Bienvenue à Pédoland Quelques rappels sur le marécage français

E&R
28/08/2021
02:26:24

Bienvenue à Pédoland Quelques rappels sur le marécage français

À revoir, en introduction à l’article :
« Xavier Poussard – Macronie et pédocratie »

« Chacun d’entre nous a été enfant, a été sensible, certaines images peuvent profondément blesser, profondément heurter la sensibilité d’une jeune fille ou d’un jeune garçon, eh bien nous sommes les pouvoirs publics, notre devoir est de préserver les plus jeunes, et le jour où ils sont mieux armés, mieux informés, alors qu’ils affrontent l’ensemble des images, l’ensemble des sons, euh, ceux de la vie, ou ceux de la télévision. »
(Jack Lang, 12 juillet 1982)

« Me Laurent Merlet, avocat de Jack Lang, a réagi à ces rumeurs évoquées par Paris Match. "On réagit à chaque fois mais comment poursuivre toutes les ignominies sur Twitter ? C’est un puits sans fond," a-t-il regretté. De son côté, celui qui est marié avec Monique s’est désolé de l’anonymat qui est en place sur les réseaux sociaux. "Des hyènes sans courage… L’anonymat, c’est terrible, la négation de la démocratie. Si j’étais ministre, j’en ferais mon grand combat," a-t-il commenté. On l’aura compris, Jack Lang a décidé de ne pas réagir à tout ce qui est dit à son sujet. »
(Gala, 28 avril 2021))

Pourquoi la gauche caviar, ou gauche de gouvernement, est-elle infestée de pédocriminels ou de personnalités qu’un tel voisinage ne dérange pas ? Tout simplement parce que cette gauche sociétale, issue de Mai 68 et opposée à la gauche sociale du PCF, plus puritaine dans l’âme, s’est fait le chantre de la liberté sexuelle, ce que la droite, avec son socle catholique, ne pouvait ou ne voulait pas faire. Dans le scandale qui a éclaboussé la gauche socialiste (de DSK en 2011 à Duhamel en 2021, avec le même avocat à la défense), dont les membres sont rendus solidaires par les relations de pouvoir et d’intérêts, on trouve de près ou de loin tous les noms de la gauche post-mitterrandienne.

Car Olivier Duhamel, s’il n’était pas le plus connu des gauchistes, avait une importance fondamentale dans le dispositif profond du Parti socialiste. C’est par exemple lui qui est à l’origine de l’argumentaire pro-européen du référendum de 2005. En politique comme en humour, il y a ceux qui sont sur la scène et ceux qui sont derrière, et qui comptent. Sans ces hommes de l’ombre, qui travaillent et élaborent les projets, ceux qui parlent ne seraient pas grand-chose. Le PS a eu besoin de cet homme de réseaux, au croisement de tous les noyaux durs de la République (il a notamment dîné en 2017 entre les deux tours avec Brigitte Macron, qui le sollicitait pour trouver un Premier ministre). C’est pourquoi Duhamel n’a pas été balancé plus tôt, alors qu’une main courante avait été déposée par le plaignant, le frère jumeau de Camille Kouchner, en 2011. On sait aujourd’hui que le procureur Molins, alors en poste à Paris, a joué un rôle. Molins, le proc des grands attentats de 2015-2016.

Les interconnexions de la gauche caviar par <i>Le Point</i>

Un pour tous, tous pour un !

La gauche caviar, ce sont des liens d’intérêts, mais aussi de sexe, Mai 68 oblige. Un double organigramme qui explique la solidarité et l’autodéfense corporatistes. Dans ce dédale de relations croisées, on perd son entendement. Olivier Duhamel fantasmait d’ailleurs sur sa vraie filiation, laissant croire qu’il était un bâtard de Servan-Schreiber. Sophie des Déserts a écrit dans Paris Match un article meurtrier sur la couche supérieure de la gauchosphère, et à la fin, on a l’impression de nager au cœur d’une grande partouze politico-sexuelle, un milieu consanguin – aux sens propre et figuré – où chacun devait tout au reste. Un schéma des relations sexo-professionnelles serait le bienvenu (voir déjà le diagramme de la gauche chez Kontre Kulture).

« De toute façon, vous m’avez collé une étiquette qui m’a suivi longtemps parce que à Paris ça y a des gens qui disent tu sais que Polac il est pédophile, ça m’a suivi partout. » (Michel Polac dans ONPC, le 28 avril 2007)

Cette gauche qui a longtemps exaspéré les Français de vraie gauche, tombe aujourd’hui en ruine et poussière, comme une momie qui découvre l’air libre. Et le cor a sonné l’hallali : les journaux balancent ce qu’ils savaient depuis longtemps mais ne disaient pas, car leurs directeurs étaient aussi les amis de ces grands bourgeois de gauche. Le secret Duhamel a été longtemps gardé, et les médias en ont d’autres sous la pédale. Mais en France on ne peut pas tout dire : nos quotidiens et nos magazines ne sont pas les vulgaires tabloïds anglais, qui aiment défaire les réputations en balançant toutes les turpitudes des élites. Pensez, cela fait 30 ans que Duhamel, dont la gauche avait besoin, a agressé sexuellement le jeune « Victor » !

