Le pillage du concept de gauche du travail et droite des valeurs d’Alain Soral

E&R
13/02/2020
09:09

Le pillage du concept de gauche du travail et droite des valeurs d’Alain Soral

Malgré toutes les attaques subies depuis plus de douze ans maintenant par Alain Soral en personne et par son mouvement E&R, les idées développées dans ses livres, les siens et ceux édités par Kontre Kulture, font leur chemin. Dans l’opinion bien sûr, mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, chez nos adversaires idéologiques plus ou moins hostiles à la ligne soralienne.

Le CRIF, StreetPress, la justice, les médias mainstream et tous les trolls sionistes des réseaux sociaux ont beau cogner sur nous, nos idées ruissellent, et elles ruissellent de gauche à droite et du bas vers le haut. La résurgence d’une vraie gauche sociale et d’un patriotisme authentiquement français – qui n’est pas la couverture d’un autre nationalisme, plus sournois –, inscrits dans l’ADN d’E&R, sont les deux moteurs de l’évolution politique profonde de ces dix dernières années. Il n’est pas étonnant, dès lors, que le mouvement des Gilets jaunes ait surgi en novembre 2018. Nous ne l’avons ni décidé ni organisé, mais la conscience de cette portion de classe incorpore ces données nouvelles, et cela change tout.

Devant l’ampleur du phénomène E&R, ce repoussoir national qui apparaît chaque jour, en négatif, dans les médias de propagande, le Système a adopté plusieurs réponses. On les connaît : d’abord l’ignorance, puis le mépris, et enfin, lorsque la casserole a commencé à déborder dans le grand public, la répression sous toutes les formes possibles : juridique (avec des dizaines de procédures et des centaines de milliers d’euros de condamnations), économique (la privation de toutes les sources de financement, la fermeture des comptes bancaires, le harcèlement fiscal), médiatique (le boycott absolu de nos analyses pourtant souvent pertinentes et très explicatives du réel) et enfin policière (écoutes, surveillance). Le dérangement du Système est à ce prix.

Une pénétration dérangeante dans le cul du Système

Depuis peu, devant la pénétration inarrêtable des idées d’E&R, parce que même le système le plus totalitaire du monde ne peut empêcher les gens de penser dans ce qu’on appelle leur for intérieur, il semble qu’une nouvelle technique ait les faveurs de nos adversaires : l’imitation.

Il suffit de reprendre les concepts qui marchent, mais sans aller trop loin dans l’analyse, pour ne pas heurter les vraies puissances décisionnaires. Par exemple, la création du concept de « gauche du travail et droite des valeurs », l’adjonction de ces deux versants politiques, qui sont en réalité très complémentaires, permet de mieux appréhender le réel, et de redéfinir les frontières politiques actuelles. Le Parti socialiste apparaît alors comme vraiment social-traître, il n’a de socialiste que le nom. Idem pour la droite bourgeoise, qui s’assoit sur le social pour imposer un mode de pensée et d’action libéral.

L’histoire a prouvé que quand la gauche du travail et la droite des valeurs étaient réunies, la France allait beaucoup mieux. Inversement, quand ces ceux formes politiques et sociologiques sont séparées, alors la France souffre, elle est fracturée. C’est le cas actuellement. Si l’on ne peut pas refaire le passé, le CNR de 1945, les accords de Grenelle de 1969 avec l’union sacrée entre communistes et gaullistes, les Trente Glorieuses, on peut néanmoins appliquer ce schéma au temps présent, dans des conditions économiques et politiques pourtant différentes.

Injecter du social au FN puis du national chez LFI

Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas le dernier des idiots, l’a bien compris et flirte depuis quelques mois, malgré les réticences gauchistes ou franc-maçonnes en interne, avec notre ligne, qui est électoralement gagnante puisqu’elle a porté le FN de Marine Le Pen à des hauteurs jamais atteintes. Et qu’elle n’atteindra peut-être jamais plus, sauf si elle se fonde dans le jeu politique classique, c’est-à-dire sous les fourches caudines des réseaux occultes.

Déjà, les décisions prises dans le sens du CRIF et de la franc-maçonnerie font du RN un parti respectable, mais qui ment sur son patriotisme et son républicanisme à ses militants ou électeurs. Qui appellent de leurs vœux le grand coup de balai (la version nationale du Grand Soir de gauche), mais il se peut que le coup de balai nationaliste vise plus les immigrés que les ultralibéraux ! Les ultralibérés que les ultralibéraux, les pauvres que les paupérisateurs ! C’est là toute l’entourloupe du nouveau FN, qui joue à fond la carte de la droite des valeurs, mais qui abandonne en douce celle de la gauche du travail.

