En bref – Samedi 9 octobre de l’an de grâce 2021

E&R
09/10/2021
01:00:43

En bref – Samedi 9 octobre de l’an de grâce 2021

(Contrôle des masques)
(Reportage de 2015)

400 prunes, comme les 400 coups ! Les contrôleurs SNCF ont voulu marquer le coup, dans le 93, ce département maudit par les politiques (sauf les socialistes, qui en profitent).

C’est un rituel pour la SNCF plusieurs fois par an : contrôler tous les voyageurs pendant deux heures afin d’éviter les fraudes massives dont elle est victime. Selon nos confrères du Parisien, la société ferroviaire a mené une opération de ce genre ce vendredi 8 octobre au matin à partir de 8h30 dans plusieurs gares de Seine-Saint-Denis : La Plaine, Stade de France ou encore L’Île-Saint-Denis.

Et pour cette opération à grande échelle, la SNCF avait mobilisé les grands moyens sur les lignes H du Transilien et du RER D : 125 personnes pour filtrer toutes les issues. Les contrôles ne concernaient pas que la validité des tickets ou pass Navigo, ils visaient également ceux qui en utilisent un appartenant à un tiers ou qui aurait un tarif réduit, mais également ceux qui tentent de sauter au-dessus des portiques pour éviter de payer. Dans un communiqué cité par nos confrères, la SNCF a révélé avoir procédé à 409 procès-verbaux et 219 régularisations, pour un gain total de 12.748 euros. (Capital)

Ils y ont pas été de main morte, les gars. On appellera ça un avant-goût du zemmourisme, avant le lancement de l’opération Ronces, l’armée qui vient reprendre les cités de deal, avec des morts et des blessés. Aujourd’hui, près d’une fromagerie, on a vu trois mecs de Sentinelle. On a été leur demander pourquoi, le soir du 13 novembre, leurs collègues qui passaient devant le Bataclan ne sont pas intervenus, alors qu’ils étaient armés. Réponse : on ne peut pas intervenir sans ordre. OK, mais le commissaire et son adjoint, qui eux sont entrés, par sens du devoir, et qui ont abattu un des trois assassins sur scène, ils ont attendu un ordre, eux ? Le mec nous a dit qu’il aurait voulu y aller.

On parlait de trois assassins, ce qui est devenu la version officielle, dans la salle ce soir-là. Eh bien regardez ce qu’on a trouvé, en scannant les témoignages qui tombent de partout en ce moment de mégaprocès.

« J’en ai vu quatre ». Mains dans les poches de son pantalon, veste en cuir, sweat à capuche, Jean-Charles, se trouve « sur le trottoir du Bataclan ». Il vient voir des amis à l’Apérock Café. Avec un copain, il fume une cigarette. « C’est là qu’ils sont arrivés ». Il dit ne voir qu’un homme armé : « Quand on vous tire dessus, vous n’en voyez qu’un ». Puis, il l’assure par la suite : « J’en ai vu quatre. C’est pas des rumeurs, il y en avait quatre. »
D’après l’instruction, le commando terroriste du Bataclan n’étaient composé que de trois hommes. À l’arrêt de bus, il aide des gens à partir, détourne des voitures sur le boulevard. Il accueille les forces de l’ordre. Puis ses amis, enfermés dans l’Apéro Rock lui rouvrent les portes pour qu’il puisse se réfugier. (France Info)

Merci quand même à France Info d’avoir diffusé ce témoignage troublant. On critique souvent le site de désinfo du SPA (service public audiovisuel), et à juste titre, mais là, ils ont laissé passer une sacrée quenelle à travers le rapport de la commission d’enquête (insipide) des députés Fenech et Pietrasanta. Et Jean-Charles n’est pas le seul à avoir vu quatre tueurs, dont un de type militaire, au regard froid, qui rappelle le tueur des militaires français dans l’affaire Merah, un type qui a été reconnu, les yeux dans les yeux, par une femme témoin. Et ce type n’était pas le fluet Mohammed Merah.

Naturellement, ces témoignages ne pèsent rien devant la version officielle, inscrite dans le marbre (en général avant), que disons-nous, dans le granit. Le simple fait de citer ces deux témoins (la femme qui a vu le vrai tueur des militaires dans l’affaire Merah est facilement retrouvable, elle fait penser aux témoins de l’assassinat de Kennedy dont les dépositions ont été notées et oubliées, sans compter ceux qui ont été liquidés) fait de nous des complotistes. Soit : on préfère ça que de passer pour des cons. Complotisme, aujourd’hui, est synonyme d’intelligence, de lucidité, de doute.

