En matière de politique internationale, de quoi Joe Biden est-il le nom ? Le prochain président des Etats-Unis a commencé à désigner les membres de son futur gouvernement et à mettre en place une équipe de transition, dont l’actrice Sharon Stone. Une nomination hors-sol qui laisse pantois. Il y a cependant pire : la politique internationale à venir. Mardi 24 novembre 2020, Biden a évoqué sa vision du monde, avec des affirmations du type : « Le multilatéralisme est de retour », « L’Amérique est de retour, prête à guider le monde », « L’Amérique au centre du monde ». Pour l’heure, son seul axe clair reste de revenir dans l’accord de Paris pour « lutter contre la crise climatique ». Le passé de Biden sur les questions géopolitiques n’est guère rassurant. Qui se souvient combien le sénateur Biden fut un fervent partisan de l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis en 2003, après que l’administration Bush eut présenté au monde de fausses images d’armes de destruction massive, peut craindre une conception de la politique internationale en retard d’au moins vingt ans sur les réalités contemporaines. Biden faisait partie des démocrates qui firent pencher la balance en faveur de la politique de guerre au Moyen-Orient. Les résultats sont connus. Il ne saurait être considéré comme une police d’assurance tous risques sur le plan géopolitique, si bien que sa volonté de remettre les Etats-Unis au « centre » du jeu mondial ne peut guère rassurer. Avec Biden, c’est le monde d’hier qui est de retour Une des plus récentes fois où les Etats-Unis et leur président annoncèrent vouloir « diriger » le monde, dans le « bon sens », évidemment, pour le « bonheur de tous », bien entendu, ce fut à l’occasion de la chute du bloc de l’Est et de l’URSS. Ce devait être la « fin de l’histoire », selon l’idéologue Fukuyama et les élites américaines alors au pouvoir. Il en résulta non pas un libéralisme économique de bon aloi, au sens d’une simple économie de marché, mais un fanatisme libéral, l’ultralibéralisme, cette mondialisation qui est un libéralisme intolérant et dogmatique. Un libéralisme ultra, associé à une idéologie du progrès tout aussi ultra, ce que l’on appelle parfois le libéralisme libertaire et qui, par son fanatisme, sa prétention à détenir une vérité fondée sur le matérialisme, a conduit à ce monde dans lequel nous vivons : un monde où les libertés humaines disparaissent peu à peu sous prétexte de sécurité sanitaire ou liée à l’islamisme. Joe Biden et ses amis iront-ils à l’encontre de cela ? Of course, not, comme diraient les Américains. Bien au contraire, l’élection de Joe Biden et le retour des idées démocrates au pouvoir à Washington sont le signe de temps sombres, des temps où les libéraux-libertaires obsessionnels se préparent à amplifier leur projet de société : une mondialisation autoritaire, légitimée par une apparence voire une avalanche permanente de bons sentiments, une mondialisation autoritaire et sans doute « verte » qui va reprendre sa marche en avant vers un immense camp de consommation mondial. •
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Bien sûr qu’il faut que les migrants soient hébergés, mais chez eux.

En quelques jours, Gérald Darmanin a mis un genou à terre en lâchant collectivement les forces de l'ordre et en rendant hommage à ceux qui ont combattu la France en Algérie ! pic.twitter.com/J2xRDtImEx— Jordan Bardella (@J_Bardella) November 26, 2020 L’idéologie sans frontière d’accueil illimité et sans restriction remet en cause l’équilibre démographique, économique et social de nos pays.

Le Pacte sur les migrations défendu par l’UE constitue une nouvelle étape de cette « ruée vers l’Europe » dont parle Stephen Smith. pic.twitter.com/clgqaugjno— Jordan Bardella (@J_Bardella) November 26, 2020 L’article Jordan Bardella : “Bien sûr qu’il faut que les migrants soient hébergés, mais chez eux (…) L’accueil illimité de migrants remet en cause l’équilibre démographique de nos pays” est apparu en premier sur Fdesouche.
