Non, rien. Saison 2 Episode 9

E&R
24/04/2021
02:15

Non, rien. Saison 2 Episode 9

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C’est l’histoire d’une jeune femme dont la mort n’a pas voulu et qui a été renvoyée à la vie avec trois membres en moins : ses deux jambes et son bras droit. S’ensuivent des mois à hurler de désespoir, de rage et de douleur, pour celle qui voulait en finir en se jetant sous les roues du métro parisien. Clouée sur un lit d’hôpital, comme un « ver de terre », le plafond pour seul horizon et un avenir pour le moins incertain.

Quinze ans après cet épisode tragique, Priscille Deborah, pimpante blonde aux yeux couleur myosotis, est là devant nous, assise, sereine et souriante, vêtue d’une veste en cuir à franges noire et d’une jolie robe blanche. Elle raconte dans un livre qui vient de paraître comment elle a repris goût à la vie et surtout comment le handicap l’a obligée à se réinventer, alors qu’une dépression profonde l’avait précipité dans les abîmes. « La vie m’a obligée à m’engager, je devais faire avec ce qui me restait », raconte-t-elle, dans un large sourire. (Le Figaro)

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C’est une histoire française. Celle de Wilfried Mahouto, né près de Bordeaux, qui en dépit de son master en entrepreneuriat, a envoyé des centaines de CV pendant des mois, sans jamais décrocher d’entretien. « On m’a conseillé d’enlever la photo pour cacher que je suis noir, j’ai toujours refusé », confie l’homme, qui a fini par obtenir un poste de directeur d’agence bancaire, grâce au soutien de l’association Nos quartiers ont des talents. (Le Monde)

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Selon sa famille, « Big Floyd » était « un gentil géant ». De ceux « qui n’utilisent pas leur stature pour intimider ou prendre plus de place », rapporte Toluse Olorunnipa, journaliste au Washington Post et auteur d’un long portrait. La personnalité et le sens de l’humour de cet Afro-Américain attiraient autant l’attention que sa carrure (il mesurait 1m98). « C’était un farceur, toujours en train de rire et de faire des blagues », raconte un camarade de lycée au New York Times. « Il est décrit comme généreux, tourné vers les autres malgré ses propres difficultés, ajoute Toluse Olorunnipa. Mais il avait une personnalité complexe et une vie compliquée ». […]

« George est partout. (...) Il est sur le mur de quelqu’un, il est sur des affiches, il est dans la presse, mais il n’est pas ici. Il est avec nous en esprit, mais il n’est pas ici », se lamente sa tante Angela Harrelson dans un podcast du Washington Post. Près d’un an après sa mort, son copain d’enfance Jonathan Veal fait le même constat amer : « Il n’aurait pas pu imaginer que c’est de cette façon tragique que le monde découvrirait son nom ». (France Info)

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Son triple pontage coronarien, Michel Drucker en parle toujours avec beaucoup de difficultés. Il faut dire que cet hypocondriaque a vécu une période extrêmement difficile et a été très fébrile pendant de longs mois.
« Je n’avais pas pleuré de cette façon depuis dix-huit ans et la mort de mon frère Jean, le grand drame de ma vie », a-t-il notamment expliqué à Paris Match, lui qui avait terriblement peur de finir par devenir un « mort-vivant » suite à son énorme pépin de santé.
L’animateur star du service public s’est rappelé être « un pantin sans force qu’on met à nu, qu’on lave, qu’on fait uriner ou qu’on emmène s’asseoir aux toilettes à petits pas ». « Une gêne insurmontable au début, une humiliation traumatisante. Tout me faisait paniquer, j’appelais sans cesse les infirmières. J’avais peur qu’elles me détestent, qu’elles me trouvent chiant, chochotte, gonflant, mais non, jamais. C’est leur quotidien. Ces soignants, ces médecins, ces cardiologues français sont parmi les meilleurs au monde », a-t-il également confié. (Public)

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Surprise… Emmanuel tonne, il lâche son casse-noix et jette sa serviette sur la table ronde, comme Khrouchtchev avait fait avec sa chaussure à l’ONU. D’un bond, il se lève, il va quitter la table… Il a déjà repoussé sa chaise en arrière d’un coup de genou.
Il croise mon regard effaré. Alors c’était donc cela le droit de tout se dire ? La PMA et la GPA sont des sujets tabous ! C’est comme l’affaire Dreyfus… « Ils en ont parlé… » Voilà un Président qui ne supporte pas d’être contredit par son épouse qui lui tient tête. Il va s’en aller ? Je repense à la chaise vide de Giscard : « Au revoir… » Il sent le pas de côté. Doucement, la chaussure tourne, il revient. Son intuition le ramène à la table. Brigitte lui adresse un sourire enjôleur :
– « Emmanuel… de grâce… »
Le vent retombe. L’alerte a été chaude. On a manqué de démâter et surtout de perdre le commandant. À voir Emmanuel penaud, on dirait un mousse qui a lâché la barre dans un océan de contrariétés trop grand pour lui. Cette colère soudaine, imprévisible, disproportionnée, est celle d’un enfant qui casse son jouet. Il ne tient pas l’échange. Il a un drôle de regard, il est halluciné – enfin un peu plus qu’à l’ordinaire. Il me donne l’impression physique d’un jeune homme qui n’est pas fini. Il reprend sa serviette, retrouve ses esprits, sans doute mal à l’aise à l’idée que je puisse rapporter cette scène de ménage à l’extérieur. (Philippe de Villiers)

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Les Français veulent voir le « bout du tunnel ». Alors que le Premier ministre Jean Castex doit tenir une conférence de presse ce jeudi pour faire le point sur les restrictions sanitaires, un sondage Odoxa-Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France info révèle qu’une grande majorité des Français (72 %) souhaite que le déconfinement se tienne bien à partir du 3 mai avec la fin des restrictions de circulation. La demande est forte, plus encore (+7 points) qu’il y a un an, à l’aube du premier déconfinement.

