12 juillet 2021, le jour où Macron fit basculer la France dans un autre monde

E&R
13/07/2021
27:13

12 juillet 2021, le jour où Macron fit basculer la France dans un autre monde

C’est comme un mauvais scénario qui se déroule sous nos yeux. Un mauvais rêve qui ne cesse de se prolonger depuis plus d’une année et dans lequel on se sent emporté comme un corps flottant dans le courant d’une histoire sans fin, extravagante et irréelle, au gré d’injonctions et de brimades, de mensonges et d’impostures. Notre vie est devenue une simple variable sans importance d’une fiction générale dans laquelle nous sommes sommés d’accepter une réalité factice. Et lorsque notre regard interrogatif et notre main supplicative essayent d’interagir avec le monde qui nous entoure, celui-ci congédie aussitôt notre humanité en nous qualifiant de complotistes égoïstes. Les anonymes nous jettent des regards d’opprobre, nos collègues de travail nous évitent, parfois même notre famille s’exaspère. Demain, boursouflés de rectitude morale et forts de la loi qu’on a déposé à leurs pieds, ils nous dénonceront.

Même les esprits les plus conformistes, mais encore armés de bon sens, ne peuvent pas ne pas s’interroger sur les énormités – souvent contradictoires – qu’on tente de nous faire ingurgiter depuis le mois de mars 2020. Et pourtant, l’envoûtante propagande gagne les foules, rabâchant sa réclame mortifère sur nos télécrans, hypnotisant les masses par la répétition abrutissante de messages effrayants et angoissants, mais aussi via l’éternelle manipulation par le chantage et la récompense. Ils étaient 38% à être favorables à la vaccination obligatoire pour tous en novembre 2020, ils sont désormais 58% au 1er juillet 2021.

Le raffinement de la désinformation autorise une ingénierie sociale à un niveau rarement atteint que les technologies assistent, et décuplent même, avec bienveillance. Les discours sur une technologie humaine et charitable font partie du bluff que dénonçait déjà Jacques Ellul il y a 50 ans. Celle-ci n’a pas d’âme et n’est pas auto-motrice. Elle n’existe que si elle sert des intérêts ou des projets.

Les visages blafards éclairés par la lumière scialytique des écrans omniprésents qui accompagnent désormais chaque minute de leurs vies, les habitants du monde se sont transformés en morts-vivants préférant s’accouder au bar, dîner au restaurant et partir en vacances, quel qu’en soit le prix. La société de consommation a anesthésié les attitudes rebelles, le divertissement à tout prix a flatté les circuits de la récompense et endormi les analyses politiques.

De Gaulle avait confié à Alain Peyrefitte que « pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation ». La société s’est embourgeoisée, aujourd’hui elle accepte tout tant qu’elle peut continuer à se faire bronzer sur la plage, prendre l’avion ou siroter son cocktail. L’allocution présidentielle n’était pas encore terminée que Doctolib s’effondrait devant les demandes de rendez-vous. Les vacanciers étaient piégés, leurs réservations ne seraient pas remboursées. Seule la case vaccin pouvait désormais sauver leurs congés payés.

Le variant delta est donc l’énième imposture qui permettra à celui qui avait promis aux Français que le vaccin ne serait pas obligatoire de se dédire sans sourciller. La situation ayant changée, le président Macron ne désavouait pas ses propos, il les mettait seulement à jour. Ainsi ripolinée par de nouvelles données pseudo-scientifiques, le pouvoir justifie toute nouvelle communication, aussi contradictoire soit-elle.

Le pass sanitaire – qui n’est pas encore le pass vaccinal, la possible prochaine étape – va donc définitivement créer deux classes d’hommes. Ce racialisme sanitaire distinguera les bons citoyens ventripotents qui pourront bénéficier des lustres de la vie en société, ses services et ses divertissements, et les autres, les untermensch de la vie moderne dans toute son inversion spectaculaire. Nous serons les nègres d’hier, mais c’est au nom de la bienveillance et de la solidarité qu’on nous fouettera, sous les regards arrogants des bons citoyens qui nargueront ces dangereux irresponsables de leur omnipotent sésame.

Le variant delta dont on nous dit qu’il est contagieux justifierait donc qu’on renonce à l’inviolabilité de nos corps en obligeant des catégories entières de citoyens à s’inoculer un médicament toujours en phase d’essai. « Toute personne non-vaccinée sera contaminée par le variant Delta » nous dit Benoît Elleboode (ARS Nouvelle-Aquitaine). Cet énième variant constituera la énième vague qui entraînera la énième dose de vaccin. A partir de combien de tours de passe-passe les masses dociles commenceront à tiquer, puis découvriront le stratagème gouvernemental, la tromperie mondiale ?

« En fonction de l’évolution de la situation, nous devrons nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français » a glissé Emmanuel Macron dans son discours, doublant les analyses les plus complotistes. Depuis plus d’un an, les peuples ont déjà supporté tant de brimades et d’humiliations, ont été contraints dans leurs déplacements, ont été menacés de sanctions pécuniaires, ont vu leurs libertés se restreindre. Las, ils ont capitulé, par flemme ou par confort.

Pourtant Emmanuel Macron avait prévenu : « Peut être que je ne pourrai pas être candidat. Peut-être que je devrais faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures parce que les circonstances l’exigeront et qui rendront impossible le fait que je puisse être candidat ». Ainsi avait-il sans doute anticipé, dans une clairvoyance digne d’un chef d’Etat, le variant delta. Ou peut-être ne fait-il que dérouler les étapes d’un calendrier qui, possiblement, le dépasse.

Aujourd’hui, après s’être emparés de nos esprits, les forces au pouvoir vont s’emparer de nos corps. Si nous l’acceptons, nous consentons de manière irréversible à déléguer nos vies, corps et âmes, à d’autres. Nous confions notre humanité à un tiers, nous devenons les sujets d’une puissance supérieure dont il conviendra de savoir qui elle est.

C’est pour éviter ce qui s’annonce comme une irréversible dystopie qu’un sursaut doit advenir et que les Gilets jaunes redoublant de colère risquent, comme le prédisait Alain Soral, de devenir des Gilets bruns.


La sinistre allocution d’Emmanuel Macron du 12 juillet 2021 :

Réactions diverses de la classe politique et au-delà :

Youtube Terms of Service (ToS), this website is using of YouTube API Services and Google Privacy Policy, Google Security Setting page