Non, rien Saison 2 Épisode 4

E&R
21/02/2021
01:29

Non, rien Saison 2 Épisode 4

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Les Guignols de Canal+ lui donnaient des boutons. « J’ai toujours détesté et j’avais le culot de le dire », insiste Jean-Pierre Pernaut. Pour lui, les marionnettes n’étaient qu’une « bien pâle copie du Bébête Show » avec un « humour malsain ». Moqué pour l’ancrage régional de son JT, présenté comme « un abominable facho », selon ses mots, il en a souvent été la cible. « Sans doute parce que les auteurs de ces sketchs, qui avaient une bien curieuse conception de l’histoire, estimaient que s’intéresser aux gens et aux régions était forcément le signe d’un militantisme d’extrême droite », se désole la star de TF1. Les Guignols ont disparu. « D’autres émissions les ont remplacés. Comme pour les bouchons de l’autoroute, c’est désolant, mais on s’y habitue… » (Le Parisien)

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Vous avez été licencié après une parodie de l’Heure des pros. Quel était le propos du sketch ?

Sébastien Thoen : Je rappelle tout d’abord qu’avec mes camarades d’Action Discrète (NDLR : dont font partie Thomas Séraphine et Julien Cazarre qui participent au sketch) nous sommes, historiquement, le seul groupe de comiques de droite de Canal+. Donc, à la base, Pascal Praud, c’est la famille. Ce sketch pour Winamax était plus un hommage qu’une parodie. Puisqu’on y parle de tout et qu’on peut tout y dire, les auteurs ont imaginé qu’on y parlait foot. Pour rire. […]

On vous licencie donc. Vous réagissez comment ?

Je suis un libéral et n’ai pas à juger des décisions du patron, il est roi. Mais je suis triste car Canal, c’est ma chaîne, j’y étais depuis 18 ans, j’ai tout donné pour les abonnés, j’ai même été en garde à vue avec Action Discrète. Winamax est partenaire de la chaîne, j’avais le droit de bosser chez eux, Praud s’est marré, Messiha aussi, il l’a tweeté et m’a même contacté (NDLR : dans le sketch, il interprétait Jean Messiha, ancien RN souvent invité sur CNews). Je lui ai proposé une rencontre sur le plateau de Pascal, je n’ai eu aucun retour. […]

Vous ne leur en voulez pas ?

Mais pourquoi puisque c’est la faute de Cazarre comme ils ont dit ? Déjà au lycée il me piquait mes petits copains, j’aurais dû me méfier. Au-delà, je pense que je n’avais plus de place à Canal. L’avenir était plus pour Jonathan Cohen que pour Sébastien Thoen.

Après tout ça, esprit Canal es-tu encore là ?

Avec cette direction, je ne m’inquiète pas pour la chaîne, le meilleur est à venir. Mais c’est sûr que, et les internautes l’ont bien dit, avec mon départ, l’esprit Canal a pris un sérieux taquet. Heureusement, il y a encore Mouloud Achour et Pierre Ménès. Et puis, rêvons plus grand, pourquoi pas Cyril Hanouna sur Canal en access en septembre ? Ce serait top.
(Le Parisien)

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Canal, l’outil de sa revanche et l’endroit depuis lequel il savoure sa nouvelle position d’influence. Hyperinterventionniste, Bolloré a pris un plaisir adulescent à montrer qu’à la tête de cet empire il décidait seul, sans se laisser aucunement influencer par la pression des réseaux sociaux ou des médias. C’est le sens de sa reprise en main musclée d’I-Télé, devenue CNews, accueillant sur son antenne des éditorialistes de la droite conservatrice et suscitant des cris d’orfraie. Mais Bolloré s’en moque : la concurrence est rude dans le monde des chaînes info, et l’audience est remontée en flèche.