Dans cette entreprise antiduhamélienne qui ressemble à de l’information, à un exercice de vérité dont la presse n’a pas l’habitude, il ne faut pas négliger une chose : le contexte. Et le contexte, c’est une France prise à la gorge par le terrorisme sanitaire de nos gouvernants, ce qui met chaque jour les Français plus à cran. À moins qu’il ne s’agisse d’une coïncidence, il faut donc des soupapes de sécurité, des récepteurs de colère afin d’éviter une revitalisation des Gilets jaunes et, qui sait ?, le pillage de supermarchés, des émeutes de la faim (Le Figaro nous parle de « cette semaine de printemps où la France a échappé au rationnement », et Le Monde a fait frémir le public, pendant le premier confinement, en lâchant la bombe irresponsable de ruptures de stocks de nourriture, alimentant ainsi la psychose et précipitant les Français paniqués à vider les rayons…), voire une révolte populaire.

« Ce motif de classement est retenu lorsque les faits révélés ou dénoncés dans la procédure constituent une infraction qui aurait donné lieu à poursuites de la part du parquet si le délai fixé par la loi n’était pas dépassé » (Rémy Heitz, procureur de Paris)

Maintenant que l’affaire Duhamel est presque enterrée (elle a été classée sans suite pour cause de prescription), on dirait que le monstre de la pédocriminalité des élites françaises est rentré dans son antre. Il y a certes eu des répliques de ce tremblement de terre oligarchique, notamment avec les accusations portées dans une rue de Montpellier contre Jack Lang, mais les médias sont aujourd’hui à 90 % au service de la politique covidiste du gouvernement, lui-même aux ordres de la clique mondialiste américano-sioniste, autrefois incarnée par les réseaux Epstein. Seule la presse populaire, comme en Angleterre, est capable, parce que cela parle aux gens, aux parents, de faire des gros titres sur les scandales pédocriminels.

Malheureusement, et heureusement pour les oligarques, chez nous la presse tabloïd est quasi interdite : tous les titres appartiennent à des puissances économiques ou financières. Il n’y a donc aucune chance que la presse penche du côté des gens, et donc des parents. La menace d’une accusation d’être « d’extrême droite » pèse sur tous les médias qui pourraient avoir l’audace de titrer sur la pédophilie ou les réseaux pédocriminels, le premier sujet n’étant plus tabou (il s’agit de faits divers de la part d’individus isolés sans conséquences pour les réseaux), le second l’étant totalement. Et ce parce que les scandales émanent dans leur écrasante majorité de la gauche caviar, celle qui a eu tous les pouvoirs, donc toutes les protections pendant près de 40 ans. Ajoutez à ce tableau le dogme de la libération sexuelle, de la négation des interdits, et plus personne, ni la justice, ni la police, ni les parents, n’ont pu s’opposer à ce rouleau compresseur pédo-oligarchique, maître de la censure et de l’auto-amnistie.

Mathilde a, elle, retrouvé la mémoire trente ans après les faits. Elle n’avait jusqu’alors que « des images heureuses de son enfance ». Et puis elle est « sortie d’amnésie » et s’est souvenue de ces viols, répétés, commis par son père entre ses 5 et 10 ans. Une horreur vécue également à la même période par son frère cadet. « Notre père avait une agence d’architecture et nous demandait de faire des cabanes, de jolies maisons pour que nous puissions nous amuser dedans. Mais une fois qu’on était pris dans la maison en carton, il nous sodomisait. Pour que personne ne nous entende, mon père rabattait ce système de trappe qu’il avait confectionné. J’entends encore mon petit frère m’appeler pour que je lui vienne en aide… Je pense que je souffrais plus de le voir souffrir. On oublie presque sa douleur quand on voit quelqu’un de torturé. » Le petit frère de Mathilde s’est suicidé à l’âge de 24 ans. Lui n’avait jamais perdu la mémoire. Mathilde, elle, tente aujourd’hui de survivre. « J’ai encore peur de mon père le soir, alors qu’il est mort depuis treize ans. » (Libération)

C’est pourquoi les familles touchées par les prédateurs de haut vol (on ne parlera pas ici des prédateurs d’en bas, qui se font en général gauler, qui ne sont pas protégés parce qu’ils ne figurent pas dans l’organigramme politico-médiatique) ont subi et subissent encore la double peine : celle d’avoir des enfants sexuellement agressés, et de voir la justice temporiser, parfois pendant des années.