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Présent vient de créer l’APFL, ou Association pour la presse française libre, qui permettra de recueillir vos dons et de vous assurer la défiscalisation légale du don à hauteur de 66 %, dans la limite de 20 % de vos impôts. Voici pourquoi la presse écrite, et singulièrement Présent, a besoin de ce soutien. Avec une belle honnêteté, Le Canard enchaîné a publié ses comptes 2019. Belle honnêteté en effet car, pour la première fois de son existence (plus de cent ans, tout de même !), il affiche des pertes. Certes ces pertes sont extraordinairement modestes (34 000 euros) au regard de son chiffre d’affaires et de son trésor de guerre, mais elles indiquent le sens de la pente ; et ses explications sont intéressantes car elles rejoignent ce que nous écrivons régulièrement ici même. Pour une fois, Présent et le volatile anarcho-gauchisant sont donc d’accord sur quelque chose ! Le bestiau hebdomadaire nous dit d’abord que la faillite de Presstalis lui coûte gros : 1,4 million au titre de 2019. Il évoque aussi la grève des transports de 2019 et les autres problèmes sociaux de l’an dernier (Gilets jaunes, etc.) qui ont généré une baisse de ses ventes de 5 % environ. Pour 2020, il s’attend à des chiffres plus mauvais encore car ses créances sur Presstalis, aujourd’hui en faillite, monteront à 1,8 million. Qui plus est, Covid et grèves CGT, à la suite de la reprise par France Messagerie de la distribution des journaux, ont fait à nouveau chuter ses ventes au numéro. Le palmipède annonce la création d’un site Internet propre, tout en expliquant à ses lecteurs que le numérique n’est pas la panacée car c’est surtout la publicité qui assure la viabilité de ces sites. Or ce sont les GAFAM qui raflent tout. Il évoque les chiffres mirifiques d’abonnés numériques du Figaro et du Monde, qui, néanmoins, ne s’y retrouvent pas financièrement. Bien évidemment ni Le Figaro ni Le Monde, ni Le Canard ne nous feront pleurer sur leur sort – encore que Le Canard, s’il a un trésor de guerre, n’a pas de milliardaires parmi ses actionnaires. Mais tout cela a pour but de vous rappeler que la presse est spécialement fragile en ce moment, que même Le Canard le constate, et qu’en cette fin d’année vos dons (défiscalisables) sont plus que jamais essentiels à la poursuite de notre aventure commune. •
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Eusice, solitaire de Selles-sur-Cher, jadis Selles-Saint-Eusice dans le diocèse de Blois, nous est connu par Grégoire de Tours. Homme à miracles, il s’était retiré parmi des fourrés d’épines, loin des hommes. Il tenait l’or et les richesses pour du fumier. On lui amenait des enfants malades. D’une caresse, d’une prière et d’un signe de croix, il guérissait les fièvres. Le roi Childebert, partant pour une campagne contre les Visigoths en Espagne, visita notre vieillard et lui offrit 50 sous d’or. « Pourquoi m’apporter cela ? Donne-le à des gens qui le distribueront aux pauvres, car pour moi c’est superflu. Il me suffit de pouvoir prier Dieu pour mes péchés. » Et Eusice ajouta : « Va ! tu obtiendras la victoire et, ce que tu auras résolu, tu l’accompliras. » Le roi donna l’or aux pauvres, et promit que, si le Seigneur lui accordait un bon retour, il bâtirait là une basilique en l’honneur de Dieu, où le corps du vieillard pourrait reposer. Ce qu’il exécuta par la suite. •
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Notre numéro du 21 novembre, avec Mgr Aupetit à la une, continue de faire réagir. Nous accusons réception de tous (Jean-Marie T., Jean-Pierre S.) sans avoir la place de les citer. Du Dr Yves P. J’ai 91 ans. Je pourrais être le père de Mgr Aupetit, le grand-père de Julien Langella. Catholique pratiquant depuis toujours, traditionaliste, catholique et Français comme on chantait en d’autres temps. Dans sa chronique du 21 novembre, Julien Langella commet un jugement téméraire, et ma mère disait que c’est un péché mortel. Abonné à Présent depuis plus de trente ans (Julien Langella n’était pas né !), c’est la première fois que j’écris à la rédaction de mon journal préféré