Madame Claude, maquerelle de la haute, a prostitué la femme d’un "très grand nom de France"

E&R
19/12/2020
07:53

Madame Claude, maquerelle de la haute, a prostitué la femme d’un "très grand nom de France"

« Aristote Onassis, Gianni Agnelli, John Kennedy, le Shah d’Iran… Tout le gratin fait appel aux services de Madame Claude, même si elle reste discrète sur sa clientèle française. En échange des informations recueillies par ses escort-girls, elle s’assure aussi la protection des services de renseignements. Just Jaeckin, réalisateur d’Emmanuelle, lui consacre même un film en 1977 où elle est incarnée par Françoise Fabian. » (Vanity Fair)

Madame Claude, c’est la crème de la crème des mères maquerelles. Son affaire de jeunes femmes de 20 ans (pour elle 30 ans c’était déjà trop tard, sauf pour l’épouse magnifique d’un grand nom de France...), belles, intelligentes, fines et sexy a fait courir les présidents, les rois, les stars et les hommes d’affaires du monde entier. Il était courant, dans les échanges officiels entre pays, de faire appel à une ou plusieurs putains de luxe pour lisser les contrats. Cette grande républicaine a toujours assumé son travail, qui a mis de l’huile (et du feu) dans beaucoup de relations internationales. Mais ça, elle ne le dit pas. Le cul, oui, la politique, non !

Vanity Fair a dressé le portrait de la dame :

Fernande Grudet n’a que peu d’intérêt pour le sexe – elle estime même qu’une femme ne doit pas se montrer nue après 40 ans –, mais elle a conscience de son potentiel lucratif. « Il y a deux choses qui dirigent le monde : la bouffe et le cul. Je ne savais pas faire la cuisine ! », dira-t-elle. Elle se prostitue donc dans la capitale pour survivre, a recours à la chirurgie pour effacer ses complexes, et fonde son premier réseau de prostitution dans les années 60. Installée rue de Boulainvilliers, dans le XVIe arrondissement de Paris, elle devient officiellement Madame Claude. Plus de 500 « filles » sont à son service, recrutées parfois dans des boîtes chics, et soumises à des opérations de chirurgie si nécessaires. « On devait avoir l’air de bonne famille. Quand on la rencontrait, elle nous faisait déshabiller pour voir notre poitrine. Elle a un don pour voir ce qu’elle peut tirer de quelqu’un », expliquait l’une d’entre elles dans l’émission Un jour, un destin.

Qui était cette « très belle épouse d’un très grand nom de France » ?

« Toutes les femmes se vendent. Elles ouvrent leurs cuisses pour des cadeaux, du confort, de la tendresse, de la sécurité. Les hommes achètent, pauvres couillons » (Madame Claude)

Le savoir-vivre et le savoir-baiser

Aujourd’hui, avec l’Internet, la prostitution s’est démocratisée, si l’on peut dire. N’importe quelle fille peut se mettre à son compte en passant par une agence suisse (mais pas française), mais pour les grands contrats, du type 30 blondes dans un avion pour un prince du Golfe, il faut évidemment ,une organisation. C’est là qu’on touche à la mafia ou au renseignement, ou aux deux, car les confidences sur l’oreiller sont précieuses.

« Une fois à poil, le pouvoir est à celui qui le prend. Mes petites, je leur apprenais à le prendre. C’est pour ça qu’elles s’en sortaient si bien...Je tenais tous ces types dans ma main. »

France Inter a réalisé un sujet en 2018 sur cette partie politique de la haute prostitution (on est loin de l’abattage dans un chantier du bâtiment).

À un niveau plus haut encore de perversité, nous avons les réseaux de chantage sexuel. Mais le chantage sexuel, en 2020, ne peut plus se faire sur de banales relations hétérosexuelles hors mariage, cela ferait rire presque tout le monde. Non, il s’agit de goûts beaucoup plus rares, plus chers et plus dangereux. On touche là à la prostitution de mineurs, garçons et filles, voire à des choses plus glauques encore, quand certaines victimes témoins de ces prestations sexuelles sont éliminées, par exemple par le biais de la drogue et de la dégradation physique et mentale qui s’ensuit, sans compter bien sûr les dégâts produits par les viols successifs. L’affaire Epstein est un « bel » exemple de ce business.

On finit en musique avec Nicoletta (1967)

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