L’affaire du Coral est à ce titre exemplaire : la montagne de viols a accouché d’une souris blanche. La haute pédocriminalité se double donc d’une haute impunité, une impunité organisée, qui explique pourquoi, dans la longue liste des ministres de la Justice, on trouve une proportion inquiétante d’« amis » des enfants.

Le dernier en date, qui n’est évidemment pas pédophile, a démoli les témoignages des enfants déjà fragilisés lors du procès des parents de la communauté pédocriminelle d’Outreau. Cette terrible affaire, survenue en France juste après celle de Marc Dutroux en Belgique, a été la preuve que toutes les forces du Système se sont liguées pour étouffer la vérité, et détruire une seconde fois les victimes.

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Sur France Culture, la journaliste bien en cour Florence Aubenas va dans le sens de Dupond-Moretti et de la presse mainstream

La justice s’est déjugée, les médias ont poussé, le politique est intervenu, pour finir par inverser un jugement et détruire la vérité.

La filiale française de la compagnie EMI a lancé avec succès les éphèbes musclés de 2 Be 3. Glem, la maison de production de Gérard Louvin, directeur des variétés de TF1, a auditionné trois cents candidats avant de choisir le quatuor d’Alliage. Souvent, un petit scénario vient crédibiliser la constitution du groupe. Fabrice Nataf, directeur du label Vogue (propriété de BMG), a lui choisi de ne rien cacher de ses secrets de fabrication. Avec jubilation, il raconte comment il a donné naissance à G-Squad, formation vedette des « boys bands » français. (Le Monde, février 1997)

L’ancien tout-puissant producteur de « Sacrée soirée » et d’« Intervilles », Gérard Louvin, se retrouve, avec son compagnon Daniel Moyne, visé par cinq plaintes pour des faits de viol, agressions sexuelles et complicité de viol sur mineur, dont l’une déposée par son neveu. Depuis plusieurs décennies, rumeurs et soupçons planaient sur le couple. Qui savait quoi ? (Le Nouvel Obs, mars 2021)

Plus malins que les abrutis pervers d’Outreau, nos oligarques amateurs d’enfants préfèrent aller les trouver sur place – parfois ils vont les chercher, ou les adopter, comme ce producteur télé qui faisait son marché au Cambodge – dans les pays où misère et corruption permettent de se payer de la chair fraîche pour pas un rond. Dans une grande chaîne, toute la direction savait, les responsables de cette filière d’importation ne se cachaient même pas, mais le business passait avant tout. Idem chez un rejeton de grande famille politique française, qui a adopté deux enfants au Maghreb, là où la loi est plus facilement contournable. Et puis, que peut la justice quand le pédophile adopte dans un élan humaniste, tiers-mondiste ? Peu importe si ensuite les enfants aimés tombent dans la dépression, la violence ou la drogue (en général les trois). Leur silence est acheté par des cadeaux, du cash, faisant de la relation père-enfant une relation de pute à client.

Le pédophile français qui a « adopté » un enfant : « J’essaye de sortir un enfant de la merde avec délégation d’autorité parentale, et ça se termine toujours comme ça. (...) Moi je m’occupe de l’enfant, je l’élève, je l’instruis, et quand c’est terminé, il est lancé. (...) J’ai laissé 50 dollars, 50 dollars à la famille.

Paul Moreira : C’est pas cher. (…) Et vous avez pas de relations sexuelles avec les enfants ?

Le pédophile : « Monsieur je suis impuissant depuis une dizaine d’années, je suis diabétique, renseignez-vous. » (Pédophiles en Asie, sur Canal+ en 2008)

 

On parle du Maghreb, car la France, enfin, son élite, a une relation spéciale avec un pays en particulier : le Maroc. Un Maroc où, pendant des années, se sont retrouvées toutes les stars qui se sentaient sexuellement à l’étroit dans une France à la justice encore par trop pointilleuse. Pour dire les choses simplement, un bataillon de stars, de la culture, de la politique, des médias, du business, avaient leurs adresses à Marrakech et Tanger. Le truand Gérard Fauré, qui n’a pas voulu répondre à nos questions, balance :

« Tous ceux qui allaient à Marrakech à l’époque, c’était pour de la pédophilie. »

« Mitterrand avait ordre de ne pas emmerder ces gens-là, les Cohn-Bendit, les Jack Lang et compagnie, il étaient intouchables à l’époque. Ce que j’ai vu à l’Adam’s Club de Marrakech est écœurant. Pourtant j’en ai vu des saloperies dans ma vie, mais ça, c’est intenable. (...) On voyait des petits troupeaux de jeunes garçons, et des pédophiles qui se la racontaient. Il y avait aussi des homosexuels : il y avait Michel Sardou, Johnny Hallyday. Tout le monde des pervers était là-bas. » (Interview chez Simon Collin)

