Que s’est-il passé au cours de ces 14 petites minutes ? Mercredi 17 avril, en début d’après-midi à Gardanne, une jeune fille de 15 ans monte dans le TER nº880146, en direction d’Aix-en-Provence. À bord, une poignée d’autres passagers. Mais aussi, dans le train attelé, trois agents de la police ferroviaire. Quatorze minutes plus tard, […]
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L’affaire avait démarré sur les chapeaux de roues avec fanfares et trompettes, il faut dire que c’était lors de la campagne des dernières élections présidentielles en 2017, et qu’il s’agissait, pour notre impartiale justice, de faire exploser en plein vol le candidat Fillon. Il n’y avait pas eu alors de termes assez durs pour la décrire. Aujourd’hui, deux ans et demi après l’ouverture de l’enquête visant les époux Fillon, on la qualifie presque pudiquement de « soupçons d’emplois fictifs » Pourtant les charges sont lourdes : détournement de fonds publics, complicité, recel de détournements de fonds publics et d’abus de biens sociaux, manquement aux obligations déclaratives. Les trois juges d’instruction du pôle financier de Paris ont rendu leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel le 19 avril dernier, plus rien ne s’oppose donc à un procès qui devrait se dérouler vers la fin de l’année 2019. Profitant de l’occasion pour prendre ses distances avec François Fillon, la tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, s’est fait le porte-parole de la classe politique, en déclarant qu’il s’agissait avec ce procès de retrouver la confiance des citoyens. Des citoyens très certainement en déficit de confiance envers la justice de leur pays et leur personnel politique, après la décision d’envoyer celui que la prison terrorise, le fraudeur Jérôme Cahuzac, dans une pré-retraite dorée dans sa villa de Corse. Les époux Fillon passeront-ils par la case prison ? Probablement pas, à moins qu’ils ne se risquent à porter un gilet jaune ou un maillot la Manif pour tous à leur audience.
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L’image d’un Christ constellé de sang avait fait le tour du monde. La série d’attentats ayant frappé des églises et des complexes touristiques du Sri Lanka a finalement été revendiquée. Divisé en huit explosions distinctes, l’attentat aura causé la mort de 359 personnes (chiffre susceptible d’évoluer). Une attaque incompréhensible dont les coupables et les raisons sont restées obscurs plusieurs jours. Quarante personnes ont été arrêtées mais des suspects sont encore en fuite, d’après le Premier ministre sri-lankais, Ranil Wickremesinghe. Le groupe local islamiste National Thowheeth Jama’ath (NTJ) est toujours accusé par les autorités d’avoir commis les attentats au Sri Lanka, en lien avec un groupe islamiste radical indien, connu comme le Jamaat-ul-Mujahideen India (JMI). En effet, si l’Etat islamique a revendiqué l’attentat et a diffusé des preuves de son implication, la piste du groupe islamiste local est encore privilégiée. La diffusion des images des kamikazes par Amaq (le média de Daesh) va évidemment permettre aux enquêteurs d’en savoir plus sur le modus operandi et les ramifications reliant le groupe islamiste local à Daesh. Parmi les kamikazes, figurent deux frères appartenant à la branche sri-lankaise des Frères musulmans. Un massacre de « représailles » Les premiers éléments de l’enquête montrent que les attentats de dimanche ont été commis pour riposter au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, une donnée qui vient confirmer les craintes émises par une large frange de l’opinion supposant que le massacre de Christchurch entraînerait une réaction violente de la part des franges radicales de l’islam. Après tout, certains attentats en France ont été commis au nom de la bande de Gaza. Donc, une justification aussi ignoble qu’imbécile, comme si les chrétiens du Sri Lanka avaient entraîné et armé Brendon Tarrent (le tueur de Christchurch), comme si les paisibles vacanciers des groupes hôteliers avaient financé l’itinéraire sanglant du criminel australien. Cette attaque, outre le caractère sanglant, est également un coup dur porté à l’équilibre du pays. Le Sri Lanka, marqué par une longue guerre civile opposant le gouvernement (élu par l’ethnie cingalaise) et les Tigres tamouls (représentant l’ethnie minoritaire). Dans un pays secoué par les tensions