Affaire Patrick Bruel : et si c’était plus grave ?

E&R
08/09/2021
51:22

Affaire Patrick Bruel : et si c’était plus grave ?

« Patrick Bruel vivait une belle amitié avec Johnny Hallyday. Sur le plateau de Vivement Dimanche ce dimanche 28 avril [2019], il s’est montré très ému lorsque Michel Drucker l’a comparé au rockeur. En réaction à des images de sa dernière tournée, Ce soir on sort, l’animateur a fait un parallèle entre les deux artistes : "J’imagine Johnny d’en haut qui voit ça et ça lui rappelle des souvenirs. Parce que les images qu’on vient de voir sur cette tournée incroyable, phénoménale, elles ressemblent beaucoup aux tournées, aux chiffres que faisait Johnny."

Le caricaturiste Chaunu a poussé la comparaison un peu plus loin, en proposant un dessin dans lequel Johnny Hallyday dit à Patrick Bruel : "Maintenant, le taulier c’est toi." Ému, le chanteur de Casser la voix a fait l’éloge du rockeur : "Johnny n’a jamais raté un de mes spectacles, a toujours été là, à m’encourager à prendre des risques, à tenter de nouvelles aventures, de nouvelles audaces." » (Gala)

Depuis plus de 50 ans, le visage de Michel Drucker apparaît constamment sur les postes de télévision français. Pourtant, l’animateur a agacé les internautes dimanche 24 novembre [2019]. La raison ? Le chanteur invité sur le célèbre canapé rouge. Patrick Bruel est donc venu dans l’émission Vivement dimanche prochain pour assurer la promotion de son dernier film Le meilleur reste à venir. Au côté de Fabrice Luchini, à qui il donne la réplique, le chanteur de 60 ans a pu parler tranquillement de sa carrière sans jamais évoquer le scandale dont il fait l’objet en ce moment.
Depuis plusieurs mois déjà, Patrick Bruel fait face à de graves accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles. Aujourd’hui, cinq femmes ont pris la parole pour dénoncer les actions de la star. On lui reproche notamment des attouchements et gestes déplacés lors de séances de massages. (Femme actuelle)

 

Le succès incompréhensible de Patrick Bruel, chanteur médiocre et acteur translucide, ne peut s’expliquer que par la conjonction de deux faisceaux : le niveau abyssal de culture musicale du public féminin qui compose majoritairement le fanatorium de Patrick, et une promotion médiatique disproportionnée qui a bénéficié à un artiste de troisième zone.

 

Le Patrick chanteur a été fabriqué par un show-biz acquis à la cause israélienne, ce n’est pas un scandale de le dire. Zaz est l’exemple inverse d’un talent réel qui n’a pas été propulsé par des médias complaisants mais qui a grimpé les échelons progressivement vers la lumière. On peut dire que le public français a été manipulé pour faire d’un chanteur de balloche une star à l’égal de Johnny. Patrick a bénéficié des vents favorables que l’industrie phonographique a mis en place.

Des chanteurs survendus

Depuis le début des années 2000, cette industrie autrefois prospère s’est effondrée sous l’impact du Net et ses échanges de fichiers gratuits. Suite logique, le commerce des stars préfabriquées a pris un coup dans l’aile, et seules ont subsisté celles qui étaient capables de tenir un concert sans chanter faux ou en play-back. Malgré ses gros cachets surévalués (100 000 euros pour un gala aux Nuits de Fourvière de Lyon), Vanessa Parais ne tourne presque plus. C’est la sanction du réel.

Si Patrick a tenu, malgré ses faiblesses artistiques, c’est grâce au cinéma (pour lequel il est devenu non bankable, malgré le succès du Prénom, le film truffé de points Godwin, où il a pris 900 000 euros) et aux médias : Drucker l’invite en permanence, surtout dans les moments difficiles, et la presse people entretient son image de grand séducteur. C’est justement par là qu’il a trébuché.

