La commission anti-complot Macron-Bronner ou le complot contre la liberté d’expression

E&R
02/10/2021
19:00

La commission anti-complot Macron-Bronner ou le complot contre la liberté d’expression

Même le très bien-pensant Le Monde a été gêné aux entournures par cette commission, au point de laisser Irène Frachon, l’intouchable lanceuse d’alerte contre le Mediator, écrire une tribune qui dit toute sa « perplexité » sur le sujet. En effet, on est en plein 1984 avec son ministère de la Vérité. Il n’y a même plus d’écran, d’euphémisme, c’est l’État qui décide de la vérité, et qui n’est pas d’accord est à la fois dans le mensonge et dans le délit. Pratique, non ?

La démocratie française prend un coup de plus dans l’aile, mais il sera très difficile aux prédateurs réducteurs de la liberté d’expression de réussir leur coup. Ils profitent bien évidemment de la désorientation des millions de Français qui ont cru à la pandémie, au masque et au vaccin, des Français qui sont prêts à signer n’importe quel document pour retrouver leur vie d’avant, qui résonne comme une vieille chimère, une vieille histoire d’amour qui ne reviendra plus. Quand on a affaire à un peuple naïf, crédule (et Bronner parle de crédulité), pourquoi se gêner ?

 

Avant d’entrer dans le détail de cette nouvelle avancée de la scélératesse oligarchique, prenons connaissance de la lettre de Frachon, celle par qui le scandale Servier est arrivé. Effectivement, la composition du ministère de la Vérité laisse rêveur, mais comment peut-il en être autrement ? Des êtres à la morale bien construite ne pourraient pas entrer dans une telle cage.

S’il est incontestable que, parallèlement à la pandémie de Covid-19, se développe une « épidémie » de doutes profonds et de défiances multiples au sein de l’opinion publique avec un succès croissant de théories alternatives aux relents complotistes, les moyens mis en œuvre pour mieux appréhender et peut-être corriger, apaiser un tel phénomène de fond interrogent sérieusement.

Le dévoilement de la composition de la « commission Bronner » du nom du sociologue très (trop ?) médiatique chargé, par l’Élysée, d’évaluer ce phénomène des fausses nouvelles laisse perplexe.

La santé publique est au cœur de ces inquiétudes. À ce titre, le choix des personnalités médicales susceptibles d’éclairer cette question est particulièrement sensible. On ne peut qu’être surpris de la cooptation d’un professeur de médecine « médiatique » et impliqué publiquement dans plusieurs polémiques sensibles, notamment à propos du scandale du Mediator, la plus grave affaire de santé publique survenue en France au XXIe siècle et « marqueur » significatif de cette défiance.

Pour le « succès croissant de théories alternatives aux relents complotistes », la Frachon, elle repassera. Autant dire que ceux qui s’opposent au vaccin et au pass, deux choses différentes mais qui servent la même organisation anti-humaine, sont des terreplatistes. Le médecin lanceur d’alerte a atteint son seuil d’incompétence, car il s’agit là de politique pure. Pour savoir ce que va produire cette commission de censure, voyons qui la compose.

Commençons par Vallancien, ce fameux médecin visé par Frachon.

Dans son ouvrage La Médecine sans médecin ? (Gallimard, 2015), le professeur Vallancien écrit ceci à propos du scandale du Mediator, tout en déplorant la défiance suscitée par l’affaire : « La violence de la charge unique contre l’industrie avait de quoi choquer (…). Rares sont les malades qui furent meurtris par les complications liées au produit (…). Parmi les dossiers de plaignants (…) seul un nombre infime est à ce jour reconnu comme en relation avec la prise du produit incriminé. » Plus tard, en 2016, Guy Vallancien s’insurgera publiquement contre le « Manifeste » de grands médecins et humanistes, Michel Serres, Axel Kahn, Rony Brauman, Claude Got et une trentaine d’autres signataires, alertant la communauté médicale du comportement ignominieux de la firme à l’égard de ses propres victimes.

Il est à craindre qu’une telle commission, dont l’un des membres s’est abîmé, non seulement n’apporte aucune réponse raisonnable et raisonnée à la problématique soulevée, mais creuse un peu plus le fossé entre beaucoup de nos concitoyens et les élites qu’ils critiquent, à tort ou parfois à raison.

À notre avis, ce fossé ne sera plus jamais comblé, à moins qu’une nouvelle élite jaillisse d’en bas, comme en Allemagne, en Russie ou en Chine au XXe siècle, pour remplacer l’élite corrompue, détachée du peuple, qui ne travaille plus que pour elle-même et ses obligés...

Laissons maintenant la parole à Carène Tardy, qui a passé en revue les membres de la commission.

 

Ce rapide passage en revue nous plonge carrément dans un croisement de lobbies agressifs, avec la surveillance conspiratrice du jeune Reichstadt, le Forum économique mondial – ce nom démocratique d’une entité à visée totalitaire – avec Harfoush, le culte de la Shoah avec l’historienne Wierviorka, le gauchisme qui se déculpabilise en rejetant toutes ses fautes sur la prétendue extrême droite avec Bronner, et enfin la médecine oligarchique avec Vallancien.

