Affaire Griveaux : certains en profitent pour réclamer l’interdiction de l’anonymat sur les réseaux sociaux

FDS
14/02/2020
00:45

Affaire Griveaux : certains en profitent pour réclamer l’interdiction de l’anonymat sur les réseaux sociaux

DROIT – Victime de la diffusion de vidéos privées à caractère sexuel, Benjamin Griveaux a renoncé ce vendredi à être candidat aux élections municipales à Paris. Tandis que son avocat a annoncé des suites judiciaires, d’autres réclament des peines plus lourdes avec la mise en place d’un « droit à l’intimité numérique » et même l’interdiction de l’anonymat sur les réseaux sociaux.

Pour Me Alain Bensoussan, face au numérique, le droit à la vie privée n’est désormais plus assez fort. L’avocat milite depuis de nombreuses années pour que la loi consacre un droit supplémentaire, « le droit à l’intimité numérique », qui serait selon lui « un noyau dur situé à l’intérieur du droit à la vie privée ».

« Le droit au respect de sa vie privée a été instauré dans le code civil par une loi de 1970. Mais à l’heure des smartphones et des réseaux sociaux, il faut totalement repenser le concept de vie privée pour que nous soyons davantage protégés. Notre intimité est devenue vulnérable », poursuit Me Bensoussan, qui réclame des peines beaucoup plus lourdes, tant pour le montant des amendes que la durée possible d’incarcération. « Plus que jamais notre intimité doit redevenir un espace sacralisé. »

Dans la soirée vendredi, le célèbre tenor du barreau Eric Dupont-Moretti a, lui, réclamé une mesure encore plus radicale : se débarrasser de l’anonymat sur les réseaux sociaux. 

(…) LCI

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