« Selon nos informations, Patrick Bruel aurait croisé cette jeune femme de 21 ans dans l’hôtel quatre étoiles dans l’après-midi du 9 août. Un membre de son entourage aurait ensuite réservé une séance de massage avec elle, rendez-vous fixé plus tard dans sa loge, sur le lieu du concert, au théâtre de verdure du Cassone.
D’après le témoignage de la jeune femme, au cours de cette séance, la star a tenu des propos laissant entendre clairement qu’il attendait une prestation à caractère sexuel. Ce qu’elle aurait refusé catégoriquement malgré l’insistance de l’artiste. Si l’on en croit l’esthéticienne, très choquée par le comportement de Patrick Bruel, la star aurait refusé de se vêtir d’un sous-vêtement jetable et souhaité rester nu, contrairement à l’usage. La séance se déroulant sous une lumière tamisée. Toujours selon le récit de la plaignante, la porte est restée close. Aucune contrainte n’aurait cependant été exercée. Par ailleurs, aucun autre témoin n’était, semble-t-il, présent dans la pièce. [...]

Dans son audition dimanche soir, Patrick Bruel a confirmé la réalité d’une séance de massage avant le concert du 9 août à Ajaccio mais a contesté toute proposition déplacée. Quant au fait qu’il soit resté nu, il a expliqué qu’il faisait très chaud ce soir-là et qu’il était effectivement nu lorsqu’il était à plat ventre mais qu’il s’est couvert d’une serviette une fois retourné. Il a ajouté qu’il n’a pas perçu de trouble chez la jeune femme, laquelle a assisté quelques minutes plus tard au concert en compagnie de plusieurs amis. » (Le Parisien)

L’arbre qui cache la forêt ?

Depuis une exhibition sexuelle malheureuse après un gala en Corse, Bruel (contraction habile mais insidieuse de Brel et Bruant, dont il est loin d’avoir le talent) est dans l’œil du cyclone. Après Weinstein et Epstein, il ne fait pas bon agresser les femmes, même si les « agressions » peuvent prendre des formes très diverses. Pour la défense de l’artiste, la facilité avec laquelle il rencontrait ses fans de tous âges l’a peut-être rendu trop sûr de lui et de son succès... avec les filles. Claude François, en son temps, piochait sans vergogne dans l’incroyable vivier de jeunes filles en fleurs, toutes sexuellement majeures, d’après lui. C’est-à-dire qu’il avait des idylles (assez rapides) avec des filles de 15 ans et plus, mais pas beaucoup plus. Il s’agit, comme l’explique Me Viguier, d’éphébophilie. Et parfois, sur une jeune fille en avance ou qui triche sur son âge, il peut y avoir confusion...

Le cas est arrivé au chanteur Jean-Luc Lahaye, poissé par la patrouille pour corruption de mineure. Pour le coup, il s’agissait d’une vraie mineure de moins de 15 ans. Elle en avait 14 et Jean-Luc lui avait demandé de s’exhiber via sa webcam. Le papa chanteur fera un an de prison avec sursis.

Patrick Bruel n’en est pas là, l’instruction, en cours depuis deux ans, s’est terminée ce 6 septembre 2021, lavant l’artiste de toute culpabilité. Pourtant, aussitôt la nouvelle des agressions connues début septembre 2019, les réseaux sociaux se sont partagés en deux camps : les pro et les anti-Bruel. Parmi les pro, il y a l’avocat sans frontières, c’est le cas de le dire, Gilles-William Goldnadel, porte-parole du national-sionisme en France et soutien d’Avocats sans frontières... les mêmes qui défendent les migrants qui violent la loi française. Son tweet vaut son pesant de partialité : on sent que l’avocat communautaire a pris le dessus sur l’homme de raison :

 

L’autre personnalité qui a pris automatiquement la défense de Bruel, c’est Pascal Praud, ex-chroniqueur sportif devenu organisateur de débats sur CNews. Là aussi, on sent que des ordres ont été répercutés, le culturo-mondain prudent prenant le pas sur le journaliste :

 

Les réactions sur les réseaux sociaux sont à l’inverse de cette inexplicable complaisance, en pleine période MeToo : ironiques, à la fois sur l’exhibition sexuelle, et sur le traitement médiatique.