Quand on creuse le filon parigo-marocain, on tombe sur des pépites. Comme l’affaire Rhoul. Le Parisien la résume le 28 janvier 2014, si d’aventure on peut résumer cette tentaculaire et ténébreuse affaire :

Ses premiers mots à la barre des assises de l’Essonne ce lundi donnent le ton : « Je suis innocent Madame la présidente. » Sacha Rhoul, 42 ans, a planté le décor. Il refuse d’endosser le rôle du meurtrier de Gilles Andruet, dont le cadavre roué de coups a été abandonné dans l’Yvette, le 22 août 1995 à Saulx-les-Chartreux.
Il est le cousin de Franck Liany, condamné à sept ans de prison en 2003 pour avoir vidé le compte en banque de la victime, le neveu de Joseph Liany, le joueur invétéré soupçonné d’avoir commandité et tué le Mozart des échecs, condamné à quinze ans de prison en 2003 puis acquitté en 2006. Et le meilleur ami de Loïc Simon qui a confessé avoir tué Gilles Andruet avant de se pendre : Sacha Rhoul a tout de celui que les fréquentations peuvent conduire au pire.

« Mais je ne connaissais pas la victime, tente l’accusé. Et je n’ai jamais eu de problème d’argent. » De fait, ses parents ont amassé « une fortune ». Son père, Alexandre, a commencé comme garde du corps de Johnny Hallyday, avant de devenir son secrétaire particulier de 1965 à 1980. Il possède des boutiques de souvenirs au pied de la tour Eiffel. Sa mère, Sylvia, vend son corps, se pavane au volant d’une Rolls, mais a également réussi dans l’immobilier et la vente de vêtements, à défaut de rester proche de son fils.

Quant à Sacha, dès ses 18 ans et jusqu’en 1997, il gère le Golf de l’Étoile, un bar-restaurant situé au dernier étage d’un immeuble parisien fréquenté par les stars. Dans les années 2000, alors que la justice française cherche à l’entendre dans l’affaire Andruet, ce Franco-Marocain est parti à Marrakech pour transformer la maison familiale qui porte son nom en hôtel. « Premier prix à 250 euros la nuit petit-déjeuner inclus », explique la femme de Sacha Rhoul, une jolie blonde platine, filiforme, ex-professeur de lettres. Le luxueux Palais Rhoul accueille aussi la jet-set. Johnny Hallyday, Jamel Debbouze... Un épisode de la série « Un gars, une fille » y est tourné.

On y retrouve une partie de la jet-set, les clients de l’Adam’s Club, la voyoucratie parisienne des cercles de jeux et les stars attirées par les caïds. En 1972, Le Monde évoquait les démêlés de Johnny avec la justice. Il est déjà question de Sacha Rhoul, son « secrétaire ».
Un demi-siècle plus tard, innocemment, Frédéric Taddeï reçoit Sacha Rhoul pour évoquer un « Johnny vu de l’intérieur »...

Comme le raconte son ex-secrétaire particulier Sacha Rhoul, Johnny Hallyday n’était pas un grand séducteur. D’après lui, le chanteur voulait surtout se sentir aimer, si bien qu’il lui arrivait de faire monter des filles dans sa chambre sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. (Gala)

Tout se mélange, tout se brouille dans ce monde interlope : le grand truand Gaëtan Zampa (dit Tany) a fait protéger mais aussi racketter Johnny. Le Marseillais aurait éliminé Markovic pour le compte de Delon, mouillé dans une affaire de ballets roses qui le forcera, sous la pression du roi Hassan 2 (et de son professeur de droit islamique) à revendre son palais à... BHL, un BHL qui en fera son centre d’influence médiatico-politique. Et qui fera tourner Delon dans son navet Le Jour et la Nuit. Le dealer des stars va encore plus loin, quand Collin lui demande si la coke peut pousser à la pédophilie :

« S’agissant de Lang, il avait pas besoin de coke, déjà il commettait l’inceste avec sa sœur, c’est connu, il a été viré de la communauté juive, ils en voulaient pas, c’était une pourriture, moi je pense que lui il avait pas besoin de coke, ni Cohn-Bendit d’ailleurs. »

Laissons au truand reconverti dans la littérature la responsabilité de ses propos. Mais la famille de Jack Lang a connu bien des drames, au-delà de la mort foudroyante de l’une des deux filles de Monique et Jack, Valérie. L’autre, Caroline, poursuit une grande carrière internationale (senior vice-présidente de Warner Bros. International Television Distribution pour les territoires francophones). Son nom a malencontreusement été retrouvé dans le « carnet noir » de Jeffrey Epstein, le pédocriminel international probablement éliminé dans sa cellule de la prison de New York, le 25 juillet 2019.