pour protester. Toujours fidèlement. De Benoît L. J’approuve tout à fait la réaction de votre lectrice Jacqueline P. (n° de mardi 23 novembre) devant les pages de Présent du samedi 21 contre Mgr Aupetit. On ne condamne pas, pour une minute d’égarement au micro, l’évêque français qui a été le plus actif et le plus éloquent contre la loi bioéthique (sic) de Macron. Est-ce que Présent veut enlever un jour à Rivarol et à Minute la palme de la une la plus dégueulasse ? Qui n’a pas sauvé Minute, d’ailleurs, comme l’espéraient cyniquement ses journalistes, selon leur déclaration à l’époque dans le quotidien Le Monde. De X.V. sur le site www.present.fr. Eh bien moi, je trouve cela excellent : chacun ses goûts. Je comprends votre position, mais, à l’heure actuelle, on est trop souvent obligé de quelque peu choquer pour être lu ou entendu. De plus, quand on s’appelle Aupetit et que l’on parle de « petit business », il faut s’attendre à une certaine moquerie, de plus « bien méritée ». En effet, sur le fond, qu’un prélat, archevêque de Paris qui plus est, traite de « petit business » le fait, pour des catholiques, de recevoir la communion sur la bouche est plus que choquant. Quel mépris pour certaines de ses ouailles ! Si l’on doit, effectivement, respecter l’homme d’Eglise et l’archevêque qu’est Mgr Aupetit, on peut, et on a le droit, d’avoir une opinion moins respectueuse de l’homme. Idem pour le pape, qu’il faut respecter et suivre quand il parle sous le sceau de l’infaillibilité, mais que l’on a le droit de critiquer vertement quand il dépasse ses capacités purement pontificales. Pour en revenir à Mgr Aupetit, il ferait bien de faire un peu plus attention à la manière, parfois vexante, dont il dit les choses : dans son cas, l’adage de tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler me semblerait une bonne chose en ce qui le concerne. •
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Plusieurs blindés légers, un hélicoptère, quelque 70 gendarmes (dont ceux du GIGN), et près d’une douzaine d’heures de guérilla urbaine : alors que l’île de Mayotte, française mais abandonnée par la métropole, s’enfonce depuis des années dans le chaos et la violence par suite d’un véritable tsunami migratoire, elle a une fois encore été secouée toute la journée de mercredi par de très violents affrontements impliquant deux bandes de « jeunes » d’ethnies différentes et les forces de l’ordre dépêchées en nombre sur place pour tenter de mettre fin à ce que certains témoins, pourtant habitués, ont qualifié de « scènes d’une violence encore jamais vue ». « Des tensions liées à l’immigration » Soucieux en permanence de cacher à nos compatriotes la gravité de la situation dans laquelle se trouve notre pays, et notamment les DOM, les grands médias métropolitains n’en auront bien sûr pas – ou quasiment pas – parlé. Or ces nouveaux affrontements sont largement de nature à susciter notre inquiétude. En effet, mercredi matin, vers 6 h 30, une violente bagarre éclatait devant le lycée de Dzoumogné, dans le nord de l’île, entre un groupe de lycéens et un autre, constitué de « jeunes » non scolarisés. Un affrontement qui, selon plusieurs sources, aurait une fois de plus pour origine « des tensions liées à l’immigration entre clans » d’origines ethniques différentes. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que ce département fait l’objet, depuis des années, d’une véritable invasion migratoire, au point que, de l’aveu même de l’INSEE, plus de la moitié de la population de l’île est aujourd’hui de nationalité étrangère, dont une écrasante majorité clandestine (voir Présent daté du 29 août 2020) ! Une journée entière d’affrontements Bref, dépêchés sur les lieux, les gendarmes vont rétablir l’ordre une première fois, en faisant notamment rentrer les lycéens dans l’enceinte de l’établissement scolaire. Mais ils ont très vite été caillassés – tout comme les automobilistes passant à proximité – par l’autre bande ethnique, qui avait entre-temps érigé plusieurs barrages pour bloquer la circulation et assiéger le lycée, contraignant alors les forces de l’ordre à demander