Attali & Macron, producteurs de pauvreté

E&R
07/11/2020
01:23:33

Attali & Macron, producteurs de pauvreté

« Un banquier c’est quelqu’un qui vous prête un parapluie quand il fait grand soleil et qui vous le reprend dès qu’il commence à pleuvoir » (Marc Twain)

Chaque année les chiffres de la pauvreté, ou plutôt de l’augmentation de la pauvreté, tombent. Cette année 2020 est spéciale car à l’image de la fraude démocrate massive dans les swing states américains, il y a un glitch (le mot le plus utilisé sur les réseaux sociaux US), un saut inhabituel dans la courbe habituelle.

On rappelle pour ceux qui ne touchent pas une bille en probabilités que dans chaque courbe on retrouve une tendance, des saisons et des aléas, dits aussi accidents. Par exemple, la courbe des morts en France présente un pic en mars-avril 2020, qui correspond à la grippe saisonnière à laquelle nos dirigeants ont ajouté plus de 10 000 morts en Ehpad, sachant que chaque mois, 12 000 Français meurent dans les Ehpad. Il s’agit donc d’une redistribution des morts sous un autre sigle, qu’on appelle généralement « Covid ».

 

On s’aperçoit alors qu’il n’y a quasiment plus de morts de la grippe saisonnière habituelle de l’hiver 2019-2020, ils sont tous renommés en Covid. Et les Français qui chopent actuellement une rhinite, un rhume, une bronchite ou une maladie respiratoire pensent tous avoir le Covid et se font tester comme des bêtes. Dès qu’ils sont positifs, ils flippent encore plus et certains pètent les plombs, on en a vu dans les commerces qui n’avaient plus toute leur tête.

Devant le pays qui bascule, les autorités sans autorité qui ont foutu le bordel se demandent s’ils n’ont pas été un peu trop loin, vu aussi que l’élection américaine est presque terminée, mais à leurs yeux seulement. Comme si le Covid avait servi, entre autres, à détrôner Trump...

 

Mais ne soyons pas antireichstadtistes, attendons voir si Trump conserve son trône, et on reparlera du Covid. En attendant, en France on compte un million de pauvres en plus de la normale, comme si être pauvre était normal. Mais en régime néolibéral dur, la pauvreté est un des éléments clés du Système : la richesse innommable des uns produit la pauvreté innommable des autres, c’est aussi con que ça et le premier qui nous traite de communistes on l’embrasse sur la bouche, en éternuant bien avant.

Quand on y pense, savoir qu’il y a des humains qui bouffent dans les 3 étoiles et d’autres qui mangent de la merde, c’est assez intriguant. La seule explication, c’est que les humains ne sont pas de la même race, il y en a au moins deux : les riches et les pauvres, avec la classe moyenne au milieu, qui essaye de grimper au paradis (des riches) et de ne pas descendre ou redescendre en enfer (des pauvres).

Justement, les pauvres, parlons-en, et précisément des nouveaux pauvres : c’est nouveau, donc ça intéresse les médias, c’est tendance, quoi. Le truc du moment, au lieu de remettre en question la politique de destruction néolibérale de la France, c’est d’interviewer du nouveau pauvre. Un bon plan émotionnel car le nouveau pauvre a été riche, ou moins pauvre, et il sait s’exprimer, c’est pas comme les SDF qui sont toujours bourrés. En plus ils sentent le furet, et les journalistes LGBT n’aiment pas ça. C’est pourquoi l’émission Quotidien de la Hyène Barthès, qui a le cul bien au chaud, et c’est pas un jeu de mot homophobe, a fait son reportage animalier.

 

Les nouveaux pauvres éplorés font bander Barthès

L’endroit le plus sûr pour rencontrer des pauvres, parce que dans les cités ça craint pour les journalistes du Groupe TF1 (Quotidien est une émission de TMC qui appartient à TF1), c’est les Restos du Cœur, l’invention de Coluche qui a permis au PS devenu néolibéral (on disait fabiusien à l’époque) en 1983-1984 de se laver les mains de la pauvreté entraînée par la politique de rigueur. La première fois, c’est toujours émouvant, on verse une petite larme :

 

C’est la raison pour laquelle on ne fait pas d’interviews de pauvres chez E&R, on préfère remonter le torrent vers les responsables, et on peut même les nommer. Deux noms symboliques s’imposent : Attali et Macron, le second était le fils spirituel du premier. L’un est à l’origine du virage néolibéral français, que ce soit sous Mitterrand, Sarkozy, Hollande ou Macron, l’autre est sa réincarnation dans un corps plus jeune, car Jacquadit et Manu Bidingo ont 35 ans d’écart : le Mage a 77 ans, le diable de l’Élysée est né en 1977, année punk.

Les 300 et quelques propositions d’Attali (les « conditions de la libération de la croissance française ») sous Sarkozy en 2008 sont aujourd’hui devenues réalité, et on en voit le résultat : tout part en couilles, sauf les caisses de la Banque (et des assurances) qui tient le pays par les couilles. Les Français font la queue pour bouffer, mais l’attelage Attali-Macron a gagné. Au fait, à quoi sert de régner sur un pays exsangue ?

La pauvreté, combien de divisions ?

Pour clore ce survol de la criminalité néolibérale, qui va provoquer 10 fois plus de morts que le Covid ou la grippe, et peut-être cent fois plus, regardons ce documentaire qui parle de la pauvreté, certes, mais en essayant de savoir, pour chacun des pauvres en question, ce qui les a menés là.

Ne vous fâchez pas, c’est de la télé et qui en plus s’essaye au social. Pour les médias mainstream, les raisons de la pauvreté sont à trouver dans l’histoire de chacun, avec ses blessures d’enfance, une sorte de responsabilité personnelle. D’accord, mais quid des nouveaux pauvres qui n’ont pas de blessures d’enfance ?

Ceux-là sont les victimes du néolibéralisme, et ce dernier en produira encore plus, sauf si les Français disent stop. Car le but étrange de toute cette entreprise maléfique, c’est la partition absolue du pays entre super riches et super pauvres, avec rien au milieu, plus rien (sauf une armée de flics), plus de classe moyenne, qui commence à comprendre qu’elle est la prochaine sur la liste de l’équarrisseur économico-social.

 

Alors les néolibs vont nous dire que le gouvernement, qui aime les gens – regardez Bruno Le Maire, notre futur 1er ministre, il a l’air si doux ! –, prépare le revenu universel. Mais c’est un appauvrissement universel, avec tous les Français qui ne seront pas super riches aux Restos du Cœur. Les Français admettront-ils cela ? Faut voir...

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Jacquadit aurait dû proposer, à la place de ses 300 propositions, une seule proposition : détruire la France, ça aurait été plus clair.
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