Le 2 juin 1981, Le Monde écrit :

Arrêté à l’aube du mardi 2 juin dans un bar de Nancy alors qu’il venait de tuer un consommateur, M. Charles-Claude Lang, frère du ministre de la Culture, a été interné à l’hôpital de Nancy, où il est examiné en attendant une éventuelle présentation au parquet. Au moment des faits, le meurtrier, qui est âgé de quarante et un ans, père de quatre enfants et dirige une entreprise familiale de récupération de métaux, était en état d’ivresse. Dès qu’il a été informé de ces faits, M. Jack Lang a présenté sa démission au chef de l’État, mardi à 9h30, à l’Élysée. Elle a été refusée.

C’est un réseau entier peuplé de personnalités solidaires qui s’agite, dès qu’on touche à un fil de la toile. Fauré révèle que l’animateur Jean-Luc Delarue s’envoyait de la coke dans l’œsophage, méthode qui aurait déclenché son cancer. On se souvient alors de l’association Delarue-Boukobza, le patron des Bains Douches. Hubert Boukobza, pourtant essoré de 20 millions de francs (!) en 1989 par la justice pour un trafic de Martini (! !), c’est l’incarnation du milieu juif parisien. Juché sur ses millions, il fera l’acquisition d’adresses prestigieuses à Paris. Il sera capable de mettre avec son associé Christophe Lambert 197 millions, soit environ 30 millions d’euros en 1998, sur la table !

Delarue : « Et toi, dans la vraie vie, qu’est-ce qui te fait peur ? »

Le petit garçon de 5 ans : « Les pédophiles. »

Delarue  : « Ah ben, tu as raison. »

Au début des années 2000, Boukobza s’associe avec Robert De Niro, un chef japonais et Delarue pour lancer deux restos branchés, le Nobu et le Korova. Un De Niro qu’on retrouve au festival du film de Marrakech, dans les lieux tabous, et dans des affaires de « viol ». Les deux cantines plongeront de plus de 10 millions d’euros, un magot apparemment pas perdu pour tout le monde (Delarue en sortira essoré de 5 millions, Boukobza de 100 000 euros seulement...), sans oublier les réjouissances avec les mineures dans l’arrière-salle, des filles attirées par les « soirées junior », tiens, comme les émissions de Gérard Louvin qui voulait rajeunir les variétés à la télé... Pour refermer la parenthèse Boukobza, on le retrouvera en fuite à Ibiza (avec le couple Guetta) puis à... Marrakech, décidément le creuset de bien des amateurs et des fuyards.

La France présente un profil particulier en matière de pédophilie et de lutte contre la pédocriminalité, par rapport aux autres pays. Chez nous, les pouvoirs sont tellement imbriqués qu’ils ne sont plus indépendants : la banque contrôle le politique, qui côtoie ou contrôle le juridique, le policier, le médiatique, et à la fin, ce bloc d’amitiés et de devoirs entrecroisés devient littéralement inattaquable. Certes, en Belgique, l’énorme affaire Dutroux, qui impliquait un énorme réseau, a fini, au-delà de sa trentaine de témoins morts, en trois misérables peines de prison, avec des détenus inexplicablement libérables 20ans après. Les centaines de milliers de Belges de la grande marche blanche ont eu l’immense mérite de ne pas verser dans le lynchage.

« Je corresponds parce qu’il faut reconnaître que j’ai été partouzeur pendant quelques années, je corresponds parce que je suis un homme d’affaires, je corresponds parce que je connais des personnes hautes placées. » (Interview de Michel Nihoul dans le 20 Heures de TF1, le 25 février 2004)

Dix ans avant l’affaire Dutroux, en 1985, La Libre Belgique dénonçait « les chemins de la pornographie et de la prostitution enfantine » avec l’arrestation d’un fournisseur qui avait sur lui 47 photos mettant en scène 11 fillettes de nationalité belge, âgées de 8 à 12 ans… Dutroux, lui, avait commencé par « acheter » des enfants en Roumanie. Ceux qui lui passaient commande avaient sûrement plus de frissons avec de la victime locale, en meilleure santé que l’orpheline de l’Est...

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Chez nous, la presse officielle ne croit pas aux réseaux, et ne traite que les affaires de mœurs (ballets roses et bleus) qui ne touchent pas le bloc oligarchique. En illustration, cette couverture du magazine socialo-siono-friendly Society :

Il reste alors les petites affaires sur lesquelles la presse peut se jeter, et encore, pas toujours, quand c’est vraiment trop glauque :

Ce n’est pas seulement des individus pervers, mais tout un Système qui mène à cette incongruité française, l’impunité absolue de personnalités que tout le monde connaît, dont les journalistes savent les turpitudes, dans le meilleur des cas, les crimes dans le pire, comme cette aventure tragique qui a éclaboussé une star de la télé à Bali, là où il y a des palmiers et des enfants pas chers, dont la vie ne vaut pas grand-chose.

