et sans scrupule, à laquelle se livrent depuis plusieurs jours les nations de ce monde, et dont notre pays est en train de faire les frais. Mercredi, les grands médias annonçaient ainsi qu’une cargaison de plusieurs millions de masques qui devaient arriver en France en provenance de la Chine avait été détournée le jour même vers les Etats-Unis. La raison ? Le rachat cash, à trois ou quatre fois son prix, sur le tarmac même de l’aéroport chinois, de ladite cargaison par les Américains. Un cas qui est loin de constituer une première puisque, durant ces derniers jours, plusieurs présidents de régions, dont Renaud Muselier, Jean Rottner et Valérie Pécresse, se sont plaints d’avoir vu leurs commandes de masques ainsi détournées vers les Etats-Unis. Cependant, il n’y a guère que nos « bonnes âmes » bercées d’illusions mondialistes pour s’étonner de ces méthodes. Car, aussi inélégantes soient-elles, elles nous rappellent que, depuis toujours, lorsque le monde est en crise, le « chacun pour soi » est un réflexe naturel et que les nations, préoccupées avant tout par leurs propres intérêts, ne s’embarrassent plus de scrupules. Comme cette Chine qui, à peine sortie d’une épidémie au cours de laquelle la France l’a aidée, vend maintenant ses masques à prix d’or, au plus offrant, en se fichant bien de l’amitié entre les peuples. Ou comme les Etats-Unis qui, avec les capacités financières énormes qui sont les leurs, raflent tout ce qu’ils peuvent, sans se soucier de savoir si ces rachats causeront la mort de centaines de personnes chez leurs partenaires. Un chacun pour soi qui va même parfois jusqu’à la malhonnêteté, comme nous l’a montré cette « saisie par erreur », effectuée il y a quelques jours par les douanes tchèques, de près de 700 000 masques et respirateurs envoyés par la Chine à l’Italie… Bref, comme le soulignait Antoine Bondaz, de la Fondation pour la recherche stratégique, « tous les pays sont en situation d’urgence, donc tous les coups sont permis ». Et c’est là une terrible leçon pour notre pays, qui comprend d’une part que partout ailleurs sauf chez lui prime l’intérêt national, et d’autre part que le seul moyen de se prémunir contre ce genre de déconvenues est d’assurer son indépendance sanitaire. Beau temps pour les arnaques D’une manière plus générale, cette épidémie, comme toute épreuve, révèle à la fois le meilleur et le pire de l’espèce humaine. Ainsi, si depuis des semaines nous assistons au dévouement extraordinaire du monde soignant, nous voyons aussi, hélas, les arnaques en tous genres fleurir. C’est ainsi qu’à ce jour, le parquet de Paris, à lui seul, a ouvert plus d’une quinzaine d’enquêtes pour des trafics des masques ! Lieu privilégié de ces arnaques, bien sûr : internet, où sept sites de vente en ligne de matériel liés à la prévention ou au dépistage du coronavirus ont notamment été fermés le 27 mars par les gendarmes. Appartenant tous au même escroc, déjà connu pour des faits similaires, et qui opère depuis les Emirats arabes unis, ils vendaient gel, masques et autres gants à des clients qui n’étaient jamais livrés, ni remboursés. Un phénomène qui a pris une telle ampleur que les services de police appellent aujourd’hui sur les réseaux sociaux à la plus grande vigilance. •
present.fr
« Qu’il arrête ! Qu’il ferme sa gueule ! Et qu’il soit médecin ! Mais qu’il arrête partout de dire : “je suis un génie” ! S’il est un génie, on le saura une fois que ça sera prouvé »… Pour cette sortie qui est bien à son image, celle d’un provocateur et d’un insupportable donneur de leçons, le vieux maoïste passé à l’ultralibéralisme aurait amplement mérité une bonne paire de gifles. Mais le professeur Didier Raoult, infectiologue reconnu dans le monde entier pour ses brillants travaux, est non seulement bien au-dessus de cette médiocrité, mais surtout très occupé actuellement à sauver les vies de centaines patients atteints de Covid-19 au moyen de son traitement associant hydroxychloroquine et antibiotique. Cette « pointure » de la recherche scientifique n’a en effet guère de temps à perdre à écouter les vociférations d’un Cohn-Bendit qui, non seulement n’est pas médecin, mais est en outre à lui seul un symbole de cette Union européenne qui aura montré une fois de plus à l’occasion de cette crise du coronavirus son incapacité totale à faire face et donc son inutilité. Plus intéressant, en revanche, est l’avis de l’ex-ministre français de la Santé et cardiologue Philippe Douste-Blazy qui, bien conscient de l’urgence de la situation, exhorte depuis plusieurs jours l’Etat français à utiliser sans réserve l’hydroxychloroquine, et déplorait encore mercredi dans Marianne : « On va finir par être le dernier pays où on ne prescrit pas de chloroquine » ! •
present.fr