ethniques, les chrétiens faisaient figure de pacificateurs tant, chez eux, le fait d’être chrétien supplantait l’importance de l’appartenance ethnique. Les chrétiens ne combattaient pas pour une quelconque cause, ils priaient et célébraient la résurrection du Prince de la Paix, un affront impossible à digérer pour ceux qui se nomment combattants mais qui ne sont que des assassins dont les noms ne seront chéris que par une poignée d’obscurantistes criminels. Comme le dit si bien (et c’est suffisamment rare pour être souligné) Jean-Luc Mélenchon : « Plus généralement, il y a une sous-évaluation dans les médias français des agressions spécifiques dont font l’objet des chrétiens dans le monde […] C’est pourquoi on ne saurait se taire ou noyer le poisson dans les explications qui nieraient ce fait central : les chrétiens du Sri Lanka ont été assassinés parce qu’ils étaient chrétiens et pratiquants de cette foi. »
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Les médias s’en inquiétaient : Nathalie Loiseau, la chef de file des macroniens pour les européennes, semble vissée à ses 22% d’intention de vote. Aucune dynamique ne se dessine en sa faveur, alors même que la gauche est atomisée, et que la droite dite modérée semble incapable de jouer les trouble-fête entre « progressistes » et « populistes ». Elle ne convainc pas les autres électorats. La découverte de son passé « d’extrême droite » va-t-elle lui ouvrir des perspectives du côté du Rassemblement national ou de Debout la France ? Evidemment non. Ceci pour plusieurs raisons. D’abord, comme le rappelait Jean-Marie Le Pen en son temps, l’électeur préfère toujours l’original à la copie. Et la soudaine droitisation de Madame Loiseau, par la grâce d’une adhésion de jeunesse au GUD (ou à l’organisation qui lui avait succédé à l’Institut d’Etudes Politiques, l’UED, ce qui signifie Union des Etudiants de Droite) a quelque chose d’artificiel. Darmanin a bien écrit un temps dans un journal royaliste, il n’en est pas moins « progressiste » pour autant. Même chose pour Edouard Philippe, malgré sa très droitiste défense et illustration de l’écrivain Céline dans son livre consacré à la littérature, à la lecture. Et Le Maire, n’a-t-il pas fait un tour du côté de la Manif pour tous, que l’on nous présente aujourd’hui comme un nid de vipères fascistes ? L’erreur de Madame Loiseau a été dans sa stratégie de communication. Dans un premier temps, face aux « révélations » (sic !), son équipe a crié au montage, au faux document. Acculée par les évidences, la tête de liste LREM a alors prétendu qu’elle ne s’en souvenait plus. Mais peut-on faire confiance à une politicienne qui n’a pas toute sa tête, dont le cerveau serait comme un gruyère ? Réalisant les effets pervers de ce système de défense, Loiseau a retrouvé sa mémoire. Elle explique maintenant qu’à l’époque, elle n’avait pas réalisé qu’il s’agissait d’une liste étudiante vraiment à droite. La liste s’appelait pourtant Union des Etudiants de Droite. Ses colistiers lui semblaient normaux. Parce que quand on est de droite ou d’extrême droite, on se doit de présenter un faciès de brute à front bas ? Système de défense plus préjudiciable que « l’affaire » Là aussi le manque de curiosité supposé de la Loiseau de l’époque, sa prétendue innocence politique de jeune étudiante, altèrent son image, la faisant passer pour une bécassine. Loin de la protéger, son système de défense se révèle en fin de compte plus préjudiciable que « l’affaire » elle-même (y avait-il matière à « affaire » ?). Mediapart, tenu par l’extrême gauche, est un outil à démolir les réputations. Loiseau et ses communicants sont tombés dans le panneau. Au lieu d’assumer les prétendues révélations, les mensonges et les silences gênés se sont accumulés, contribuant à déstabiliser la candidate LREM. Il est trop tard à présent pour changer de tête de liste, le compte à rebours électoral dicte sa conduite au parti présidentiel. C’est peut-être ce qui sauvera la liste LREM d’un naufrage total : on ne gagne jamais à laisser le camp d’en face faire le ménage dans sa propre organisation. Dupont-Aignan en a fait la douloureuse expérience, avec Emmanuelle Gave. Tous devraient prendre des leçons de l’expérience d’un homme qu’ils admirent pourtant, François Mitterrand : la Francisque ? Bousquet ? France, revue de l’Etat nouveau ? Son cancer ? Sa double vie ? Et alors ?
