Crash du Boeing : l’Iran finit par admettre une bavure Rohani tient-il les Gardiens de la révolution ?

E&R
11/01/2020
05:33

Crash du Boeing : l’Iran finit par admettre une bavure Rohani tient-il les Gardiens de la révolution ?

 

Si les Gardiens de la révolution ont allumé en plein vol un avion, rempli d’étrangers mais aussi d’Iraniens, c’est que Rohani – dit « le modéré » – ne tient pas ce mouvement à la fois militaire et policier.

Il s’agit donc d’une provocation interne, car l’erreur de tir sur un avion qui décolle de l’aéroport Khomeiny paraît peu probable, même en période de fortes tensions.

Des deux côtés, en Iran comme aux États-Unis, des clans radicaux veulent en découdre. On pourrait ajouter Israël, mais l’entité sioniste sait ce qu’un conflit direct lui coûterait.

À moins d’une guerre aérienne éclair qui paralyserait les centres de décision de l’Iran en quelques heures, ce qui aujourd’hui ne semble pas de l’ordre du possible : les Iraniens sont prévenus et ont construit bon nombre de souterrains bunkerisés.

L’affaire du Boeing abattu avec ses 176 victimes est donc probablement le résultat de la guerre intestine entre forces politiques et militaires iraniennes. Le dangereux coup de poker de Trump – l’élimination calculée de Soleimani – a provoqué un nouveau rapport des forces à Téhéran.

En reconnaissant une bavure, Rohani affaiblit son camp d’un point de vue politique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Rappelons ici que la Force Al-Qods de feu Soleimani est une unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution et que si Rohani, sous la demande de Khamenei, a pu « monter » une riposte sur deux camps militaires américains en Irak, la tendance dure n’a pas dit son dernier mot.

Profitant du trouble à la tête de l’État iranien, Trump renforce ses sanctions, en visant 8 hautes responsables de la République islamique plus les centres de production d’acier, d’aluminium, de cuivre et de fer. En outre, il maintient ses troupes en Irak, conservant la main sur une partie du pétrole national qui doit, selon lui, participer au financement de la reconstruction du pays. Détruit, on le rappelle, par les Américains et leurs coalitions lors des deux guerres du Golfe en 1991 et 2003-2011...

S’il y a une guerre Iran/USA, elle est bien économique.

 
– La Rédaction d’E&R –

 

Trois jours après le crash inexpliqué du Boeing 737 d’Ukrainian Airlines près de Téhéran, l’Iran a fini par reconnaître avoir frappé par erreur l’avion qui transportait 176 personnes, dont 82 Iraniens. Sous pression du Premier ministre canadien qui avait déclaré dès jeudi soir qu’un missile iranien était probablement derrière l’incident, les forces armées iraniennes ont admis, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse Irna, qu’une « erreur humaine » était à l’origine du drame.

« Dans une situation de crise et sensible, le vol 752 d’Ukrainian a décollé de l’aéroport Imam-Khomeiny [de Téhéran] et, au moment de tourner, [a semblé se rapprocher] d’un centre militaire sensible » des gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, indique le communiqué publié par l’agence officielle Irna. « Dans ces conditions », et à la suite d’une « erreur humaine et de manière non intentionnelle, l’avion [a été] touché », ajoutent les forces armées.

 

D’après nos informations, ce sont les gardiens de la Révolution qui auraient fait feu sur l’appareil à l’aide de missiles.

C’est « une grande tragédie et une erreur impardonnable », a réagi sur Twitter le président iranien Hassan Rohani. « L’enquête interne des forces armées a conclu que, de manière regrettable, des missiles lancés par erreur ont provoqué l’écrasement de l’avion ukrainien et la mort de 176 innocents », a-t-il ajouté, précisant que « les investigations se poursuivent pour identifier et traduire en justice » les responsables. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s’en est plutôt pris à « l’aventurisme américain » qui a causé, selon lui, cette « erreur humaine » et « a mené au désastre ».

 

[...] Observant le point lumineux correspondant à l’appareil, la passagère d’une voiture, qui filme la scène, s’écrie : « Il continue à descendre ! Il est en train de prendre feu. J’ai peur ! » Le crash de l’avion au sol provoque une importante explosion et crée la panique à bord du véhicule. « Oh, Fatemeh Zahra (fille du prophète Mahomet) ! De quoi s’agissait-il ? » demande la passagère.

Si ces images ne permettaient pas d’identifier la cause du crash, elles confirmaient que le Boeing 737 d’Ukrainian Airlines ne s’était pas désintégré en plein vol.

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