l’intervention immédiate de plusieurs véhicules blindés légers, ainsi que le renfort des hommes du GIGN. Face à la violence des affrontements se déroulant à l’extérieur, et alors que plusieurs des voyous ethniques non scolarisés tentaient de s’introduire dans l’enceinte du lycée, la direction a même été contrainte de confiner pendant toute la journée ses quelque mille élèves et le personnel enseignant afin de les protéger ! Plus fort encore : les affrontements s’étant poursuivis de façon sporadique durant tout l’après-midi, la direction du lycée, après consultation du préfet et des sociétés chargées du ramassage scolaire, n’a pas eu d’autre choix que d’organiser l’évacuation en car, sous escorte de la gendarmerie, des élèves vers leur domicile à la fin de la journée. Ce qui n’a pas empêché d’ailleurs l’un des chauffeurs et plusieurs enfants d’être légèrement blessés, victimes d’un incessant caillassage… •
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Heureuse nouvelle, l’exposition d’Henri Landier « 55 jours – Le journal du confinement de Henri Landier » rouvre ce samedi 28 novembre. Nous avons parlé de cette exposition dans Présent du 7 novembre, et du bel album qui l’accompagne (98 pages, 24 euros port compris, à commander à l’Atelier d’art Lepic). Tous à Montmartre ! au 1, rue Tourlaque, Paris XVIIIe, du mardi au vendredi de 14 heures à 19 heures, le dimanche de 11 heures à 19 heures. •
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En peu de clics sur Internet, il est facile de découvrir ce que sont les écoles hors contrat. 75 000 élèves sur les 14 millions d’élèves scolarisés, 1 500 écoles et environ une centaine de demandes d’ouverture en 2020. Ces écoles attirent les déçus du public ou sous contrat, soucieux d’instruction, les incompris, les différents, les dissidents. Ils ne devraient pas avoir à se justifier. Le droit de choisir son école est un droit fondamental reconnu par la République. Deux fondations se sont engagées à soutenir et promouvoir ce droit : la Fondation pour l’école et la Fondation Kairos. Sur Internet, le site de l’Institut libre de formation des maîtres permet de découvrir la richesse des formations proposées. Formation pour ceux qui souhaitent devenir les maîtres du primaire, les professeurs du secondaire, les éducateurs, les directeurs et créateurs d’écoles indépendantes. Leur formation ne sera pas reconnue par l’Etat mais ils y apprendront à enseigner les fondamentaux ainsi que l’art, la musique. Comment utiliser des pédagogies innovantes, apprendre à apprendre, savoir suivre leurs futurs élèves avec des méthodes de progression, aussi. Le site est une véritable ouverture sur ces écoles : il donne à voir leur quotidien. La plupart des écoles référencées ont un site où le projet de l’école est clairement annoncé. Elles sont mises en valeur : photos de cahiers soignés, photos d’enfants heureux, photos de dictées et de rédactions qui font rêver, et même des lettres de remerciement à tous les donateurs qui aident financièrement ces projets ne percevant aucune aide de l’Etat. Les locaux ne sont certes pas modernes mais conformes à la législation. Création et ouverture exigent des dossiers sérieux : ERP (établissements recevant du public), règles techniques à respecter, accord du maire, demande au rectorat… Tout cela est encadré juridiquement. Nul ne peut y échapper pour obtenir l’autorisation d’enseigner autrement. Au fond, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Pourtant, ces écoles ont été pointées du doigt par Emmanuel Macron, le président les englobant avec les lieux d’endoctrinement islamique. En effet, le 2 octobre 2020, le président prononçait son discours contre le « séparatisme », dans lequel il interdisait « l’école à la maison » ou « dans des structures non déclarées ». Il y a confusion : les écoles hors contrat non musulmanes sont autorisées, attentives à leurs élèves, attachées à leur faire aimer la France, sa langue, son histoire, son patrimoine, ses valeurs, ses cloches scandant le travail et la récréation, tout ce qu’un président de la République devrait défendre. Ce que visait le