Cela reste bon enfant, et on espère que le CRIF et la LICRA (Alain Jakubowicz nous a expliqué lors de l’affaire Dieudonné en 2014 de quoi les Français avaient le droit de rire) n’interviendront pas pour condamner à la 17e chambre l’esprit frondeur des Français. En attendant, il est une conséquence beaucoup plus inquiétante, qui traduit un chamboulement de la hiérarchie de l’information sous une pression fantôme : en plein buzz Bruel négatif, « Google actualités » ne parle pas de l’affaire, qui est pourtant sur toutes les lèvres, sans faire de jeu de mots.

Mieux : alors que les amateurs d’information cherchent à cliquer sur les liens relatifs à l’agression sexuelle, à la place de Bruel, qui voit-on ? Tariq Ramadan ! De l’art et de la manière de hiérarchiser l’info, comme dirait un présentateur du 20 Heures.

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Depuis trois jours, pas la moindre trace de l’affaire Patrick Bruel sur Google actualités...

Maintenant, allons plus loin. Dans les interviews que le dealer des stars a donné à presque toute la presse – sauf à nous, qui avions des questions plus politiques que touche-pipi –, Gérard Fauré a expliqué que la prise assidue de cocaïne pouvait mener à des comportements sexuels déviants. Il explique par exemple qu’un grand chanteur français, récemment disparu, n’aurait pas fait que toucher aux femmes. Lui-même a avoué qu’il avait arrêté la coke car cela pouvait le faire basculer dans l’homosexualité. Une homosexualité de circonstance, mais cela montre que les produits stupéfiants peuvent avoir une véritable influence sur l’orientation sexuelle.

Certains individus, que la psychiatrie traitait il y a un siècle par la prison ou l’enfermement, les fameux fétichistes sexuels, ne font de mal à personne. Le problème, c’est quand la sexualité commence à s’en prendre à des innocents. On appelle ça une perversion et c’est puni par la loi, surtout quand les proies ont moins de 18 ans, et a fortiori moins de 15. On passe alors de l’éphébophilie, que Cloclo assumait, à la pédophilie, et de la perversion sexuelle tolérée par les textes (c’est pas nous qui les faisons), au viol.

La méthode pour baiser des jeunes filles

Nous avons rencontré des femmes qui, alors qu’elles avaient entre 15 et 18 ans, ont approché des stars et couché avec. Le consentement à cet âge n’est pas d’airain et il suffit pour l’homme d’une bonne technique, d’un peu de tchatche et surtout de domination sociale pour emballer la marchandise. Dans le lit de certaines stars, ça tourne à plein régime, et plus la star vieillit, plus les maîtresses rajeunissent. Un animateur télé aujourd’hui disparu organisait en boîte de nuit avec son acolyte du Milieu, des parties carrées avec des mineures de moins de 15 ans subjuguées par la star en question. Cette dernière est morte avant que la justice ne s’abatte sur elle, du moins pour ce qui concerne la pédophilie.

Nous avons déjà décrit dans un autre article la méthode employée par certaines personnalités pour sauter de la jeunette – à ce stade de la compétition, plus la peine de prendre des gants – tout en minimisant les risques. Pour cela, la future victime, attirée comme un papillon de nuit par la lumière (cela se passe souvent en boîte) est prise en charge par un « préparateur » du premier cercle (de la star) qui « initie » la fille, la « casse » à la manière des Albanais qui transforment des pauvrettes en putes. Viols successifs, déchéance morale, une fois la fille aréactive, en état de choc, on l’envoie dans les pattes de la star, qui peut alors la baiser sans risque car la sidération garantit pratiquement le consentement et surtout, la fille est devenue une « salope », malgré elle. Les starlettes qui veulent faire du cinéma ou de la chanson sont particulièrement fragiles. La plupart doivent coucher avec le réalisateur (qui les admire) ou le producteur (qui les tient par le fric).