« BFMTV a une position maîtresse, il fallait trouver des relais de croissance, reconnaît un proche du magnat breton. Cela implique la recherche d’émissions au ton assez tranché. Idéologiquement, il y a chez Bolloré et Vivendi un certain goût pour être hors du consensus. N’oublions pas qu’en France il y a au moins un électeur sur quatre aux frontières du Rassemblement national. »

C’est la raison pour laquelle il protège Éric Zemmour. En octobre 2019, la rumeur bruisse qu’un dirigeant de Canal cherche à se séparer de l’auteur du Suicide français après sa participation controversée à la Convention de la droite. Inquiet, le polémiste rend visite à l’industriel au cinquième étage de l’immeuble haussmannien de Vivendi. « C’est vrai que votre bras droit veut me virer ? », s’émeut l’éditorialiste. « Je n’ai pas de bras droit », rétorque Bolloré, placide. (Marianne)

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Twitter, qui a banni l’ex-président américain Donald Trump de sa plateforme pour incitations répétées à la violence, ne le laissera pas revenir. Même une nouvelle candidature à la Maison-Blanche ne changera pas cette décision, a indiqué mercredi le réseau social.

« Selon nos règles, quand vous êtes évincés de la plateforme, vous êtes évincés de la plateforme, que vous soyez un commentateur, un directeur financier ou un ancien ou actuel responsable politique », a déclaré mercredi le directeur financier de l’entreprise sur la chaîne télévisée d’informations financières CNBC. Donald Trump « a été banni quand il était président. On ne fait pas de différence pour les responsables politiques qu’ils soient encore en service ou non », a-t-il ajouté. (Le Temps)

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Causeur  : Votre livre redéfinit positivement le « nationalisme » comme la croyance, non pas à la prééminence de sa propre nation, mais en l’idée que l’ordre mondial le plus stable et le plus juste est celui qui se fonde sur une pluralité d’États-nations indépendants.

Yoram Hazony : Plutôt que de redéfinir le terme, je reviens à son sens traditionnel qui est le plus utile. La définition que je donne est celle avec laquelle j’ai grandi, dans une famille sioniste, et c’est celle qui prévaut toujours dans bien des pays comme l’Inde. Le problème, c’est que, après 1945, beaucoup d’intellectuels libéraux et marxistes, Orwell en tête, ont assimilé le mot à l’usage qu’en faisait Hitler. Si vous lisez celui-ci – et je ne vous recommande pas de le faire ! –, vous découvrirez qu’il utilise le mot « nationalisme » pour désigner son impérialisme raciste. Il a ainsi détourné un terme parfaitement respectable qu’on utilisait depuis longtemps et pour lequel il n’y a pas de substitut dans les langues européennes. Le « patriotisme » évoque l’amour de son pays mais, à la différence du nationalisme, il ne peut pas désigner une théorie politique selon laquelle les nations devraient être indépendantes et libres de se développer selon leurs propres lois et traditions.

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S’il n’a pas réagi publiquement à ce récit, Richard Berry est aussi passé à l’action. Le comédien aurait passé de nombreux coups de fil pour obtenir des soutiens. Une démarche appuyée par sa femme, Pascale Louange, qui décroche aussi son téléphone. L’actrice de 49 ans se montre d’un soutien sans faille pour son mari, elle qui aurait également été malmenée lors d’un repas de famille.

Dans le magazine Voici, un proche décrit le caractère de Richard Berry : un homme dominant qui pique d’incroyables colères et n’hésite pas à humilier ses proches en public. Comme ce jour où son épouse avait fait une tâche sur la table lors de retrouvailles familiales. Une maladresse qui peut arriver à tout le monde, mais visiblement pas à Pascale Louange. Furieux, son comédien de mari lui aurait alors dit devant leurs invités qu’elle était « plus nulle qu’une femme de ménage ». Aujourd’hui, c’est pourtant avec sa femme que Richard Berry fait le tri dans son entourage. (Voici)