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« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Jésus avait dit à Madeleine : « va auprès de mes frères ». Et quelle n’est pas cette fraternité ! Tout Dieu qu’il est, ce fils unique a pris sur lui nos infirmités, afin de nous ressembler ; et cela, pour nous rendre la possession de l’éternel Royaume de vie, auprès de son Père. Car c’est au Père que Jésus nous mène. Il ne monte pas au Ciel seul : il emmène virtuellement avec lui tous ceux que croient en lui. Afin que se réalise en lui, l’union de tous avec le Père. Quelle gloire pour nous que cette espérance en Jésus ! Notre confiance doit être sans limites.
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De notre correspondant permanent aux États-Unis – Chasser le président Donald Trump de la Maison Blanche comme un voleur d’élection, un violeur de lois, un homme sans scrupules ni moralité, voilà ce que souhaite la quasi-totalité des démocrates. C’est leur obsession depuis les solennités de l’inauguration de cette 45e présidence, le 20 janvier 2017. Les deux humiliations que leur a assénées le rapport du procureur spécial Robert Mueller – le 24 mars avec la publication des 4 pages de conclusion, le 18 avril avec celle de plus de 400 pages – ne les ont pas calmés. Au contraire. Dans les deux cas, Trump est blanchi de toute collusion avec les Russes et de toute obstruction à la justice. Qu’importe pour les démocrates : ce rapport, clament-ils, est un tissu de mensonges. La vérité, affirment-ils, se trouve ailleurs. Trouvons-la et nous déclencherons contre l’usurpateur une procédure d’impeachment, de destitution. Le problème est que ce genre de procédure est long, difficile et hasardeux. On ne se débarrasse par d’un président comme d’un valet indélicat : il faut des témoignages, des preuves, des votes. Le Congrès se transforme en tribunal et la nation entière devient spectatrice. Un sommet à la fois politique et émotionnel. On peut hésiter devant l’histoire qui se fait. Justement, les chefs démocrates hésitent. Non que le défi en soi les impressionne – ça ose tout, les démagogues et les manœuvriers – mais certaines étapes sur ce dur chemin vers l’accusation suprême les incitent à la prudence et l’attentisme. C’est bien, se disent-ils, de soutenir que Trump a les mains sales, mais ce serait mieux de le montrer. Or, dans ce but, le rapport Mueller semble un mur de béton. Le contourner ? Impossible. Le franchir ? Impensable. Le lézarder ? Peut-être. La solution est là, se rassurent les chefs démocrates. Transformer ce bloc dur en tranche de gruyère où les trous serviront d’alvéoles aux vérités que nous découvrirons. A la fin, miné de l’intérieur, l’obstacle s’écroulera de lui-même. Il n’y aura plus de rapport Mueller. Il ne restera que le rapport du Congrès, fier et triomphant. Mettons-nous au travail ! Et d’abord, plaçons sur le gril trois personnages cruciaux dans cette affaire : Donald McGahn, ancien conseiller de la Maison Blanche, William Barr, ministre de la Justice, et Robert Mueller, l’auteur du fameux rapport. Des comités spéciaux du Congrès vont bientôt les mitrailler de questions et passer au scalpel leurs réponses. Avec l’espoir, en apparence fou, de découvrir une faille qui les mènera jusqu’à l’impeachment. Les chefs démocrates – Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, Adam Schiff et Jerrold Nadler, tous deux présidents d’importants comités – ont besoin de temps. Une contre-enquête exige des semaines, parfois des mois. Voilà pourquoi ils ont décidé de repousser l’instruction du dossier Trump le temps qu’il faudra. Leur but inavouable est triple. D’abord, inoculer un doute dans l’esprit de certains républicains afin de placer toute cette opération dans une dynamique bipartisane moins risquée et plus habile qu’une attaque signée uniquement par la gauche. Ensuite, empuantir l’atmosphère électorale jusqu’au vote de novembre 2020 et laisser croire à des millions d’Américains que leur président est effectivement coupable de collusion avec la Russie et d’obstruction à la justice. Enfin, cette odieuse chasse à l’homme, en dépit des conclusions d’une enquête de vingt-deux mois, pourrait servir de programme aux candidats démocrates qui en sont, pour l’instant, cruellement dépourvus. Faire durer le pourrissement, voilà ce que cherchent Pelosi et ses complices. Malgré l’impatience de la base des élus de gauche. Malgré les exigences des électeurs anti-Trump exprimées dans les sondages. Jouer le long terme est le seul moyen d’éviter un échec probable de l’impeachment – et donc un cinglant revers pour les démocrates – juste avant le vote pour la Maison Blanche.