Les Français semblent toutefois lucides sur le fait que la réouverture du pays se fera progressivement. Pour 54 % d’entre eux, le déconfinement n’aura pas lieu comme prévu à partir du 3 mai mais coïncidera plutôt avec l’ouverture des bars et restaurants. Annoncées pour la mi-mai, ces levées de restrictions ne sont pas remises en cause par une majorité des sondés : 60 % pensent ainsi que le gouvernement tiendra cette échéance. (Le Figaro)

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« Saumon fumé laqué d’un sabayon au citron bergamote », « asperges blanches sur un carpaccio de saint-jacques et quenelles de crème citronnée » ou « langoustine panée sur une polenta crémeuse » : depuis le début de l’année, Muriel Pénicaud, l’ancien ministre du Travail (2017-2020), désormais représentante de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques, mais aussi les députés Les Républicains (LR) Damien Abad et Aurélien Pradié, l’ex-parlementaire Laurence Arribagé, ou encore Alice Lefort, la conseillère technique transports auprès du cabinet de la présidence de la République, ont pu savourer cette cuisine raffinée. Sans oublier une liste fournie de chefs d’entreprises du bâtiment ou d’autres secteurs, à l’image de Karine Grossetête, directrice des affaires publiques de la SNCF, qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. (Le Monde)

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Dans un dossier consacré au sujet, Stéphane François revient sur les formes que peuvent prendre ce survivalisme de l’ultradroite. Des structures, comme l’association Égalité & Réconciliation d’Alain Soral, en font la promotion et surfent sur cette mode : ainsi, un des sites commerciaux de ce même Soral est spécialisé dans ce domaine, « Instinct de survie », qui est devenu en 2014 « Prenons le maquis », une affaire qui serait d’ailleurs florissante.

Sur son site « Prenons le maquis », l’idéologue d’extrême-droite propose en effet des stages commandos. Infiltré dans l’un de ces séjours en 2014, un journaliste du Canard enchaîné racontait alors que « tous les participants étaient d’une manière ou d’une autre proches de Soral. (…) Cela allait du père de famille de 50 ans, à la trentenaire en perte de repères. Une femme recroisée d’ailleurs plus tard dans un événement organisé par le FN ». (LCI)

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20 Minutes : Facebook, Twitter et YouTube commencent à fermer des comptes QAnon sur leurs plateformes. Agissent-ils trop tard ?

Alex Kaplan : Évidemment. Nous savons désormais que Facebook et Twitter étaient au courant dès 2018 que QAnon grossissait de manière inquiétante sur leurs plateformes, et qu’ils ont fait le choix de ne pas agir. Donc oui, ils ont commencé à agir en 2020 et lancé une deuxième salve de suppressions en 2021, ce qui est une bonne chose, mais c’est bien trop tard et bien trop peu.

Pensez-vous que la défaite de Donald Trump entraînera une perte de puissance du mouvement ?

C’est difficile à dire. Les adeptes de QAnon sont un peu à la dérive en ce moment. Donald Trump n’est plus président, et aucune des prédictions de Q, qui n’a d’ailleurs plus posté de messages depuis décembre 2020, ne s’est réalisée. Ça joue forcément sur le moral des troupes.

Mais les membres de QAnon sont encore très actifs sur des plateformes alternatives telles que Telegram ou Parler et ne semblent plus avoir besoin de Q pour faire grandir la théorie du complot. Un influenceur QAnon a prononcé cette phrase que je trouve révélatrice : « Le but de Q était de vous apprendre à faire confiance à votre propre discernement avant toute chose. Q pourrait ne jamais revenir, et ce n’est pas grave, car il faut parfois apprendre à avancer sans filet de sécurité. »

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Mais Trump est loin d’avoir pris sa retraite, comme beaucoup d’autres habitants de cette île de milliardaires, où l’âge moyen approche les 70 ans. Depuis son palais de Mar-a-Lago, il continue comme un souverain en exil d’exercer son influence sur le Parti républicain, et sa force d’attraction reste presque aussi irrésistible que le rejet qu’il suscite en égale proportion.

Privé de ses comptes Twitter et Facebook, les deux porte-voix avec lesquels il avait dominé ces dernières années la vie politique américaine, Trump a conservé son immense popularité chez les électeurs conservateurs et sa formidable capacité à lever des fonds. Il les utilise pour tenir en respect les dirigeants républicains qui souhaiteraient voir le parti prendre ses distances avec lui. Laissant planer le doute sur ses intentions de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle en 2024, Trump entend rester en attendant le suzerain incontesté de ses vassaux, distribuant avec munificence son soutien personnel et financier aux candidats qui lui ont fait allégeance, ou jetant l’anathème sur ceux qui lui ont manqué. Affublés par Trump du sobriquet infamant de RINO (républicains seulement de nom), ces derniers sont menacés d’être évincés aux prochaines primaires par des candidats soutenus par l’ancien président. (Le Figaro)

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