Denis Robert flingue Bernard-Henri Lévy... qui l’attaque en justice

E&R
04/06/2021
19:47

Denis Robert flingue Bernard-Henri Lévy... qui l’attaque en justice

« J’ajoute, mais c’est mon espièglerie, que déplaire à ce point à BHL est un gage d’indépendance et de qualité journalistique dans cet univers médiatique où on lui déroule le tapis rouge partout. » (Denis Robert)

On retiendra la jolie présentation par Denis Robert de Paul Nizan, toujours d’actualité avec ses Chiens de garde (sorti en 1932), dont Serge Halimi, éditorialiste du Monde diplomatique et fils de la pré-panthéonisée Gisèle Halimi– reprendra le titre en 1997, dans un pamphlet très remarqué contre les agents du Système. On retiendra de Denis Robert sa description lucide du système BHL, et on oubliera (un peu) son piège tendu à d’Étienne Chouard aux côtés dans Le média, une véritable inquisition contre le défenseur du RIC et des Gilets jaunes. Comme quoi, rien n’est simple...

Quand Denis Robert faisait le chien de garde (pour le CRIF)...

 

Pour lancer son nouveau média, Blast (le même nom que l’ancien magazine jeuniste, gauchiste et cochon du 68tard Frédéric Joignot), rien de mieux qu’une petite attaque en règle de BHL, le symbole du socialo-sionisme politico-médiatique. Mais le propriétaire d’un palais au Maroc a mal réagi, habitué qu’il est à la pommade sur les médias mainstream. Il n’a pas supporté ce non édito de Denis Robert :

J’avais cette gélatine qui tournait dans ma tête quand je suis passé devant une télévision où Bernard Henri Lévy était interviewé par Claire Chazal sur la 5. C’était bien plus qu’un exercice de flagornerie usuel. C’était gélatineux à souhait, plein de suffisance et d’omissions. C’était le dixième passage de BHL à la télévision en une semaine et la seconde fois sur cette chaîne. Des invitations pour un livre mineur qui recycle, dans un style pompeux et ampoulé, ses piges dans Paris Match. Piges pour lesquelles il a été payé, sur lesquelles il fait faire un documentaire financé par le service public. J’en passe et des pires. Une excellente enquête du magazine Capital vous en dira davantage.

BHL, c’est l’anti Nizan. C’est le bourgeois libéral. C’est le business de la fausse vertu. Il a écrit un jour un livre qui s’appelait « le grand cadavre à la renverse » en détournant l’idée de Sartre qui avait utilisé cette métaphore pour décrire la gauche communiste qui avait calomnié Nizan. BHL c’est fatigant et répétitif. Sa présence quasi quotidienne, cette semaine, dans des télés et radios complaisants est le symptôme de l’abrutissement des medias workers. Et de la perte de tout sens critique.

Malin, la nouvelle tête de Blast ne cite pas le mot interdit, pourtant explicatif de l’incroyable durée médiatique du faux philosophie : sionisme. C’est bien parce que BHL représente la branche française du sionisme de gauche depuis près d’un demi-siècle maintenant qu’il est toujours invité dans les émissions de tendance sioniste de gauche. Un socialo-sionisme qui a été longtemps défendu par... Denis Robert. Le serpent se mord encore la queue.

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