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Alexandre Kouchner ne veut plus rien laisser passer. Sur sa page Twitter, le fils de Bernard Kouchner et demi-frère de Camille Kouchner a exprimé sa colère à la suite des propos de Géraldine Woessner, une journaliste de BFM TV, qui déclarait :

« Ce qui me frappe c’est qu’on voit émerger une génération qui est en quête de morale et de pureté sur les questions sexuelles. C’est très clair et c’est très différent de la génération qui l’a précédée. Ça colle assez bien à l’époque ou le discours politique n’existe que s’il y a une oppression et donc une victimisation, on ne peut que le constater. »

Des paroles qui ont mis hors de lui Alexandre Kouchner, qui a immédiatement réagi. « Et la morale, c’est mal ?! Il faudrait préférer l’immoral ou l’amoral ?! Et des personnes qui sont harcelées ou violées ne devraient pas être considérées comme des victimes ?! Ces propos ne sont pas un constat : ils sont juste cons », a-t-il écrit. (Gala)

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Le parquet général auprès de la cour d’Alger a ordonné, dimanche 7 février, l’ouverture d’une enquête après le témoignage d’un étudiant algérien qui affirme avoir été torturé par des membres des services de sécurité. Lors de son procès le 1er février, Walid Nekkiche, 25 ans, resté plus d’un an en détention administrative, a dit avoir été « agressé sexuellement, physiquement et verbalement » par des éléments des services de sécurité pendant une garde à vue. Un témoignage éprouvant qui a suscité une vive indignation en Algérie. […]

« Les soupçons de torture et de sévices ont toujours pesé sur les prisons et certains corps de sécurité algériens et les récits de nombreux militants et hirakistes qui ont eu affaire à certains éléments de la police, de la gendarmerie ou de l’ex-DRS (Services de renseignement, NDLR), (au moins) depuis 2019 sont accablants et interpellent les plus hautes autorités sur l’urgence de faire toute la lumière sur les graves accusations portées contre ces institutions », s’alarme le quotidien francophone Liberté. (France Info)

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Sid Ahmed Ghozali avait vu juste car la leçon des crises des années 1986,1990 et 1994 n’ayant pas été retenue, l’économie algérienne n’avait pas été diversifiée, le pays continuant à vivre sur la rente des seuls hydrocarbures. Voilà qui explique l’impasse actuelle due à la fois, certes à l’effondrement conjoncturel des cours, mais, bien plus grave, à l’épuisement des réserves. D’où une baisse de la production entamée en 2008, baisse un temps camouflée par l’envolée des cours. Aujourd’hui, les gisements en activité s’épuisent et aucune découverte majeure n’a été faite susceptible de redresser le volume de la production.

La question s’énonce donc simplement : comme les hydrocarbures fournissent, bon an mal an, entre 95 et 98 % des exportations et environ 75 % des recettes budgétaires, le Titanic algérien va inéluctablement se trouver en perdition. Paralysés, et afin de détourner l’attention du Peuple, les dirigeants d’Alger abattront alors leur « joker » habituel, à savoir la dénonciation de l’ « héritage colonial ». (Blog de Bernard Lugan)

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Un sommet entre la France et les pays du Sahel doit se tenir lundi 15 et mardi 16 février à N’Djamena, la capitale du Tchad, avec la participation d’Emmanuel Macron et des chefs d’État de Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso. Ce sommet, qui fait suite à celui de Pau en janvier 2020, pourrait être l’occasion d’annonces sur l’évolution de l’opération française Barkhane, alors que la France est engagée militairement au Mali depuis plus de huit ans.

Les experts en communication parlent de storytelling, une histoire que l’on raconte pour convaincre le public, quitte parfois à prendre quelques libertés avec les faits. C’est le cas du récit fondateur de l’intervention militaire française au Mali : en janvier 2013, des « colonnes de jihadistes » se ruaient vers la capitale Bamako et l’armée française les a stoppées dans l’urgence. La réalité s’avère beaucoup plus nuancée, d’autant que l’opération française était en préparation depuis plusieurs années… (L’Opinion)

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