Y a-t-il un axe (du mal) Raoult-E&R-Cossette-Trump ?

E&R
21/03/2020
53:51

Y a-t-il un axe (du mal) Raoult-E&R-Cossette-Trump ?

Sans vouloir amalgamer les uns aux autres idéologiquement, il y a manifestement un axe informationnel E&R-Raoult-Cossette-Trump ! Le titre proposé par Alexis Cossette – « Vers la fin de la pandémie ? » – est peut-être un peu optimiste, mais l’information des résultats du Pr Raoult a été reprise à la vitesse de la lumière par Gregory Rigano (le conseiller de la prestigieuse université de médecine de Stanford) qui a probablement inspiré Trump dans son discours 24 heures plus tard. Le président américain a parlé de tests encourageants et a décidé de l’utilisation massive de la chloroquine dans le traitement du coronavirus.

Ce qui est intéressant dans cette séquence, c’est la vitesse de réaction des Américains aux tests d’un chercheur français qui a été littéralement blacklisté par les médias mainstream. On rappelle que les services de vérification de l’info du Monde et de Libération ont classé les études du Pr Raoult comme « douteuses », entraînant une probable désinformation. C’est-à-dire de faux espoirs. Le chercheur s’en est ému et moins de deux jours plus tard, le bandeau fallacieux et infamant était retiré par les maîtres censeurs.

Voici ce qu’écrivait encore Libé le 16 mars :

« Cet essai, dans sa présentation, laisse perplexes bien des chercheurs qui notent que la comparaison entre les deux groupes – ceux recevant la molécule et ceux ne la recevant pas – est imparfaite. De plus, on ne sait pas grand-chose des malades traités : selon le site d’enregistrement européen des essais cliniques, accepté le 5 mars par l’Agence nationale de sécurité du médicament, cet essai aurait concerné jusqu’à 25 patients : cinq âgés de 12 à 17 ans, dix âgés de 18 à 64 ans et dix autres de plus de 65 ans. “Il est dommage qu’il ne se mette pas dans les clous pour bien évaluer son essai, argumente un infectiologue parisien. En allant trop vite, on perd souvent beaucoup de temps”.

Reste qu’il y a des partisans de cet essai. À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le Dr Alexandre Bleibtreu s’est montré offensif. Il a expliqué mardi que la molécule était utilisée depuis vendredi sur presque tous les patients de son service : “Ce n’est pas le traitement qui paraît le plus évident, il marchait in vitro mais on n’avait pas de données in vivo. L’objectif, ce n’est pas d’avoir raison mais que nos patients aillent mieux. Aucun traitement n’est magique, la publication des résultats lèvera des interrogations, mais entre ne rien faire et repositionner des molécules en fonction des effets secondaires, des interactions, etc., on essaie des choses au fur et à mesure”. »

Et au Monde, on concluait ainsi l’article sur le Pr Raoult :

« Le faible nombre de patients concernés par ces essais cliniques, l’absence de précisions sur le traitement de référence qui a servi de point de comparaison et l’absence d’éléments chiffrés et de détails sur l’état clinique initial des patients invitent cependant à une lecture prudente de cette annonce. »

En France, tout ce qui sort des sentiers battus, que ce soit dans le domaine de l’information, de la politique ou de la médecine, est automatiquement dénoncé et fusillé par les forces en présence. C’est aussi cela dont souffre notre pays : une bande d’incapables repus qui empêchent les forces vives de la nation de prendre leur place dans les instances de décision. La décision appartient à un parterre de nantis reliés par des réseaux occultes qui interdisent toute promotion sociale réelle, préférant la reproduction sociale, une reproduction qui prend un tour dangereusement communautaire. Et le pouvoir de ces incompétents (dans le meilleur des cas) ou de ces corrompus (qui n’ont plus le sens de l’intérêt commun, seulement celui de leur communauté d’intérêts) a une incidence terrible sur la qualité de vie de notre pays, et on ne parle même pas de la démocratie, qui entre leurs mains n’est plus qu’une coquille vide.

Il suffit qu’un prof de médecine original mais brillant propose un traitement nouveau contre une maladie nouvelle pour que tout le monde lui tombe dessus, l’élite médicale comme l’élite journalistique. Sauf qu’aujourd’hui, avec le poids grandissant des réseaux sociaux dans la décision politique – qui ne peut plus l’ignorer –, le rapport des forces a changé. Le haut ne peut plus mentir aussi facilement et aussi longtemps au bas. Le haut et le bas n’ont plus les mêmes intérêts, et cela se voit. Et cela change tout.

Précision

Dans l’article sur Buzyn et l’interdiction de la chloroquine, il s’agit plus précisément de l’interdiction de l’hydroxychloroquine en janvier 2020, la chloroquine ayant été non pas interdite mais placée en substance délivrable uniquement sur ordonnance en 1999.
Il reste que les arguments des deux camps se tiennent : les uns pensent que Buzyn travaille pour le Big Pharma et la production prochaine d’un vaccin (pas forcément efficace, comme tous les antigrippaux qui affaiblissent parfois les forces propres de l’organisme) à grande échelle, les autres que cette interdiction tombe à pic pour bloquer toute solution non profitable par rapport à une stratégie établie à l’avance, ce qui signifie que les pouvoirs politiques « savaient ».

C’est ce que suppose François Coq, qui a signé une violente tribune dans le média d’Aude Lancelin, QG (Quartier général) :

« L’essayiste politique, membre des Constituants, l’affirme dans une tribune aujourd’hui publiée par QG : avec le maintien des élections, et le retard pris dans les mesures de confinement, la caste politique est coupable d’atteinte à la sûreté du peuple. Le président de la République, lui, devra en répondre un jour. Il s’agit désormais d’une affaire d’État »

La crise morale profonde de ce régime qui mène la France au désastre dans de nombreux domaines vitaux (politique, géopolitique, médiatique, médical, sociétal) permet à ceux qui étaient hier bannis d’exister médiatiquement, grâce au changement de barycentre entre les médias mainstream et les réseaux sociaux. Les médias dits dominants ne le sont tout simplement plus, le basculement a eu lieu, mais il a fallu l’aider, et que le grand public prenne conscience du mal que produit le régime néolibéral dans tous les domaines précités.
Aujourd’hui, terrorisé et confiné par une information d’État qui ressemble de plus en plus à de la désinformation qui cache de dangereux intérêts, le peuple français est en train de comprendre que ses élites ne lui veulent pas que du bien.

L’axe du mal n’est pas celui qu’on croyait.

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