Pierre Estoup, qui a condamné Jean-Marie Le Pen pour le "détail", mis en examen pour escroquerie en bande organisée De l’intégrité des collabos

E&R
20/02/2015
01:51

Pierre Estoup, qui a condamné Jean-Marie Le Pen pour le "détail", mis en examen pour escroquerie en bande organisée De l’intégrité des collabos

Alors que la cour d’appel de Paris annulait le 17 février l’arbitrage qui avait accordé 403 millions d’euros à Bernard Tapie en 2008, on apprenait la mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » d’un des membres du tribunal arbitral, Pierre Estoup, pour ses liens avec Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne.

Une information qui n’a pas échappé à Jean-Marie Le Pen, pour qui Estoup est une vieille connaissance. Et pour cause, le magistrat en retraite l’avait condamné dans l’affaire du « détail », lorsqu’il était juge.

En effet, le 18 mars 1991, alors qu’il était président de la cour d’appel de Versailles, où ses collègues magistrats l’avaient surnommé « le président minute » pour ses décisions expéditives, Pierre Estoup avait condamné Jean-Marie Le Pen à verser la somme délirante de 1,2 million de francs de dommages et intérêts (plus de 183 000 euros !) dans l’affaire dite du « détail » pour ses propos tenus au Grand Jury RTL le 13 septembre 1987. Lors de cette interview menée par Yvan Levaï, le président du Front national avait déclaré :

« Je suis passionné par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Je me pose un certain nombre de questions […] Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. »

Pour avoir usé de sa liberté d’expression, le Menhir avait dû payer 100 000 francs à chacune des neuf associations parties civiles : la LICRA, l’Associations de déportés, internés et familles de disparus (UNADIF), la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (FNDIR), l’Amicale des anciens déportés juifs de France (AADJF), l’Amicale des déportés de Blechhammer-Auchwitz III, l’Amicale des anciens déportés de Bruna Monowitz-Auchwitz III, l’Association pour la fondation de la mémoire d‘Auschwitz, l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, l’Union des tziganes et voyageurs de France…

Revoir l’interview de Jean-Marie Le Pen sur RTL le 13 septembre 1987 :

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