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Il s’agissait d’attaques préméditées. Samedi d’abord, à Décines, deux poteaux portants des caméras de vidéoprotection ont été attaqués par plusieurs individus. Au pied du premier poteau, un conteneur d’ordures a été incendié, détruisant les deux caméras accrochées au pic du pylône. Peu de temps après, un autre mât a été purement et simplement scié à […]
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L'entreprise Le Bras Frères qui travaillait sur le chantier de la flèche de la cathédrale de Paris a reconnu et "regretté" mercredi que certains de ses compagnons se soient "affranchis" de l'interdiction de fumer.
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Le coup de gueule d’Alain Sanders L’exploitation – au sens le plus fort du terme – par le pouvoir macronien des malheurs de Notre-Dame continuant avec une rare indécence, quelques remarques. Avec un retour, d’abord, sur l’hommage rendu aux pompiers à Paris le 18 avril, Castaner et Hidalgo aux manettes. A cette occasion, Castaner, petit kéké marseillais monté à la capitale, a notamment déclaré : « Notre-Dame est un lieu de prière et de recueillement, mais plus que ça c’est, etc. » Non, monsieur le ministre des cultes, Notre-Dame ce n’est pas plus que ça. C’est d’abord, surtout, intrinsèquement (même si des hordes de touristes y déambulent dans l’espoir d’apercevoir Quasimodo et Esmeralda), un lieu de culte catholique. Fasse Dieu que l’épreuve subie par la cathédrale rappelle aux Frollo de l’évêché (qui ont servi dévotement la soupe à Macron tous ces jours-ci) cette évidence. Notre-Dame, que beaucoup voudraient déchristianiser, n’est pas un musée. On a aussi vu Anne Hidalgo y aller de sa petite contribution. Anne Hidalgo, cette pasionaria, qui en pince pour les Brigades internationales (comme un vulgaire Chirac) et les colonnes infernales des Rouges espagnols. A savoir des terroristes qui ne se sont pas contentés de brûler des cathédrales, des églises, des monastères, des couvents, mais qui ont massacré – dans des conditions qui passent l’entendement – des milliers d’évêques, de prêtres, de moines, de nonnes. A Madrid, la statue du Sacré-Cœur fut détruite à l’explosif après avoir été « fusillée » par les miliciens. Dans les lieux de culte, les républicains espagnols ont multiplié les sacrilèges, piétinant les hosties consacrées, peuplant les chapelles de bidets et d’images ignobles, déterrant et souillant les cadavres de religieux et de religieuses mis en scène dans des postures obscènes. Alors les larmes de crocodile et les vapeurs d’Hidalgo, sans moi… Macron ne vaut pas mieux qui a clos son allocution pateline du 16 avril par un rituel « Vive la République ». Entendons-nous bien : Macron, sectateur de l’inverti Gide (un volume des Nourritures terrestres était sur la table présidentielle avec quelques grigris gaullistes), républicain revendiqué, peut donner dans l’incantation septembriseuse tant qu’il veut. Mais pas pour accompagner ses trémolos et gémir sur Notre-Dame (pour laquelle il a par ailleurs des projets qui font froid dans le dos). Avant cet incendie, Notre-Dame (et notre, ce n’est pas leur) a été la victime – et dans des proportions infiniment plus graves – de la République, de ses pompes et de ses œuvres. Les vingt-huit statues des rois de Juda qui dataient du XIIIe siècle ? Détruites. Les cloches de la tour Nord et de la flèche ? Fracassées puis fondues. La flèche elle-même ? Abattue. Les boiseries, les sièges, les meubles ? Transformés en bois de chauffage. A quoi s’ajoutera la bacchanale du 20 brumaire de l’an II (10 novembre 1793) organisée dans la cathédrale par le fanatique Pierre-Gaspard Chaumette et les hébertistes pourris de haine et d’athéisme. Le lendemain, Notre-Dame était renommée « Notre-Dame de la Raison ». Des centaines d’églises – dont Saint-Sulpice – subiront le même sort dans toute la France. En 1831, les républicains dévalisent la sacristie et saccagent l’évêché. En 1871, les républicains mutilent et détruisent les statues des rois et des saints et tentent – déjà – de bouter le feu à l’édifice (des internes de l’Hôtel-Dieu, à qui personne ne pense à rendre hommage : c’est pourtant sous la menace des émeutiers qu’ils œuvrèrent eux, éteindront l’incendie). Alors « Vive la république », Macron ? Là encore, sans moi. Et comme aurait dit Victor Hugo, mis désormais à toutes les sauces, les misérables… Photo : 10 novembre 1793 : bacchanale républicaine dans Notre-Dame.
