Quand Richard Berry chantait L’Amour devant un bébé à poil

E&R
05/02/2021
18:18

Quand Richard Berry chantait L’Amour devant un bébé à poil

Ceci n’est pas une blague. L’acteur Richard Berry, en 1987, sort une chanson intitulée L’Amour l’Amour, avec une pochette qu’on ne peut pas inventer : un bébé à poil !

On a récupéré les paroles de la chanson (c’est de l’information, donc pas de droits d’auteur, merci) sur le site Bide et Musique qui fait partie des sites historiques du Net.

Tous ces messages de solitaire et rêveur
Qui sont oubliés dans la rubrique du cœur
Communiqué pour les chéris du bonheur
Tous ces cris écrits par la peur et la douleur.
Femme asiatique cherche corps de liane
Tarzan lubrique, sexy pratique, l’africaine, la belle américaine.

Qu’est-ce qui fait tourner le monde ?
L’amour l’amour.
Chanté partout sur les ondes ?
L’amour, l’amour.
Pour faire sourire la Joconde.
L’amour, l’amour, l’amour au jour le jour.

Dans tes palaces au décor d’or et de glace
Tes suites sans fin, tes Cadillac et tes strass
Y’à des images qui vont qui vienne et s’efface
Comme des mirages que tu touches et qui se casse.
Marquis nanti, chic et mélomane
Aimant Sati, Bach, Debussy
Cherche en vain un jeune homme câlin.

(Refrain)

Quand tu vas mal tu t’endors au gardénal
T’attends qu’il t’appel ta peur qu’il soit pas fidèle
Passion charnelle, le péché originel
Rien d’original si t’es pas sentimental.
Belle demoiselle fine et pas vénale
Aimant la vie, Souchon, Voulzy
Cherche un mâle, écrire vite au journal.

Dans ce texte de très haut niveau, il y a quelques allusions et références. Par exemple, la belle Américaine (majuscule, s’il vous plaît), c’est peut-être Jeane Manson, l’épouse américaine de Richard et mère de Shirel, qui avait chanté le soir où Sarkozy avait été intronisé président de l’UMP, un sacré symbole pour la droite républicaine. Ardisson et Baffie avaient reçu l’artiste franco-israélienne le 11 décembre 2004...

Pour en revenir à Berry et à son disque, on ignore si la pochette avait un sens caché, mais les événements récents lui donnent un relief, comment dire, particulier.

« Quand le couple avait la garde des enfants en fin de semaine, est-il écrit dans la plainte, il leur serait arrivé, le matin après leurs ébats, de convier ceux-ci dans la chambre parentale pour des jeux sexuels. Le père de la plaignante lui aurait alors proposé de jouer à l’orchestre avec ses organes sexuels et ceux de sa partenaire (pénis, seins), les deux adultes étant nus. (…) Mme Coline Berry aurait donc été contrainte d’apposer sa bouche sur le sexe de M. Berry, le tout en présence de l’autre enfant, et de manière répétée.

« Il me montrait comment son sexe pouvait bouger, décrit Coline Berry-Rojtman. Évidemment, j’étais petite, je me disais : “Ah, il peut faire bouger son sexe.” Plus tard, j’ai compris que quand un sexe d’homme bouge, c’est qu’il est en érection. » Ce « jeu de l’orchestre », elle dit l’avoir vécu des « dizaines de fois », entre ses 6 et 10 ans. Elle n’en parle pas à l’époque, mais, à cette même période, elle refuse de voir son père, pendant un peu plus d’un an. (Le Monde)

Aujourd’hui, après l’article explosif du Monde (décidément, toute la gauche caviar va y passer, Lang et Bendit attendent leur tour avec impatience), contrairement à Duhamel, une partie de la communauté se ressoude autour de l’acteur.

Me Sophie Obadia (madame Mario Stasi de la LICRA à la ville), le défenseur de Richard Berry, dénonce un « tribunal médiatique » :

Après Duhamel, Kouchner, Camille, Pisier et Victor, au tour de Berry, Manson, Shirel, Balasko, Marilou et Coline d’être dans l’œil du cyclone médiatique. Pour les uns, ces déballages sont dans l’air du temps (#Me Too) ; pour les autres, c’est un milieu consanguin à bout de souffle qui explose à la vue de tous. Les égouts de Mai 68, aurait pu dire Luc Ferry, qui s’est lâché dans un article du Figaro sobrement intitulé : « Pensée 68 et pédophilie » !
On vous en livre trois belles tranches.

On a oublié que la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédérastie, qu’elle approuvait les délires de René Schérer et Guy Hocquenghem qui publient, en 1976, Co-ire (en latin : « aller ensemble », « coït » à la troisième personne du singulier…), un ouvrage agrémenté d’une pléiade de photos d’enfants nus qui faisait l’éloge du « rapt » : l’enfant n’étant pas la propriété privée des parents (petite référence à Marx), tout adulte a le droit, et même de devoir, ainsi plaidaient-ils, de l’enlever pour éveiller cette sexualité que la bourgeoisie occulte.

[...]

Aussi étrange que cela nous paraisse aujourd’hui, dans ce milieu et à cette époque, on pensait comme ça, de sorte qu’il fut pendant longtemps plus risqué d’y critiquer la pédophilie que d’en faire l’apologie. Ces prestigieux professeurs s’étaient emparés des thèses de Freud sur la sexualité infantile pour en tirer la conclusion absurde qu’il était du devoir des adultes de l’éveiller. Comme il était en outre « interdit d’interdire », il n’y avait plus à se gêner.

Luc Ferry donne en fin d’article l’explication de sa violente diatribe :

Aujourd’hui, les derniers signataires de ces pétitions reconnaissent que « c’était une connerie » . Soit. Mais quand j’ai publié La Pensée 68 avec Alain Renaut en 1985, un livre qui critiquait les soubassements philosophiques de ces appels délirants à la transgression tous azimuts, ils étaient, eux ou leurs proches, les premiers à nous insulter. Pendant près d’un an, je n’ai pas pu faire une conférence en public, pas même à l’École normale rue d’Ulm où je dirigeais pourtant un centre de recherche sur l’idéalisme allemand, parce que des disciples de Foucault nous attendaient, non pas avec des excuses, mais avec des battes de base-ball !

Ce même Luc Ferry qui avait balancé sur Canal+ l’anecdote de ce ministre français qui s’était fait « poisser » dans une partouzes avec des gosses à Marrakech... Pressé de toutes parts, il avait refusé de donner son nom.

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