Connaissant maintenant l’importance du réseau Epstein en France, et le nombre de personnalités du monde culturel et politique amatrices de jeunes filles, voire de très jeunes filles, quelle est la probabilité pour qu’un chanteur à succès, et là on ne parle plus de Bruel, n’ait pas entendu parler du catalogue Epstein ? Car dans le milieu des happy few, tout se sait très vite mais rien ne sort, surtout quand ça peut intéresser la loi ou la presse à scandales, mais aussi quand ça peut salir l’image positive d’un homme public qui est de tous les combats progressistes (féminisme, antiracisme, antinazisme). Et là on parle majoritairement des hommes car tous les noms connus sont de sexe masculin dans les affaires de prédation sexuelle.

L’affaire Bruel présente un double intérêt : outre son aspect people, elle a un volet politique car le chanteur-acteur n’a jamais caché son israélophilie, qu’on peut raisonnablement appeler sionisme. Mais un sionisme sympa, teinté de socialisme bon teint, pas un vulgaire netanyahisme. Cependant, on se demande parfois où est la frontière.

L’humoriste Dieudonné raconte Arthur et Bruel dans la coulisse :

Un témoignage de première main

Toujours le Maroc...

Les témoignages que nous avons enregistrés, nous ne pouvons les diffuser tels quels, procédures en cours obligent. Mais nous pouvons les résumer, en extirper les noms (pour la plupart connus) et dévoiler le modus operandi.

Pour la star qui nous intéresse, et là nous ne parlons plus de Bruel, une fille nous a raconté qu’elle a été rabattue comme beaucoup d’autres dans une agence de mannequins des Champs-Élysées. La jeune fille en question, devenue grande, a évoqué des soirées cocktails avec des représentants de Rothschild et Natixis. Après l’agence et la boîte, place au voyage, et au voyage au Maroc (dans un célèbre Club de Marrakech), lieu de toutes les turpitudes. Une fois extradée, en quelque sorte, la fille n’a plus de défenses. Et la loi n’est plus la même. Un groupe s’abat alors sur elle, un groupe avec une véritable organisation. D’abord, on joue sur l’affectif, en flattant la future victime, la plupart de ces filles ayant une faille narcissique et une blessure d’enfance qu’elles espèrent combler par la réussite sociale, à partir de leur beauté. Fatale erreur ! Jouant à la protection paternelle, les prédateurs encerclent la proie, travaillant pour la star qui attend la fin de la préparation pour déguster la proie.

Comment les proies sont-elles ferrées, au départ ? Revenons en arrière.

La fille, âgée de 15 ans, donc pas du tout au fait de tous les vices (masculins), se retrouve à un dîner dans un célèbre restaurant de l’avenue Hoche. Deux personnes de sexe masculin accompagnent la star. La place en face de la jeune fille est laissée libre pour la star, qui regarde sa proie dans les yeux, une proie qui ne sait pas encore qu’elle est une proie, mais qui est flattée. Elle pense que la star est amoureuse d’elle. Une autre jeune fille arrive, la star lui dit quelque chose à l’oreille, les deux se lèvent, disparaissent, la star s’excuse. Elle revient, après quelques minutes, détendue.
Le dîner se passe, il regarde la première jeune fille d’un air appuyé, puis s’éclipse. Les deux amis de la star emmènent alors la future élue en boîte. Elle apprendra, de la bouche de la seconde fille, ce que cette dernière a subi dans les toilettes : elle a été forcée. Le lendemain, un des accompagnateurs annonce à la première fille que la star veut déjeuner ou dîner avec elle. Elle refusera. Mais comprendra plus tard tout le dispositif : le repérage de la proie, l’organisation du dîner, la subjugation face à la star, jusqu’au rabattage dans le lit. La deuxième fille, radieuse avant le viol, est totalement déprimée après. Son silence sera acheté par un des rabatteurs.

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