La bonne nouvelle en Grèce, c’est que l’épidémie de coronavirus a forcé la Turquie à retirer de la frontière les milliers de migrants qu’elle avait lancés fin février à l’assaut de l’Europe, promettant par la voix de son ministre de l’Intérieur Suleyman Soylu de faire tomber les gouvernements européens sous les coups de ce nouvel assaut migratoire. Pour le moment, cette déclaration de guerre qui ne disait pas son nom s’est retournée contre le président Recep Erdogan et ses concitoyens. Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis n’est pas celui d’Alexis Tsipras, et les forces grecques, soutenues par la population, ont tenu bon face aux assaillants. Le vendredi 27 mars, les autorités turques organisaient l’évacuation de ces assaillants pour cause d’épidémie de coronavirus dans l’ensemble du pays. Les candidats à l’immigration illégale en Europe ont été transportés et placés en quarantaine selon l’agence de presse turque Anadolu. Le ministre Suleyman Soylu a toutefois promis que les migrants reviendraient à la frontière grecque une fois la pandémie terminée. Des mesures prises dès février Le 2 avril, la Turquie faisait déjà état de près de 16 000 personnes contaminées par le coronavirus SARS-CoV-2 et 277 morts. En Grèce, on annonçait le même jour 1 415 malades et 52 morts. Car la Grèce a pris des mesures pour freiner l’épidémie dès son apparition sur son territoire, à la fin du mois de février, tandis que la Turquie était trop occupée à faire passer ces migrants dont beaucoup étaient originaires de pays où la maladie Covid-19 était déjà très présente, avec d’ailleurs une faible proportion de Syriens à en croire les statistiques des arrestations côté grec. Empêcher le passage de ces immigrants clandestins, c’était aussi pour la Grèce une nécessité pour ne pas réduire à néant les autres mesures adoptées contre le coronavirus. Face à l’évacuation des migrants par les autorités d’Ankara, le gouvernement de Mitsotakis a annoncé lundi ne pas vouloir étendre la suspension des demandes d’asile qui avait été annoncée le 1er mars dernier pour une durée d’un mois. Prudence En ce qui concerne le coronavirus, le Premier ministre Mitsotakis a estimé jeudi devant le parlement que les Grecs ne sont pas encore « au début de la fin, mais plutôt à la fin du début », et il a appelé les gens à rester chez eux, faisant remarquer que dans un pays comme la Hollande, où l’épidémie a commencé au même moment, il y a aujourd’hui dix fois plus de patients en soins intensifs dans les hôpitaux. Depuis le 23 mars, la population grecque est en confinement, ce qui veut dire qu’il est demandé aux habitants d’éviter tout déplacement inutile et que les rassemblements sont interdits. Il est toutefois possible de sortir de chez soi pour aller travailler, pour aller acheter de la nourriture ou des médicaments, se rendre chez le docteur, se dégourdir les jambes ou aller promener son chien. Comme en France, il faut remplir une déclaration pour justifier chaque sortie. Les offices de l’Eglise orthodoxe ont été fermés au public et les messes de Pâques le seront aussi, ainsi qu’en a décidé le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe grecque. Les mesures prises ressemblent donc fort à celles adoptées en France, sans toutefois aller jusqu’à la fermeture de toutes les activités « non essentielles », mais, prises plus tôt, elles ont permis de mieux freiner l’épidémie. En tout cas pour le moment. •
present.fr
Cette semaine, à Angers, Emmanuel Macron a prononcé des mots inouïs pour un président qui se voulait rempart progressiste face au nationalisme : les mots de « souveraineté » et d’« indépendance », qui sont précisément au cœur du nationalisme français, depuis que la France existe. Rappelons-nous une fois encore la phrase exacte – et parfaite – de Macron : « Nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne […]. Il nous faut retrouver la force morale et la volonté pour produire davantage en France et retrouver cette indépendance. » Conversion à la saint Paul ou cynique formule d’une habile triangulation politique ? Le New Statesman est un célèbre magazine londonien classé très à gauche, un hebdomadaire historiquement de gauche, une sorte d’Obs (l’ex-Nouvel Observateur) en plus engagé, encore. Or, tirant des leçons politiques de l’épidémie, ce magazine n’hésite pas à écrire, dans son numéro du 20 mars : « La crise du coronavirus pourrait sonner le glas de l’ordre mondial progressiste. » Plus loin, l’éditorialiste précise sa pensée : « La théorie qui veut que nous soyons engagés sur la voie d’un progrès inexorable, une fois de plus, a été affaiblie – sans doute pour de bon. » Or, qui s’était fait le champion européen du progressisme ? Le président Macron. Il est stupéfiant d’assister, en direct, à un tel retournement de veste. Mais qu’en restera-t-il demain, quand la crise sera passée ? Le New Statesman semble penser que « l’heure des comptes a sonné », que les errements mondialistes et européistes des dirigeants seront jugés à l’aune de la crise sanitaire. « Succession d’errements, de lacunes et d’échecs » Au Parlement européen, Nicolas Bay a repris, le 