La psy de France Info ignore-t-elle le pedigree de Joe Biden ?

E&R
20/11/2020
12:16

La psy de France Info ignore-t-elle le pedigree de Joe Biden ?

Chaque jour, une personnalité française explique aux enfants que nous sommes pourquoi Trump est le Mal et Biden est le Bien. Aujourd’hui, c’est au tour de la psy de France Info de nous démontrer toute la malignité du président américain en exercice. Au risque d’oublier qui est Biden et pourquoi ce candidat si faiblard et si corrompu a été choisi par les démocrates, ou plutôt par le pouvoir profond...

Cliquez ici pour écouter sa chronique de la haine ordinaire

Le JDD a fait un portrait à la fois dithyrambique et tragique de Calmos :

Elle qui "contrôle tout", dixit son amie Hélène Mathieu, voile de brume ses blessures d’enfance. "Je protège ma vie privée à cause de mes patients, j’écrirai plus tard", se défend-elle. Une promesse déjà faite à Libération il y a huit ans. Tout juste accepte-t-elle de se résumer en excellente élève issue de la petite bourgeoisie de Châteauroux, fille d’un Juif hongrois dont de nombreux proches ont été exterminés. "L’école m’a sauvé la vie. Les profs, le lycée mixte, les débats."

Dans sa famille traversée par l’Histoire et les secrets, il fallait se cacher sous les draps pour dévorer des romans le soir et renoncer au rêve de faire de la danse classique, une autre de ses passions, assouvie à l’âge adulte. Le jour de l’enterrement de Dolto, à qui elle a parlé de ses patients durant plusieurs années après avoir exercé sous le contrôle de Lacan, Claude Halmos s’est surprise à pleurer comme jamais. "Dolto entendait les enfants : leurs souffrances, leurs particularités. Elle accordait de l’importance aux détails jugés sans intérêt par les grands. Elle était vraiment la dame qui aurait pu entendre la petite fille que j’avais été." [...]

L’écolière en fuite dans les livres, l’ado qui allait mal au point de vouloir mourir s’est inventé une autre vie à Paris. Floue comme une héroïne de Modiano, Claude Halmos brouille volontiers les pistes. On croit comprendre que celle qui finançait ses études de lettres puis de psycho en bossant comme pionne dans un lycée de banlieue a plongé au même moment dans la psychanalyse et le militantisme. "J’étais à l’Unef, c’est-à-dire à gauche", élude-t-elle. D’anciens lambertistes se rappellent l’avoir croisée dans les rangs de ce groupe trotskiste réputé sectaire. Au fond, peu importent les faits et la chronologie. "Le temps de l’analyse est particulier. Je ne sais même plus quel âge j’avais quand j’ai rencontré le désir de devenir analyste. C’est dans ce va-et-vient entre l’enfance et l’âge adulte qu’on le devient."

Et maintenant voici l’analyse profonde de Claude sur Biden :

« Biden au contraire met en avant son humanité. Il se présente comme un homme pour qui l’argent n’est pas la seule valeur, qui connaît la souffrance ; qui a, entre autres idéaux, celui de la soulager. Et qui accepte l’altérité et la différence : la présence de sa vice-présidente en atteste. Il peut donc représenter une figure tutélaire, protectrice, et capable d’empathie. »

Comment cette psychanalyste, qui jette un « voile de brume » sur ses « blessures d’enfance » (on en a tous, à des degrés divers, car l’enfance est une blessure), peut-elle ne pas voir qui elle défend ? Si Trump se tape des tops, il ne saute pas sur les petites filles, lui au moins.
Mais la haine anti-Trump des bien-pensants de notre Système médiatico-culturel est telle qu’elle est prête à mettre un voile de brume sur le pedigree de Joe Biden qui certes a perdu une partie de sa famille dans un accident, mais cela n’explique pas son comportement avec les petites filles. Et en public, s’il vous plaît !

Le texte lu de Claude Halmos a inspiré sur le blog de Causeur Ingrid Riocreux, la « décrypteuse de décrypteurs », qui officie désormais chez Michel Onfray. Causeur, Onfray, c’est la même maison.


 

Cette émission appelle peu de commentaires, à vrai dire. Il suffit de l’écouter : difficile d’en croire ses oreilles. Claude Halmos, spécialiste de la psychologie de l’enfant, nous explique en quoi la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine est bonne pour notre moral.

Le trait est gros, comme dans un conte : d’un côté le méchant, de l’autre le gentil. Et comme point de départ, un présupposé qu’il serait bon de vérifier : la victoire de Joe Biden nous aurait remonté le moral. Elle serait, plus exactement, un signe « un peu magique » nous donnant « des raisons d’espérer » dans la période difficile que nous traversons. Il faudrait demander la confirmation de ce postulat à tous les gens qui sont sur le point de perdre leur emploi, de fermer leur entreprise, qui vivent une profonde dépression à cause de la solitude, de la privation de toute vie sociale autre que professionnelle : l’élection de Joe Biden leur a-t-elle vraiment redonné l’espérance ? On peut avoir quelques doutes, on peut même se dire qu’ils n’en ont strictement rien à faire. Mais soit, admettons : l’élection de Biden est bénéfique pour l’état « émotionnel et psychologique » des Français.

Et voyons pourquoi. D’abord, selon Claude Halmos, la légèreté avec laquelle Trump a traité le coronavirus nous a « sensibilisés au sort des Américains » : nous avons donc éprouvé envers eux une forme de compassion et nous nous réjouissons pour eux que leur cauchemar prenne fin. Mais aussi parce que cette élection revêt une dimension « humaine au moins autant que politique » : cette transition va autoriser la psychanalyste à établir une opposition radicale entre les deux candidats. Trump incarnerait « de manière presque caricaturale » « l’autocrate tout-puissant » : on croit rêver. La caricature, c’est elle qui la dessine. On le dit grotesque, vulgaire et égocentrique mais personne jamais n’a accusé Trump de se comporter en autocrate. Pour lui, dit-elle, « l’intérêt général et la vie des êtres, qu’il s’agisse du virus ou du climat, ne comptent pas » : ne peut-on pas concevoir que Trump ait une autre conception de l’intérêt général et de ce qui importe dans la vie des êtres ?

Claude Halmos a, avec le président des États-Unis, un désaccord qui relève tout à la fois de la philosophie politique et de la doctrine économique ; elle le convertit en condamnation morale décomplexée sur le ton de l’évidence consensuelle. Elle ajoute que Trump « rejette tout ce qui n’est pas semblable à lui » : accusation totalement gratuite qu’elle fonde sur « son racisme et sa xénophobie » comme s’il s’agissait de données incontestables et communément admises, alors même qu’une des informations de ce scrutin est la progression du vote Trump chez les Latinos et les Afro-américains. Trump devient ensuite, dans le discours de la psychanalyste, une espèce de monstre, un être qu’elle exclut de l’humanité :

il incarne, en outre, le mépris de la science, de la culture, des lois, et des institutions, c’est-à-dire de tout ce que les sociétés humaines ont su créer. […] Il se prête donc à être le symbole d’une sorte de « monde sans pitié », où l’humain n’a pas de place, et qui est à ce titre, très angoissant.

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