Ces grands pervers bénéficient dans leurs actions d’un environnement progressiste qui contribue, malgré l’apparente chasse aux pédos, à déculpabiliser le sexe (on n’a pas dit l’amour) entre adultes et enfants. Dans la mouvance LGBT, on peut trouver ça, qui résume tout :

Ça passe à l’as, comme dirait l’autre, pendant que les penseurs lucides sont éjectés des réseaux sociaux officiels les uns après les autres. Et Carine Roitfeld, la papesse française de la mode, est capable de dire, à propos du numéro anniversaire de Vogue avec photos d’enfants :

« Ça a certainement choqué certains, c’est évident. Dès que vous touchez aux enfants, vous choquez. Mais en même temps, on devient de plus en plus frileux. » (Canal+, 30 juillet 2011)

Frileux... sauf les pédophiles, qui, eux, n’ont jamais arrêté : la loi ne les arrête pas. Dans son livre Un Petit Tour en enfer, publié en 2009, Franck Demules (qui deviendra l’assistant de Carla Bruni) raconte qu’il a été abusé entre 10 et 18 ans par un journaliste de Libération, Christian Hennion.

Quelques années plus tôt, en tant que militant, il [Hennion, NDLR] avait déjà fait une première incursion dans le monde judiciaire, en organisant la défense des marginaux de Mai 68, les « Katangais ». Il garde de ces années-là de solides liens avec plusieurs magistrats. Ce sont ces liens, étroits, avec le milieu judiciaire qui lui auraient permis, selon Franck Demules, d’obtenir plus facilement à l’époque sa garde.

Hennion se baladera pendant des années dans les locaux de Libé, avec son « fils adoptif », au vu et au su de tout le monde, et personne ne posera de question. Même le grand moraliste Sorj Chalandon, parti depuis au Canard enchaîné :

Pourquoi n’avoir pas mentionné ce pan-là de l’histoire ? Sorj Chalandon avait appris « pour la pédophilie de Christian » quelques années plus tôt, lorsque le chroniqueur judiciaire, qui avait déjà quitté Libé, avait été emprisonné au Cambodge, accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des enfants. À CheckNews, il raconte : « Je n’ai pas le souvenir que son nom ait été évoqué lors de la commande du papier ni que le nom m’ait effleuré pendant la rédaction. J’étais centré sur Cohn-Bendit, les dessins de Bazooka, la page "Apprenons à faire l’amour à nos enfants", et sur quelques pédophiles revendiqués, mais pas sur Hennion. »

Des années plus tard, il semble regretter : « Le thème du papier et son ton, au contraire, se prêtaient à une autocritique complète de Libé, y compris sur le fait que le journal avait hébergé un pédophile en son sein. » Il poursuit : « Le cas Hennion – parce que journaliste à Libération – aurait pu faire une chute implacablement édifiante à ce papier. Et personne ne s’y serait opposé. Je suis donc seul responsable de son absence au catalogue du déshonneur. »

Nous refermerons cette parenthèse libératoire avec la conclusion de l’article :

Après la publication de son livre, Franck Demules assure avoir reçu quelques messages d’excuses, de la part de deux ou trois journalistes de Libération. Les autres, selon lui, se sont tus, quand ils ne l’ont pas évité, lorsqu’ils le croisaient accidentellement en soirée. « Non seulement tu es victime, mais en plus tu culpabilises d’en parler. C’est ça le problème de la pédophilie : les victimes sont coupables. C’est la double peine. Non seulement, on te vole ton enfance, mais en plus tu fais chier tout le monde à raconter ce que tu as vécu. »

Si la pédophilie n’est pas l’apanage de la gauche, ou de la gauche caviar (l’autre gauche, plus sociale, ne dispose pas des hautes protections nécessaires pour pratiquer aussi impunément), il reste que tout un pan de l’intelligentsia a déculpabilisé ses propres membres impliqués. Écoutons Pascal Bruckner, le 10 octobre 2009, dans On n’est pas couché :

« Dès qu’une personne est lynchée, j’ai envie de venir à son secours. (...) Roman Polanski n’est pas un pédophile, il n’a jamais récidivé. »

Un argument bien léger, pour un intellectuel du niveau de Bruckner. On n’a pas entendu Bruckner voler au secours de Dieudonné, qui n’a pas violé d’enfants, quand il a été lynché par l’ensemble des médias mainstream et la totalité de l’intelligentsia sur ordre du CRIF. Ces mêmes personnalités qui soutiennent que « les mots peuvent tuer », quand ils dénoncent le sempiternel « antisémitisme », n’ont pas imaginé un seul instant que leurs textes déculpabilisant les instincts pédophiles pouvaient entraîner des viols et des meurtres d’enfants. La défense des pédophiles du camp du Bien devient un exercice obligatoire, pour ceux qui veulent rester à leur poste juteux.