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Il se prénommait Philippe, il venait d’avoir 70 ans et vivait dans un joli petit village de Seine-et-Marne, Vulaines-sur-Seine. Un simple retraité qui en toute quiétude coulait des jours heureux dans la ruralité à proximité du bois de Fontainebleau et du musée Stéphane Mallarmé. Hélas ce 12 avril, sa route croisa celle de deux individus qui n’avaient qu’un but, l’agresser pour le voler, au besoin en lui prenant la vie. Aux environs de 23 heures, Philippe arrive en train en provenance de Paris à la gare SNCF de Fontainebleau-Avon. Alors qu’il descend au 2e étage du parking couvert de la gare, où il s’apprête à récupérer sa voiture, il est victime d’une agression d’une rare lâcheté. Deux jeunes hommes se jettent sur lui, le rouent de coups au visage puis l’étranglent avant de disparaître en courant. Toute cette violence dans un seul but, lui voler son téléphone et son ordinateur portable. Suite à cette attaque, une enquête est ouverte par le service régional de la police des transports. Très vite, grâce à la vidéosurveillance épluchée par les enquêteurs, deux suspects, âgés de 26 ans, sont identifiés. Trois jours plus tard, ils les interpellent Porte de Montreuil dans le 20e arrondissement de Paris et les placent en garde à vue. Mercredi, à la fin de cette dernière, ils sont mis en examen et écroués. La victime, elle, a été transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, elle souffre d’une fracture du nez et d’une paralysie du côté gauche. Ces racailles n’y ont pas été de main morte puisque le procureur de la République de Fontainebleau indiquait que dès son évacuation de la gare, Philippe était déjà en état de mort clinique. Le 16 avril après-midi, il décédait sans avoir repris connaissance. Mais qui sont ces deux meurtriers ? Ne comptez pas sur les grands médias pour le savoir. Seul Le Parisien a relaté le drame et sa conclusion. Ce sont deux « sans-papiers », qui ont commis cette abomination, des migrants algériens, âgés de 27 ans. Aucun autre média que le quotidien de la capitale n’a repris l’information. Pas une seule ligne dans les autres journaux, pas une seule voix de compassion à la radio, pas une seule image filtrant à la télévision. Un silence total s’épandit sur l’affaire. Ce genre de silence qui bien évidemment ne fonctionne que dans un sens, celui de la bien-pensance, car si deux jeunes Français avaient tué un immigré, croyez bien que l’information aurait fait le buzz et que toutes les gazettes, chaînes de télévision, associations, artistes et pseudo-philosophes auraient joué les accusateurs car le meurtre aurait été alors d’inspiration raciste. Suite à ce drame, le maire de Vulaines-sur-Seine, Patrick Chadaillat, s’est déclaré très choqué : « C’était un homme charmant, et je compte aller à ses obsèques. » Il y en a un qui n’ira pas à ses obsèques et pourtant par ses antécédents immigrationnistes, il devrait battre sa coulpe, c’est Cédric Herrou. Ce drôle d’agriculteur qui aide les clandestins dans les Alpes-Maritimes, à traverser la frontière italienne aurait pu faire passer ces deux criminels. Ainsi va la vie dans notre pauvre France, Philippe est mort tabassé et Herrou a reçu une décoration de la ville de Grenoble pour ces « hauts faits ». En attendant, chaque jour des milliers de Français récupèrent, la peur au ventre, leurs véhicules dans des parkings, comme Nathalie qui avoue que cela lui arrive rarement, à la même gare que le retraité, de revenir après 21 heures : « Car il y a toujours des jeunes qui squattent le parking et cela n’est pas rassurant. » Guillaume Bernadac
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