Tout cet amas incarne le complot officiel contre la liberté d’expression, tant ses membres penchent du côté de l’idéologie mondialiste, faite, on le rappelle, de féminisme (incarné par Rachel Khan ici), de LGBTisme, de sionisme (immanquablement), d’immigrationnisme (ou d’antiracisme) et de consumisme. Ce sont les mêmes donneurs de leçons qui penchent du côté de l’oligarchie et qui jettent en permanence des ordres au peuple français, comme on jette des os aux chiens. Des leçons de bonne tenue politique, des leçons de soumission au dogme, des leçons de renoncement.

Devant cette commission, après Le Monde, même Libé a tiqué, c’est dire.

Le sociologue Gérald Bronner va conduire une mission sur la diffusion des théories complotistes et la propagation de la haine sur Internet. Un projet à l’initiative de l’Elysée dont la crédibilité et la composition interrogent.

Face à l’épidémie de désinformation sur le Web, l’Élysée veut montrer qu’il se retrousse les manches. Il en va ainsi de la mise sur pied d’un groupe d’experts contre les fake news. La « commission Bronner », du nom du sociologue médiatique, spécialiste des croyances collectives, sera chargée de mesurer les dangers des fausses nouvelles sur la cohésion nationale afin de mieux y parer. Le groupe de travail devra rendre un « rapport » d’analyse et de propositions courant décembre. Parmi les objectifs cités ce mercredi lors d’une présentation  : « Définir un consensus scientifique sur l’impact d’Internet », « formuler des propositions dans les champs de la prévention et de la judiciarisation des entrepreneurs de haine » ou encore « développer une analyse historique et géopolitique de l’exposition de la France aux menaces internationales ». Une tâche ardue pour une mission express.

Les entrepreneurs de haine ?

Mais qui cela peut-il bien être ? On a une petite idée, mais cela tomberait justement au cœur de cette organisation relativement maléfique, qui décide de qui produit de la haine, et qui produit de l’amour. Manuel Valls, ce réacteur à haine antifrançaise, sera-t-il dans le collimateur ? Et BHL, avec son « idéologie française » qui n’est que le nationalisme social né dans les années 30, Finkielkraut avec ce « pays [qui] mérite notre haine », tomberont-ils aussi comme entrepreneurs de haine ? Et Kalifat qui se permet d’insulter des Français qui ne pensent pas comme le CRIF, et Jakubowicz qui se prend pour Dieu le Père sur Twitter, le glaive et la balance, et Attali, qui nous promet mille guerres, sans oublier le menu fretin Aphatie, Naulleau, qui chaque jour déversent « leur hargne, leur rogne et leur grogne », pour paraphraser Laborit, sur des Français qui ne pensent pas comme eux, eux aussi seront dans le collimateur, ou la haine ne sera-t-elle que dans le camp des résistants ?

Pour la commission, nous tenons à jour le registre des insultes, des injures et des déclarations de haine de nombreuses personnalités qui jusqu’à présent n’ont jamais été punies ou mises à l’écart par le système médiatico-politique. C’est donc que la haine n’est pas le problème.

Alors quel est, qui est le problème ?

Malus : Bronner chez Barthès

L’apocalypse cognitive par Bronner

Pour le sociologue, « le marché de l’information est totalement dérégulé ». Comprendre en creux que la démocratie qui jaillit sur la réseaux sociaux doit être régulée, mise en coupe réglée. C’est tout l’objet de sa commission. On comprend pourquoi le petit prince des ténèbres élyséennes l’a choisi. Encore un pari faustien qui va mal finir.

« On a longtemps espéré que sur un marché des idées, libres en quelque sorte, ce serait les meilleures idées, c’est-à-dire les plus rationnelles, celles qui se rapprochent le plus d’une représentation de la science, qui l’emporteraient. (...)
Donc on aurait pu croire qu’une concurrence généralisée des récits allait être favorable au vrai. »

Et naturellement, c’est Gérald qui décide de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas. Tout est simple, pour les simples. Tout est complot, pour les complotistes.

« Et la terrible sentence, la terrible conclusion à laquelle nous parvenons aujourd’hui, par une simple observation des faits, c’est que non, la vérité ne se défend pas toute seule. C’est là aussi tout l’objet de mon livre d’expliquer pourquoi. Pourquoi effectivement les produits de la crédulité vont six fois plus vite, sur Twitter par exemple, que les vraies informations. »

Dans l’esprit de Bronner, « les vraies informations », ce sont celles qui viennent d’en haut, celles de l’oligarchie, à laquelle il appartient désormais, la même qui veut vacciner tous les Français, y compris les bébés. Bienvenue dans la propagandastaffel, Gérald ! La guerre informationnelle ne fait que commencer.

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