"Je ne vous remercierai jamais assez" : grosse techouva de Yann Moix sous Hanouna

E&R
08/11/2019
03:06

"Je ne vous remercierai jamais assez" : grosse techouva de Yann Moix sous Hanouna

 

« Vous avez été avec moi d’un courage et d’une amitié exemplaires »

Séance de déballage psychanalytique larmoyant chez Hanouna & Naulleau ce jeudi 7 novembre 2019 dans Balance ton post !, l’émission hebdomadaire de débats sur C8. Le plus pénible dans cette émission pourtant chroniquement pénible a été ce soliloque de l’antisémite repenti Yann Moix, l’écrivain à problèmes mentaux : l’enfant soi-disant battu par ses parents, une fois devenu grand, demande à se faire battre par le sionisme !

Quand le chat sioniste est là, les souris goy dansent

Le spécialiste goy de l’inversion accusatoire a la chance de passer d’antisémite virulent à supersioniste en un coup de baguette magique de la fée Hanouna, qui a remplacé la fée Arthur dans le divertissement populaire et les (petits) cadeaux au peuple spectateur.
Ardisson lui avait renvoyé ses boîtes dans la poire, un soir de septembre 2005 :

Justement, un futur à la Ardisson se profile pour Yann : sa techouva ne servira à rien en fin de compte, puisque Yann, malgré ses cours accélérés d’hébreu, est et restera un pauvre goy, autrement dit un pléonasme. Il le restera toujours, donnant entre-temps l’exemple de la soumission volontaire, de la honte publique et du rabaissement politique pour trois deniers même pas en or.

 

Une exhibition qui dépasse le porno en sordidité

Quand on voit les éditeur et écrivain Naulleau & Moix ramper devant la puissance occulte qui ne se cache même plus, on se dit que la technique mafieuse est la bonne : d’abord repérer les résistants à l’ordre sioniste, les amadouer avec de l’argent et des femmes, faire mine de leur pardonner leurs frasques après une techouva filmée (ça peut servir, comme chez Epstein), leur céder des postes (subalternes) dans le grand organigramme de la machine propagandeuse, les laisser croire un temps à l’élévation sociale, à la jouissance des cimes des élus, se repaître du spectacle, puis les planter largement avec un poinçon dans la nuque, à la manière de Robert De Niro dans Les Affranchis quand il fait liquider tous les tocards qui ont participé au casse du siècle et qui ne toucheront pas un fifrelin.

La leçon Ardisson n’a pas servi à Yann Moix et Éric Naulleau, qui sont aveuglés par leur vanité. Devant le Mogul Hanouna, qui fait et défait les carrières courtes de chroniqueur, le job de faire-valoir du Maître, on est prêt à tous les renoncements, du moment qu’on est devant la caméra, qu’on gagne de l’argent facile – facile qu’en apparence – et qu’on attire les fendards et les fendues.
N’ont-ils pas vu Faust, ces hommes de culture ? On sait tous comment finissent les paris faustiens, en général dans la fosse commune à crédules.

 

Finalement, il n’est pas plus mal que ces séances de soumission au sionisme se fassent en public, pour que les jeunes comprennent de quoi il retourne. Les procès de Moscou avaient au moins du panache, même dans le délire des accusations, les accusés avaient du poids. Aujourd’hui, les techouvas, publiques et en direct, s’abattent sur des foutriquets, avec pour objectif de faire renier leur antisionisme à des fiottes suppliantes.

Dans le monde des valeurs inversées, l’intelligence se prosterne devant la bêtise

La morale ? Naulleau et Moix sont des types intelligents, et c’est ça le plus grave, et le plus pédagogique dans cette histoire. Ça veut dire que l’intelligence sans le courage, physique ou moral (mais l’un ne va pas sans l’autre), n’est rien. L’intelligence au service des salauds, au sens sartrien, est perdue pour l’humanité. Certes, on y gagne du fric et des putes, mais tout ça file entre les doigts. Parce que vous croyez que Naulleau et Moix sont aimés pour leur virilité ?

Malheureusement, il ne s’agit pas que de Naulleau et Moix, cette paire de faire-valoir provisoires : le rabaissement moral est généralisé, et il est encouragé par ceux qui tiennent les rênes. Dernier exemple tout frais en date, le repenti du mélenchonisme Thomas Guénolé, qui revient avec un livre contre son ancien patron.

La délation, dernier étage de la bassesse. Ces hommes qui tournent casaque en fonction du vent, qui se croient malins mais qui s’enfoncent, c’est la maladie moderne, celle de la réussite sociale fondée sur une dégradation morale, une montée dans la hiérarchie des hommes doublée d’une descente intérieure et spirituelle certaine.

 

Dans l’Antiquité, et même ensuite, les traîtres étaient bien sûr utilisés par les armées adverses pour des raisons stratégiques. Mais il étaient aussitôt éliminés après usage, car on ne peut pas compter sur eux : ils ont la traîtrise chevillée au corps.

Tout le monde ne peut pas être courageux, ça ne s’apprend pas à l’école, pas toujours dans les familles, et encore moins au boulot. On apprend surtout la soumission à l’ordre dominant, qu’il soit familial, scolaire ou professionnel. Rares sont ceux qui osent aller à contre-courant, et qui crachent sur les pieds des rabaisseurs.
La consolation, c’est que les rabaisseurs seront rabaissés. C’est un type qui a renié sa tribu pour aller vers l’universel qui a dit ça, il y a un bout de temps.


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