La ligne E&R est objectivement gagnante, vu du bas, mais elle déplaît absolument aux forces qui fracturent la France et qui exploitent ses divisions. Or, les partis de gouvernement préfèrent se soumettre à la volonté élitaire plutôt qu’à la volonté populaire, c’est un fait. Pour se faire élire, il suffit de bien mentir, comme l’a fait à la perfection Macron en 2017, qui a mieux menti que les menteurs habituels, qui fonctionnaient sur de vieux mensonges. Macron a renouvelé le mensonge politique, et cela lui a réussi. Moins aux Français.

Les braconniers et les saboteurs

Depuis peu, disions-nous, des braconniers s’approchent de nos lignes – qui ne sont pas électrifiées – et viennent picorer dans notre potager laboratoire d’idées. Ils chipent une salade, trois carottes, dix radis, et repartent dans la nuit. On s’inspire en douce, comme ces humoristes qui venaient voir, admirer même, le grand Dieudonné dans son théâtre de la Main d’Or. Ils venaient voir le phénomène en action et en prenaient de la graine. Ainsi, toute une génération d’humoristes a musclé son jeu, apportant autre chose au public que de la gaudriole cabaret qui égratigne les politiques ou leur met du « poil-à-gratter » dans le dos, à la Ruquier.

Des penseurs, des hommes politiques sérieux ou honnêtes (comme Chouard), reconnaissent la validité de nos thèses, mais pas de toutes évidemment, et piquent des idées, des articulations, des schémas de pensée. On voit régulièrement refleurir sur Causeur ou Marianne (malgré la crainte ou le dégoût qu’on leur inspire) des bribes de nos analyses, tout simplement parce qu’on ne peut pas vendre éternellement du mensonge ou de la connerie aux gens. À un moment donné il faut refourguer du crédible, il y va de la... crédibilité d’un journal. On constate, parce qu’on travaille, qu’on lit la presse et les livres, qu’on nous reprend sans nous citer, parce que le Système nous a marqués du sceau de l’infamie. Et l’infamie, c’est contagieux. En ce sens, nous sommes les nouveaux chrétiens... de la politique. Ceux de l’an 1 après Jésus-Christ, qui allaient tout chambouler mais qui ne le savaient pas, et qui avaient juste leur foi pour tenir.

Influencer les influenceurs

Le dernier livre d’Emmanuel Todd, qui travaille sérieusement, arrive aux mêmes conclusions que nous. Et pourtant, c’est un juif – laïc –, universitaire et bourgeois, ce qui signe son honnêteté. Il pourrait nous traiter de tous les noms, mais il ne le fait pas. Et certains penseurs ou hommes politiques qui nous traitent de tous les noms en pensent beaucoup moins, en secret, idem chez les stars. Tout le monde sent confusément que la France est mûre pour un basculement d’opinion, et ça en fait réfléchir certains, disons que ça limite leur agressivité à notre égard. Mais ça la décuple ailleurs, chez les hystériques de la répression !

Nous l’avons vu, il y a des gens sérieux qui valident indirectement nos thèses, et d’autres qui les exploitent parce qu’elles sont fertiles, électoralement ou éditorialement. C’est le cas de Patrick Buisson, l’ex-éminence grise de Sarkozy, mais surtout d’Éric Zemmour, le Gainsbourg des idées, celui qui retraite la pensée E&R pour en faire de l’influence et du beurre, on ne peut pas le dire autrement. C’est de bonne guerre, et en temps de guerre, le pillage est la règle. Certes, Zemmour n’est pas Soral et il ne tient pas à l’être, mais sans Soral, Zemmour aurait-il été si loin dans ses analyses ? Dieu nous le dira...

Dans le genre plus léger, mais aussi emblématique du mouvement de récupération (ou de pénétration) en cours, la paire Benalla-Son-Forget vient de créer son petit outil politique intitulé Valeur Absolue. Et vous savez quel est leur slogan ? « La gauche du Cœur et la droite des Valeurs » ! Slogan furtif puisqu’il a déclenché l’étonnement des internautes et un rétropédalage en règle.

 

Gageons que ce parti croupion, malgré la présence de Laurent, le chantre du transhumanisme, la forme la plus avancée de l’ultralibéralisme en politique, réussira à glaner de l’argent, vu la prestation vidéo de JSF sur Twitter : allégeance directe, sans passer par la case départ !

 

Au-delà de ce duo de clowns, il y a une réalité qui nous rend optimistes : plus on nous défonce la gueule, plus nos idées diffusent (ça doit être le sang qui gicle !). On est un peu comme les cafards : faut pas nous écraser sinon ça fout des œufs partout. Si nous perdons en apparence sur le terrain économique et juridique – pour l’instant (ne jamais insulter l’avenir) –, sur le terrain idéologique, nous sommes gagnants. Car au niveau du mainstream personne ne veut croiser le fer avec nous, c’est aussi simple que cela. Et ceux qui veulent prouver qu’on a tort n’ont qu’à venir nous le dire en face. On ne les tuera pas, juré, on débattra idées contre idées. Notre porte est ouverte, ERFM attend les candidats au combat.

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