président ? Les écoles islamistes non déclarées. Amalgamer toutes les écoles, ainsi que l’enseignement à la maison, avec des lieux qui sont parfois le terreau du terrorisme islamiste, cela laisse pantois. En réaction à l’intervention du président, le 15 octobre 2020, à Marseille, l’imam Ismail s’est offusqué lors de son prêche à la mosquée des Bleuets : « Nos associations vont être une à une épiées et au moindre problème, pas forcément lié à l’idéologique mais sanitaire, norme de sécurité, défaut de comptabilité, ce point-là permet de fermer les associations. Toutes les associations et les mosquées sont des lois de 1901 et 1901, tu n’as pas le droit de faire du culte, c’est-à-dire ce que l’on est en train de faire. Si tu veux faire du culte, tu passes en 1905 et là tu n’as pas le droit de faire du politique et là, c’est bon, on t’a muselé. » L’imam conclut : « Jusqu’à quand allez-vous supporter cette humiliation ? » L’enjeu véritable est là, pas dans la plupart des écoles qui sont des associations de loi 1901, déjà toutes surveillées, contrôlées, répertoriées, déclarées. Quand elles ne sont pas islamistes, elles ne sont pas des lieux où se prépare une menace pour la France. L’amalgame fait par le président de la République révèle l’état de désarroi dans lequel se trouve un exécutif qui mélange tout. • Hélène Patmet Etudiante à l’ISSEP
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De notre correspondant permanent à Varsovie. – Alors que les Premiers ministres polonais et hongrois devaient se réunir jeudi à Budapest pour discuter ensemble de leur veto au budget et au plan de relance de l’UE, le Parlement européen prévoyait de voter ce jour-là une résolution critiquant la situation de l’état de droit en Pologne dans le contexte de la récente décision du Tribunal constitutionnel de ce pays interdisant les avortements eugéniques. Ouvrant le débat sur cette résolution mercredi, la commissaire européenne à l’égalité, la travailliste maltaise Helena Dalli, a reconnu que, « du point de vue juridique, il est clair que l’UE n’a pas de compétence en ce qui concerne le droit à l’avortement dans les pays membres ». Mais elle a tenu à préciser combien la défense des droits des femmes lui était chère et que l’accès à l’avortement en faisait partie. Si elle ne se reconnaît pas (encore) de compétence sur la question de l’avortement en Pologne, Dalli revendique en revanche celui de refuser les fonds européens aux pays comme la Pologne qui ne respecteraient pas, selon elle, les « droits LGBT ». Pourtant, cela n’entre pas plus que l’avortement dans la sphère des compétences de l’UE. Et d’ailleurs, même en matière d’avortement, Mme Dalli a remis en cause la légitimité du Tribunal constitutionnel polonais en se référant aux reproches formulés depuis 2015 à la Pologne par la Commission européenne. Elle a aussi apporté son soutien aux manifestations féministes de ces dernières semaines alors que celles-ci se sont accompagnées notamment d’attaques contre les églises, ce qui ne semble pas gêner la travailliste maltaise. Cela ne semblait pas non plus gêner la présidente du groupe socialiste, l’Espagnole Iratxe García, qui arborait un tee-shirt avec l’éclair rouge semblable à la rune de la victoire des nazis servant de symbole à l’organisation polonaise d’ultragauche Strajk Kobiet (« Grève des femmes »). Dans le même temps, des féministes manifestaient devant le Parlement européen, recouvertes d’un drap blanc de style burka, avec sur la tête une couronne de fleurs blanches de style jeune mariée et une énorme tache rouge représentant du sang dégoulinant du bas-ventre jusqu’aux pieds. Les eurodéputés du PiS ont protesté mercredi contre cette nouvelle ingérence des institutions européennes dans un domaine réservé aux Etats membres. « Nous sommes un pays souverain et les jugements de notre Tribunal constitutionnel sur la base de notre Constitution sont des jugements souverains qui ne peuvent pas être remis en cause par les institutions de l’UE », a fait remarquer la Polonaise Beata Kempa tandis que sa compatriote Beata Mazurek demandait, puisque l’on veut faire de l’avortement un droit des femmes, ce qu’il en était des droits de l’enfant en gestation.  