26 mars, cette célèbre formule d’Emile de Girardin, pour résumer le grand péché de l’UE : « Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte », et il en a profité pour graver dans le marbre, pour l’Histoire et pour la suite, sa « succession d’errements, de lacunes et d’échecs » : « Incapable d’abord d’analyser les informations disponibles pourtant depuis décembre, Bruxelles n’a cessé de minimiser les risques liés au virus […], incapable ensuite d’anticiper une telle crise, qui est pourtant un risque majeur dans une économie que vous avez voulue ouverte et mondialisée, l’UE n’a jamais constitué les stocks de masques, de tests et de produits nécessaires pour faire face à l’urgence. Incapable aussi de concevoir une vision de puissance et d’établir une stratégie industrielle, l’UE a laissé se délocaliser nos savoir-faire […]. Incapable enfin de dépasser ses dogmes, l’UE a refusé jusqu’au bout de contrôler nos frontières, jusqu’au bout refusé de remettre en cause la sacro-sainte liberté de circulation, de suspendre les vols en provenance de Chine par exemple ou des autres régions à risque. Elle ne s’y est résolue qu’une fois la décision prise par les nations. “Le virus n’a pas de passeport” disaient-ils tous comme des moutons, Macron en tête, d’ailleurs. » Et enfin « fustigeant ceux qui font des contrôles aux frontières, vos carences et votre aveuglement idéologique sont des causes directes de la situation actuelle ». Macron semble avoir fait la même analyse. Mais en admettant même qu’il soit sincère, n’est-ce pas un peu tard ? « Un peu » est d’ailleurs un euphémisme. •
present.fr
Retrouvez tous les samedis les réflexions inspirées par l’actualité à Julien Langella, cofondateur de Génération identitaire et membre d’Academia Christiana. Emmanuel Macron a appelé à « rebâtir notre souveraineté nationale et européenne » en produisant « davantage en France ». Le squatteur de l’Elysée découvre le fil à couper le beurre : la liberté d’être maître chez soi. La souveraineté conditionne l’existence d’une nation : quelle est la liberté réelle d’un peuple qui dépend de lointains voisins pour son approvisionnement en nourriture, en biens culturels et en énergie ? L’« économie », du grec oikos (« maison »), est l’art de nourrir la maison et d’administrer ses ressources en vue de se perpétuer. Or, nos foyers nationaux ne se nourrissent plus eux-mêmes : nous vivons grâce au pétrole arabe, nous construisons nos bâtiments grâce au sable extrait à l’international, nous sommes vêtus par des forçats indiens ou chinois et nos fruits et légumes sont cueillis par des immigrés clandestins dans les champs d’Europe du Sud. Cette dépendance n’a même pas l’avantage qu’elle avait pour Rome au temps de sa grandeur : les nobles romains pouvaient déguster des agrumes carthaginois d’un goût pur, les Européens d’aujourd’hui s’empoisonnent avec des pesticides et des conservateurs. Nous ne sommes pas à la tête d’un empire commercial gagné par les efforts d’héroïques légionnaires, jouissant des mets les plus exquis de l’univers se déversant jusqu’à nos tables tel un fleuve de bienfaits exotiques et mystérieux. Nous ressemblons plutôt aux vaches des élevages industriels, à l’estomac perforé pour être rempli de tourteaux de soja discount. L’autonomie alimentaire, énergétique, culturelle et, en l’occurrence, sanitaire, est constitutive de toutes les autres. Aucune liberté individuelle ne saurait être invoquée à son encontre. C’est pourtant la logique de notre économie casino : le 16 septembre 1992, les opérations spéculatives de George Soros sur plusieurs marchés financiers provoquent la dévaluation de la livre et forcent l’Angleterre à se retirer du Système monétaire européen, ancêtre de l’euro. En quelques heures, Soros a gagné 1,1 milliard de dollars et contraint l’une des premières puissances mondiales à changer sa politique monétaire. Quelle liberté avons-nous quand la valeur de l’argent, celui-là même qui nourrit nos familles, peut être fixée par un homme plus puissant qu’un chef d’Etat ? Nous n’avons pas attendu le coronavirus pour comprendre qu’il fallait se protéger de la liberté des renards dans le poulailler, mais pour le petit Emmanuel, qui a la culture générale d’un youtubeur des années 2010, c’est une épiphanie. Les écologistes portoricains, en butte à la colonisation financière et à la tutelle états-unienne, prônent « la souveraineté alimentaire, libérée de la dépendance envers les importations et les géants de l’agroalimentaire ; la souveraineté énergétique, libérée des combustibles fossiles et gérée par les communautés ; et peut-être également la souveraineté en matière de logement, d’approvisionnement en eau et en éducation ». Le constat est posé, il manque l’incendiaire qui carbonisera le régime parlementaire, cette dictature des partis, pour restaurer un pouvoir politique apte à réaliser cette révolution souverainiste. • Julien Langella
present.fr

Pages

Nos médias