L’écrivain Yann Moix se lance dans un double salto conceptuel lors de sa défense de Polanski. Pour l’écrivain légèrement mythomane, « la meute est un sujet très compliqué ». La meute, pour info, c’est l’expression préférée de BHL pour dénoncer la Bête immonde qui sommeille en chaque Français.

« Exactement comme il y a eu avant et après le mot d’antisémitisme quelque chose qui s’appelle Auschwitz, c’est-à-dire qu’un antisémite de 1932 n’est pas tout à fait la même chose qu’un antisémite de 1954 ou de 2007. Parce que d’être antisémite en 1932 c’est de la connerie, mais être antisémite en 2005 ou en 2009, c’est être criminel, puisqu’il y a eu la Shoah entre temps. Je dis moi qu’il y a eu un Auschwitz de la pédophilie qui s’appelle Marc Dutroux et que le mot pédophile avant Marc Dutroux et après Marc Dutroux ne veut pas dire tout à fait la même chose. (...) Je trouve que ce mot-là ne peut pas servir de la même manière à Roman Polanski qu’à Marc Dutroux. » (ONPC, le 14 février 2010)

Résumons : on n’est plus dans les années 70, celles de la libération de la parole des pédophiles, mais il ne faut pas non plus tout mélanger et lâcher la meute populaire sur les pédophiles de la haute, sinon, où allons-nous ? Qui, après ça, va respecter la démocratie, qu’un bon nombre de ces salauds incarne ? Yann Moix, décidément à la rescousse du lobby ou de l’oligarchie déviante, récidivera le 16 mars 2010 sur France 2 :

« Je fais une grande différence, fondamentale, être une fillette de 6 ans et une adolescente de 13 ans. (...) Car une fille de 13 ans, allume les adultes, elle ne connaît pas sa sexualité, elle fait n’importe quoi avec. (...) Je pense que être pédophile après Dutroux c’est pas la même chose qu’avant, dans le terme même de pédophilie. (...) Le mot de 1977 n’est plus exactement le même que celui de 2010. »

Quand il s’agit de pédophilie dans l’Église (catholique), la timidité et l’excuse ne sont plus de mise. Pierre Moscovici, le commissaire politique européiste (qui a lui aussi ses casseroles à la DSK), s’insurge chez Denisot le 25 avril 2011 :

« Mais ce qui est odieux, c’est la dimension criminelle et délictueuse de tout ça, on a vu toutes les affaires de pédophilie qui ont été couvertes pendant des années et des années, maintenant on découvre que l’omerta concerne aussi des affaires de viol, ça c’est inadmissible ! Pasque ce n’est pas parce qu’on est dans l’église qu’on doit être à l’abri des lois, à l’écart des lois ! »

 

L’affaire Barbarin montrera que le Système sait produire des contre-feux quand la tension antipédophile monte un peu trop dans le peuple. Le journal Le Monde sera en première ligne pour tirer à boulets rouges sur le cardinal, qui n’a violé personne, tout en minimisant ensuite l’incroyable affaire Epstein ou d’autres dérives religieuses.

Les médias offrent des postes privilégiés à ceux qui ont compris qui attaquer, et qui défendre. Audrey Pulvar est l’archétype de la souplesse comportementale systémo-compatible :

« Et comment se fait-il que Le Pen puisse traiter Cohn-Bendit de pédophile au sein de l’hémicycle européen sans que tous les parlementaires se lèvent pour dire que c’est scandaleux ! C’est quand même incroyable ! Donc c’est bien que des gens comme Cohn-Bendit soient encore là. » (ONPC, France 2, 17 septembre 2011)

Toujours, la dénonciation de l’extrême droite servira à couvrir les perversions et les crimes de la gauche caviar. La pédophilie, chez nous, est une affaire éminemment politique, elle est donc doublement sensible.

Finalement, la gauche caviar est à l’image de la triste Évelyne Pisier, mère des jumeaux Kouchner, Camille et « Victor » : elle savait, vivait avec un pédophile, mais a préféré protéger son standing plutôt que ses enfants. Une faillite morale qui justifie de sombrer dans l’alcool.
La gauche de gouvernement a préféré, elle, son standing et ses profits à la protection des Français. Évelyne Pisier est morte dans la déchéance, la gauche socialiste crève aujourd’hui dans son propre dégueulis.