Il ne faisait quasiment aucun doute que la résolution proposée par le groupe socialiste, les centristes libéraux et l’extrême gauche serait adoptée jeudi, le groupe de centre droit PPE ayant comme d’habitude promis son soutien, peut-être avec quelques objections comme, par exemple, sur la clause de la résolution appelant la Commission européenne à « intégrer le droit à l’avortement dans la prochaine stratégie de l’UE pour la santé ». Intervenant au nom du groupe Identité et démocratie, l’eurodéputé français Nicolas Bay (RN) a fait remarquer à la majorité du Parlement européen qu’en agissant comme elle le fait et en ayant réussi à imposer au Conseil le nouveau mécanisme devant conditionner les fonds européens à l’état de droit et aux « valeurs européennes », c’est elle la première responsable du blocage du budget et du plan de relance, et c’est elle qui viole l’état de droit. Une chose est sûre, la discussion de mercredi au Parlement européen sur l’avortement en Pologne ne peut qu’inciter les dirigeants polonais et hongrois à maintenir leur veto tant que ce mécanisme n’aura pas été supprimé ou redéfini de manière à garantir le respect des traités européens et de leur souveraineté. •
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Remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc – non détruits dans l’incendie – par des verrières contemporaines, installation de bancs lumineux en lieu et place des traditionnelles chaises paillées, tous ces projets ont germé dans la tête de l’archevêque de Paris, responsable du fonctionnement intérieur de la
en sa qualité d’affectataire de cette dernière. Non content d’avoir récemment apporté de l’eau au moulin des laïcistes en accusant les catholiques traditionalistes de tous les maux – que pense-t-il de la reductio ad coronavirum imposée par Macron et fixant à 30 le nombre des fidèles autorisés à suivre une messe, quelle que soit la superficie du sanctuaire ? –, le voici qui enfourche le cheval de la modernité et finit ainsi de détruire ce que les flammes avaient épargné le 15 avril 2019. Un drôle de comité Le prélat parisien, désireux d’apporter sa marque à la reconstruction de Notre-Dame, « pris d’un prurit réformiste » et atteint « d’un plat conformisme aux lubies de notre temps a érigé comme un article de foi le progressisme en matière artistique », dixit l’académicien Jean-Marie Rouart dans Le Figaro. A cette fin, il vient de constituer un comité chargé de réfléchir au futur aménagement de la cathédrale. Comme si l’établissement public présidé par le général Georgelin ne suffisait pas ! A l’image de Benoist de Sinety, vicaire général de l’archidiocèse de Paris, ou du père Gilles Drouin, officiellement chargé de ce groupe de travail, des membres du clergé sont, bien sûr, dans la boucle. Mais on trouve également le grand manitou des gares, l’architecte Jean-Marie Duthilleul, conseiller spécial de Georgelin, qui n’a cependant aucune compétence dans le domaine du patrimoine. Ce bon apôtre à qui l’on doit la construction de la gare de Wuhan ou l’aménagement très contesté de la gare du Nord à Paris vient d’être nommé par le pape François membre de l’Académie pontificale des beaux-arts et des lettres. En 2004, lors de la venue de Jean-Paul II pour les Journées mondiales de la jeunesse, il avait été chargé par Mgr Lustiger d’aménager le Champ-de-Mars et la pelouse de Longchamp. C’est dire combien il est bien en cours au Vatican. Henri Loyrette, ancien président du Louvre, a également été mis à contribution et tout ce beau monde a rédigé un projet qui a suscité la stupéfaction chez de nombreux prêtres conviés récemment à une réunion informelle par le prélat parisien. Stupeur et effarement Ils ont ainsi appris que, afin de créer un nouveau « parcours catéchétique », des vitraux contemporains de plus de six mètres de haut, accompagnés de projections de versets lumineux, tirés de textes sacrés, sur les chapelles situées de part et d’autre de la nef, remplaceraient les verrières en grisaille voulues par Viollet-le-Duc et qui