On tressait des lauriers à France Désinfo, tout à l’heure, on va se reprendre : car ces ânes ont relayé l’émission Complément d’enquête consacrée – ça doit être la 250e au moins – aux fake news. Pour faire genre et pour faire jeune, ces balourds se sont baptisés FakeOff. Leur devise est céleste :

FakeOff a été la première association de journalistes issus essentiellement du monde de l’audiovisuel à s’engager pour le développement de l’esprit critique et la lutte contre la désinformation de masse chez les jeunes.

On a été regarder leurs bobines et là, on a reculé jusqu’aux années lycée :

Avec ces farceurs, la désinformation n’a qu’à bien se tenir : ils n’en feront qu’une bouchée ! En passant, FuckOff est né en 2018, et depuis, le complotisme n’a fait que croître, parallèlement aux mensonges officiels de la dominance. On dit ça, on dit rien. Ils ont du taf, nos sympathiques journalistes en herbe.

L’équipe a réussi à arracher un prix aux Assises du journalisme, le site du ministère de la Culture les a même cités pour avoir « aiguisé l’esprit critique des jeunes ». FuckeOff nous apprend à déconstruire une infox, nous dit-on. Ils sont dans la droite ligne du poussah Huchon, qui lui rame un peu moins depuis qu’il a trouvé un job sur LCI où il peut laisser libre cours à son amour du Système. T’es pas ingrat, gros. Regardez ce qu’il a osé, ce fils de :

Donc les réseaux pédocriminels n’existent pas, Dutroux, Fourniret et Louis étaient des violeurs-tueurs isolés, ouf. On peut refermer les dossiers de dizaines de filles et d’enfants disparus, merci Thomas. Quand on est parti sur cette lancée, il n’y a plus de freins, tout est permis. Pourquoi se gêner ?

 

Quelle équipe ! Et sa comparse est aussi brillante que l’animateur ! Quelle joyeuse paire ! On sent que le duo va battre des records de réinformation.

 

Bon, retour au sérieux : le pauvre poussah, tout le monde connaît, il fait trois vues, les lycéens se foutent de sa gueule, il pèse rien sur la balance. On signale quand même que les loufiats de FuckOff, qui ne sont même pas foutus de s’autofinancer, ce qui demande un peu de talent et de reconnaissance de la part du public, sont soutenus par la Dilcrah et le ministère de la Culture. Oh, la honte pour des journalistes ! Commencer dans la vie en stage à la Kommandantur, au département Chasse aux résistants, c’est pas de bon augure. C’est le genre de truc qui fait tache sur le CV, quand on veut faire de l’info : mieux vaut être viré de partout, comme nous !

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Non aux caricatures des années 30 !

Au départ, c’est une rubrique marrante, nous rappelle Samuel. On va donc passer à Wargon, qui n’en loupe pas une.

Oh la la, qu’est-ce qu’il a pas ramassé, le vaccinateur haineux ! On n’a pas mis toutes les réactions à sa reductio ad nazirum, mais ça a été le great carpet-bombing. Tout le pays basque lui est tombé dessus. On se demande si Lizarazu n’y a pas été de son tacle assassin...

 

On espère que cette remise à zéro, ce reset personnalisé vous a mis de bonne humeur. Y a un autre truc marrant qu’on a vu, c’est un auteur de chansons qui a parlé de Lemmy. On vous fait le strip.

On a regardé l’émission d’Arte consacrée à l’album désormais culte Ace of Spades. Ah, ça change de Huchon & Wargon. On respire !

Derrière les grimaces et les conneries, Lemmy et son pote batteur sont de vrais enfants, à 60 balais passés. C’est peut-être ça le secret de la jeunesse, mourir jeune, à 61 ans pour Phil, et à 70 ans pour Lemmy. Ça paraît facile à dire, mais pour atteindre cette insouciance, cette légèreté, c’est un gros, gros, gros travail.

Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

Le Christ ne s’était pas gouré. On espère que Thomas et Mathias, malgré leur haine, y arriveront un jour, on le leur souhaite sincèrement, au lieu de jouer aux adultes, aux juges, aux cons, quoi.

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