 
 

Les bonus


 

Le contexte historique, par Ariane Chemin (Le Monde, 28 février 2020)

Dans ce climat d’exaltation de la liberté sexuelle, nombre de photographes et d’écrivains célèbrent avec ferveur l’érotisme des enfants. Diffusées dans le monde entier, les photos de David Hamilton mettent en scène de très jeunes adolescentes vêtues de nuisettes vaporeuses et de voiles transparents. Brooke Shields, 13 ans, fait la « une » du magazine Photo, entièrement nue et outrageusement maquillée. Tony Duvert, publié aux éditions de Minuit, écrit avoir eu des relations sexuelles « avec un bon millier de garçons » dont les plus jeunes avaient 6 ans. « À 4 ans, les enfants bandent ; à 8 ans, ils enculent ; à 10 ans, ils se tripotent ; à 12 ans, ils aiment », proclame Jean-Luc Hennig, journaliste à Libération.

À l’époque, la défense des pédophiles a pignon sur rue – à l’extrême droite, où Alain de Benoist estime qu’il est plus scandaleux de regarder des jeux télévisés que d’avoir la « passion des fesses fraîches, des émotions naissantes et des seins en bouton », mais aussi, à l’extrême gauche. En 1979, le journal Le Gai Pied dénonce ainsi la « phobie de la pédophilie » : en poursuivant les adultes « qui aiment les enfants », la justice réprime « l’une des multiples formes d’expression de la sexualité et de l’amour humain ». Deux ans plus tard, Le Petit Gredin, la revue du Groupement de recherche pour une enfance différente, proclame joyeusement dans son premier numéro : « Ça y est, la pédophilie est de sortie ! »

La malédiction Polanski

Polanski  : Depuis des années, on essaie de faire de moi un monstre. Je me suis habitué à la calomnie, ma peau s’est épaissie, endurcie comme une carapace. Mais pour mes enfants, pour Emmanuelle, c’est épouvantable. C’est pour eux que je parle ; pour moi, je n’espère même plus changer le cours des choses. Ils souffrent énormément. Ils reçoivent des insultes, des menaces sur les réseaux sociaux. Les enfants me le cachent pour me protéger, mais je l’apprends par Emmanuelle – de toute façon, y a-t-il encore des secrets de nos jours ? Bien sûr, je suis responsable. En 1977, j’ai commis une faute et c’est ma famille qui en paie le prix presque un demi-siècle plus tard. Les médias se sont jetés sur moi avec une violence inouïe. Ils s’emparent de chaque nouvelle fausse accusation, même absurde et sans substance, car elle leur permet de ranimer cette histoire. C’est comme une malédiction qui revient et je ne peux rien y faire…

Paris Match : Comprenez-vous que désormais la question du consentement d’une très jeune fille face à un homme bien plus âgé [vous aviez trente ans de plus qu’elle] soit observée différemment ?

Polanski  : Ça dépend du point de vue. Que pensez-vous d’un très jeune homme face à une femme bien plus âgée ? Je vous l’ai dit, les mœurs ont profondément changé. On oublie à quel point notre société a été plus libre, plus tolérante. Tout ce dont on m’accuse renvoie toujours à cette époque. C’était il y a presque un demi-siècle !

Frédéric Mitterrand se défend dans Télé Star

« L’homme de lettres lui n’en revendique que deux dans ses interviews : "Je n’ai adopté personne. J’ai un fils qui a un petit garçon et j’ai une famille tunisienne dont je m’occupe et qui m’a confié le petit dernier." Frédéric Mitterrand a donc officiellement élevé deux fils : l’un, Saïd, est âgé de 38 ans. Le second, aujourd’hui 23 ans, se prénomme Jihed. Saïd travaille dans le milieu de l’audiovisuel. Il a fondé en 2006 une maison de production avec un ancien collaborateur de Jean-Luc Delarue.

Frédéric Mitterrand n’ayant jamais occulté son homosexualité et ayant, de plus confessé dans son livre "La mauvaise vie" avoir fait du tourisme sexuel en Thaïlande auprès de "jeunes gens majeurs", d’affreuses rumeurs avaient couru au sujet des deux garçons. Frédéric Mitterrand y a mis un point final cinglant. Parlant de ses fils, il explique : "Ç’aurait aussi pu être des filles : il ne s’agit pas d’homosexualité refoulée, mais d’un très fort désir de paternité. Je ne suis absolument pas pédophile, c’est une idée qui m’est étrangère." » (Téléstar)

Luc Ferry se souvient

« Quand j’ai publié La Pensée 68 avec Alain Renaut en 1985, un livre qui critiquait les soubassements philosophiques de ces appels délirants à la transgression tous azimuts, ils étaient, eux ou leurs proches, les premiers à nous insulter. Pendant près d’un an, je n’ai pas pu faire une conférence en public, pas même à l’École normale rue d’Ulm, où je dirigeais pourtant un centre de recherche sur l’idéalisme allemand, parce que des disciples de Foucault nous attendaient, non pas avec des excuses, mais avec des battes de base-ball ! »

 

Dupond-Moretti et l’inceste consenti

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