constituent la double identité de Notre-Dame, « gothique et haut lieu de l’architecture romantique », comme le dit Didier Rykner, infatigable animateur de La Tribune de l’Art. Ces nouveaux vitraux géants cohabiteraient avec la grande rosace du XIIIe siècle qui échapperait au massacre. Manque de chance pour Mgr Aupetit, les créations de Viollet-le-Duc, comme d’ailleurs le mobilier liturgique qu’il aimerait également dépoussiérer en détruisant des confessionnaux et certains autels, ne peuvent être supprimées d’un simple claquement de doigts, étant classés monuments historiques et donc soumis à une législation très stricte. Double peine encore pour le successeur de Mgr Vingt-Trois, Roselyne Bachelot vient de le renvoyer dans ses buts : « Il y a des vitraux qui sont en bon état et n’ont absolument pas été touchés par l’incendie et qui sont classés. Donc la question est réglée. » De plus, dans le cas présent, ce programme est une atteinte manifeste à la Charte de Venise, signée par la France en 1964 et qui recommande de conserver l’existant lors des restaurations de monuments historiques. Enfin, cette course au clinquant est en rupture totale avec l’harmonie séculaire qui se dégageait de ce lieu de prière et de recueillement. Trahison des clercs ? En suivant le sens du vent mauvais, Mgr Aupetit cautionne les initiatives relatives à l’aménagement des abords et du parvis de la cathédrale, objets de toutes les convoitises des marchands du temple qui ont déjà jeté leur dévolu sur l’Hôtel-Dieu qui sera transformé en temple de la consommation. C’est dans cet esprit qu’il souhaite réorganiser la visite de ce lieu sacré, visité chaque année par plus de dix millions de touristes. Il veut notamment équilibrer les flux de badauds qui, jusqu’à l’incendie, se bousculaient dans les travées et empêchaient les fidèles de prier. Pourquoi, dès lors, ne pas rendre l’entrée payante et limiter le nombre de visites quotidiennes ? En fait, il cède à la vague du touristiquement correct qui veut faire des grandes capitales d’Europe des sortes de Disneylands culturels que la crise du coronavirus a arrêtés en plein vol. Le comité Théodule se propose de revoir le mobilier de la cathédrale et a pris langue avec la scénographe Nathalie Crinière, habituée des grands musées et des expositions consacrées à la mode, qu’il s’agisse d’une rétrospective Yves Saint Laurent au Petit Palais, d’un hommage à Cocteau au Centre Pompidou ou de l’aménagement du Louvre Abou Dhabi dont elle vient de remporter le concours. Rien de bien mystique dans tout cela sauf que cette architecte d’intérieur est chargée de mettre en place des bancs dotés de points lumineux, en collaboration avec Patrick Rimoux, spécialiste des grands éclairages de la Nuit Blanche connue pour les messages éminemment religieux qu’elle diffuse chaque année ! Bref, Notre-Dame pourrait ressembler d’ici peu aux pistes de Roissy du temps de sa splendeur, à un immense hall de gare fluorescent ou, pis, à une piste de danse pour rave party de luxe. Quid de l’argent pour payer les projets délirants de l’archevêché ? Il ne peut être prélevé sur les dons parvenus lors de la souscription puisqu’il est bien précisé que ces derniers doivent servir uniquement à régler les travaux de conservation et de restauration du bâtiment endommagé par l’incendie, comme l’a récemment souligné la Cour des Comptes dans un rapport consacré au sujet. A moins que le diocèse ne lance une nouvelle souscription destinée à enlaidir un trésor que les guerres de Religion, les folies du Comité de salut public ou les horreurs de la Commune avaient épargné. En voulant donner une touche moderne à ce chef-d’œuvre de l’architecture médiévale et en pensant ainsi rattraper des brebis égarées qui ne trouvent plus dans cette église conciliaire la réponse aux angoisses du monde moderne, Mgr Aupetit se rend coupable d’une sorte d’iconoclasme qui est à rapprocher du geste sacrilège d’Emmanuel Macron qui, en faisant appel au plasticien Anselm Kiefer, a défiguré à jamais l’église du Panthéon. • Photo © www.notredamedeparis.fr
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